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4 déc. 2011

Le torop DUR retour à la réalité de Madame Dakar


Tout voyage a sa logique:  un départ et une arrivée!
 Je dois d'abord dire qu'entre le départ et l'arrivée, les ailes d'Air France nous ont fait "suer" pi pas à peu près!!!!!   "Pu capab" de voyager dans leur classe "les animaux" économique, qui n'a rien d'économique dans le prix payer pour y voyager!  Je devrais dire "pour s'y faire chier"! (sssscusez).  Les prochains voyages, manifestement, nous testerons la nouvelle Classe Premium Voyageur, qui nous semble très abordable et pas mal plus confortable. D'ici là, testons la classe "sardines économiques"?  Connaissez-vous l'expression "être au bouttttttte"? Je suis certaine qu'on fait des expériences sur les voyageurs et j'ai certainement servi de cobail pour savoir jusqu'où un être humain peut endurer ce qui ne l'est pas.  Pire encore,  j'ai payé + de 2000$ pour leur servir de cobail.  

Nous sommes tellement collés-collés-serrés, c'est INSUPPORTABLE!  Nous devons prendre notre plat dans les mains, l'approcher le plus près de la bouche pour être en mesure de manger.  Nos bras n'ont pas de place pour bouger, pour s'écarter ne fut-ce que d'un centimètre.  Le dossier du banc ne baisse pratiquement pas.   Le siège t'arrive à moitié des cuisses.  Bienvenue la torture!!!!!   Et le banc penche un peu par l'avant, et celui devant toi baisse juste assez pour t'arriver en pleine face.  Bref l'HORREUR!   C'est terrible faire voyager des humains dans des conditions si exécrables. Bon, j'exagère un peu, mais c'est proche de la réalité disons.  

Vu l'inconfort total, dans mon banc 22A, j'ai sommeillé par-ci par-là.  Arrivée à Paris, frippée on ne peut plus, à 6 heures le matin.  L'attente de 10 HEURES assis sur les bancs du Terminal 2F a été un supplice suprême!  Surtout qu'un bébé a crier et pleurer pendant je dirais neuf heures quarante cinq minutes.  Malgré ce vacarme, j'ai réussi à sommeiller encore ici, les deux pieds sur ma valise cabine et la tête me tombant par moment sur les épaules.  À un moment donné, la faim te gagne, alors pour la modique somme de 25$ nous avons mangé un sandwich baguette fromage-jambon (à deux) et une bouteille d'eau. Trop fatigué pour aller manger dans un restaurant.  

ENFIN,  À 16 h 30, voici venu le dernier tour d'avion.  Et, tsé le bébé qui pleurait et criait?  Il faisait le tour d'avion lui itou.  Assis à deux bancs de nous en plus, et il a pleuré durant les 7 h 15 du vol.   Les deux dernières heures du vol, je pensais péter un plomb.  Quoi faire pour endurer encore?  J'avais mal partout, partout, partout.  Je ne savais plus comment me placer pour ne pas avoir mal.  Que faire?  J'ai focussé mes pensées que sur mon arrivée à la maison...DANS MON GRAND LIT CONFORTABLE.  Je ne pensais qu'à ça, tout en regardant les heures passées.  Mon amie Pauline a mis des mots sur ce geste:  "Lâcher prise".   Je pense que c'est le pire vol jamais vécu de ma vie. 

LA seule partie du voyage qui fut agréable et confortable, c'est à l'Aéroport de DAKAR, au retour, pour attendre le Vol AF719, on nous a dirigé au SALON AFFAIRES de la Compagnie Aérienne DELTA.  Allez savoir pourquoi.  Assis très très confortablement dans de beaux fauteuils en cuir marine, nous lisions le journal, en attente de la torpeur future pour le reste du vol.  Le bonheur avant la torture!  Nouvelle potilitique d'Air-France!

DEUX MOIS D'HÔTEL...ça "magane" Madame Dakar:

Et me voici, 4 jours plus tard, à faire de mon mieux pour revenir à la réalité.  Pas facile!   Deux mois au Novotel, ça gâte Madame Dakar.    Je ne regarde plus le menu à la carte...je FAIS le menu:  des sandwichs le midi et du BBQ le soir.   J'erre dans les allées de mon épicerie, la tête encore sous mes cocotiers, ne sachant pas trop ce que je vais acheter, parce que je ne sais pas ce que je veux manger.  En fait je ne sais pas trop ce que je fais au Maxi.  Vivement un retour à Dakar!!!!!  

Toutefois, il n'y a pas eu de choc climatique.  Depuis l'arrivée il fait un temps superbe.  Même que c'était plus chaud qu'à Dakar lundi dernier. 
 Par bout, ça sonne "absente" dans ma tête.  Lundi matin, l'Expert devait rentrer son bolide au garage BMW.  Je devais donc l'accompagner, il avait besoin de mon PoutPout pour se rendre au boulot après.  Il est 7 h 50, je suis dans le vestibule de la réception dudit garage.  À un moment donné je m'aperçois que mes leggings ont quelque chose qui cloche.  Je regarde de plus près pour voir l'erreur;  Bordel de Dieu!  Je les avais mis À L'ENVERS!  La couture apparaissant tout le long des jambes. 

 Tiens, un autre encore:  J'avais aussi oublié qu'avant de partir, ma compagnie d'assurance m'a obligée à faire installer un "anti-vol" sur mon chaaaar.  Or, lundi matin, je mets la clé dans le démarreur, tourne la clé:  clic!  Rien ne se passe.  Recommence:  clic!  Rien encore!  Hossssssssset... qu'est-ce qui se passe avec mon chaaaaaaar?  Et "clic" j'ai eu un flash:  il y a un petit truc nouveau dans mon trousseau de clés...je dois peser sur un petit bouton pour que mon chaaaaaaaaaaaaaaaar démaaaaaaaaaaaaarre! 

Bon, ok, j'arrête le récit des "Malheurs de Suzanne".  Je vais aller m'étendre un peu avant de commencer ma journée.  Il est 8 h 30, je dois faire   eeeeeeeeeee  faire quoi?  J'sais pas.  Faire quelquechose.  Faire?   Ahhh oui, ramasser la vaisselle du petit déjeuner, le mettre dans le lave vaisselle, peser sur le bouton "laver" et retourner m'asseoir un peu.  J'ai toute la journée pour faire ça. 

VOILÀ!


DERNIER CARNET DAKAROIS – SÉJOUR 1
Que du bonheur!  Que du beau temps!  Que du bon temps! 

Je crois que c’est le résumé de mon séjour à DAKAR.    2 MOIS  sans nuages, sans pluies, sans québécois, sans chaleur, sans humidité.  Seul ombre au séjour :  Les Flamands! le temps du volcan pi un peu de boucane du Liban.  

Pour monsieur;  que du travail!  Quoiqu'il ait tout de même profité du même bonheur, beau temps et bon temps que moi.  Il est rentré vendredi de sa dernière journée, sa tête avait de la peine à passer dans la porte de la 428 tellement on a louangé sa performance et on l’a aussi applaudit longuement.  « Chu bin smatte » dit-il.

La mienne itou, elle a de plus en plus de misère à passer dans la porte de la 428, ça me prendrait une porte de garage tellement on a louangé mon « ramage et mon plumage » sans laissé tomber « mon fromage ».  Le plus amusant c’est qu’ils n’ont pas idée de mon grand âge.  

À ce sujet, j’ai oublié de raconter un fait où nous nous sommes vraiment marrés.  La scène se passe au superbe restaurant LAGON 1, 
un samedi soir.   Nous y sommes retournés à quelques reprises, et c’est tout le temps ABDOU qui nous servait.  Dès qu’il nous voyait descendre les escaliers, il nous attentait à la porte. Or, ce soir-là, attablé à la même table que d’habitude, ABDOU nous pose la question qui tue :  Avez-vous des enfants?

Ordinairement nous répondons :  - OUI, une grande et belle fille qui s’appelle Virginie.  On ne ment pas, Virginie est notre « fille spirituelle ».  Je ne dis pas son âge, ainsi je cultive le mystère du mien!   Mais là, je suppose que la nonchalance aidant, sans réfléchir, je réponds:  - NON!   Ah yaille yaille!  Il fallait voir et lire l’affliction dans le visage d’ABDOU.  Mais il fallait surtout voir l’ABDOU déposer son stylo, son carnet de commande sur la table d’à côté, se mettre les mains à la hauteur des épaules, les cinq doigts ensemble, la tête par en arrière, les yeux vers le ciel, et implorer à haute voix Allah de nous donner un bébé.  Et il reprend son stylo et carnet en nous disant :  Allah est grand!

Nous mangeons, je ne me rappelle plus quoi, j’imagine que c’était des brochettes de gambas.  Et ABDOU revient nous dire :  Pendant que tu manges, je dois aller à la prière, alors il faut attendre pour commander le dessert.  Il doit réserver sa place, parce que ça arrive qu’un serveur numéro X, nous offre le dessert.  Nous rassurons ABDOU que nous l’attendrons.  Ici il fallait lire entre les lignes : - Ne commande pas avec un autre, je ne partage pas le pourboire de 5 000 Francs que vous me donnez.  Nous comprenons très bien et nous attendons ABDOU pour le dessert.  À son retour,   il me dit :  - J’ai prié pour toi.  L’an prochain tu reviens avec un bébé.

J’sais pas, mais il n’a aucune, mais vraiment aucune idée de mon âge.  Tout comme les autres, il pense que je suis la quatrième épouse de Monsieur.   En tout cas, j’espère que mes amies me feront un « Shower de Bébé » l’été prochain?  Première suggestion de cadeau:  un couffin pi le bébé dedans!

On en rit encore!!!!

LUNDI 26 AVRIL 2010 

Ça me fait tout drôle, il y a quelqu’un dans la 428 avec moi ce matin.  Il pitonne juste à côté de moi sur le grand pupitre.  Il écrit son RAPPORT.  Il doit le remettre avant le départ.  Parce que départ il y a dans 4 jours.  Nous allons à Air France ce matin pour confirmer notre vol. Ça sera donc un dernier tour de piste sur l’Avenue Albert Sarraut.   Le reste du séjour, sera un de relax total,  je le passe à la piscine.  Parce que le 29 prochain, c’est un LLLLLONG et éreintant voyage que nous entreprenons. 

Nous quittons le Novotel à 19 heures  -  Vol à 22 h 50  -  Arrivée Paris  vendredi matan à  6 heures -  Attente à CDG  jusqu’à  14 h 30 -  et enfin notre ARRIVÉE 14 h 50 heure de Montréal.  Notre heure à  nous sera + 5 donc  19 h 50.  Et pi la route vers Sherbrooke...  
  
Voilà!  

Les torop dérangeants de la piscine de Madame DAKAR


Mardi le 21 avril 2010
Maintenant que j’ai marqué tout mon territoire et que j’ai une cote d’enfer :))  chez les marchands ambulants; la meilleure étant que j'ai 31 ans (je ne suis pas prête de l'oublier).  Maintenant que je suis « la copine » des « mouches » de la rue Sarraute, maintenant que mon horaire est bien rodé,  c’est le temps de partir.  Le décompte est commencé!  6  et jusqu’à zéro le 29 avril prochain, jour J, jour du départ.   Je fais ici mon dernier carnet sénégalais.  À moins d’événements fastueux digne de mention.

Tout n’est pas "moins cher que gratuit" :

Ce matin, téléphone de l’administration : - Madame, ici Micheline de l’administration, ça fait plusieurs fois que nous laissons la note de paiement.  S’il vous plaît,  il faut venir régler la note tout de suite.  – Ah Bon? Excusez-moi, mais il n’y a jamais eu de carte dans notre porte ni dans la chambre.  -  Je l’ai laissé à plusieurs reprises.  – Un autre que nous l’a ramassé; 

Je descends!  Encore une fois, j'ai généreusement payer la soustraction de quelques millions de CFA et  ma VISA en a pris un autre coup encore une fois ce matin.  Enfin pas la Visa mais mes économies qui payeront ladite Visa.  C’est bien agréable la vie d’hôtel, malheureusement la « Belle Vie » elle a un prix.  Et au Novotel, ce n’est pas moins cher que gratuit croyez-moi!  Par exemple, à la piscine cette après-midi, j’ai commandé le cocktail « Fraîcheur Casamance » que Kasimir m’avait fait goûter;  mais cette fois-ci, cé moi qui le payais. Et c'est la toute charmante Thérèse qui me l'a servi, Casamançaise m'a-t-elle dit la première fois qu'elle m'a apporté mon club sandwich.

Ce n'est pas moins cher que gratuit lorsque je vais lézarder au Lagon Plage, pour 5 500 francs, j’ai la chaise (2000) +coussin (1500) +parasol (2000).  Ça aussi c’est cher, surtout que c’est  impossible de se baigner dans la mer, le ressac des vagues est dangereux.  Il t’emmène vers le large quoi!  Alors, je n’y suis pas allée bien souvent;  l’inlassable bruit des vagues ne m’enchante pas, au contraire;  il vient un moment où j’aimerais bien baisser le volume voir même le fermer.  La musique du ressac c’est lassant à un moment donné « t’en peu pu » tout simplement.  Misère au bord de mer LOL

Les dérangeants :

Les tapageurs du « Brussels Airline », me lasse autant que les vagues du Lagon plage.  Ils sont cloués au sol depuis vendredi dernier, et ils m’ont fait suer hier encore!  Jacques Brel chante:
Les Flamandes dansent sans rien dire
Sans rien dire aux dimanches sonnants
Les Flamandes dansent sans rien dire
Les Flamandes ça n'est pas causant


Mon cher Jacques, j'taime beaucoup, mais j'ai le regret de te dire que cé'pas"vrai' ce que tu chantes.  Les flamandes, elles causent "pi pas à peu près" comme on dit chez-nous.  Depuis deux mois, je descends tous les jours, ou presque, vers 12 h 30.  D’habitude à la piscine, c’est très calme.  Quelques clients font comme moi :  baignade, mange, lecture, cocktail, rêveries et des jours je regarde tout simplement passer le temps.  Les exercices sont répétés quelques fois jusqu’à 15 h 30 me concernant.  Hier, les tapageurs de Brussels en question, était déjà sur place quand je suis arrivée. Ce n’était pas calme à la piscine.   Alors, pour avoir mon intimité, et éviter de les entendre piailler, je m’installe à la seule place qu’ils n’ont pas envahie, et qui est ma place privée depuis le début.

Je prends mon roman, mes lunettes + mes lunettes de soleil pardessus et bien tranquille je commence ma lecture.  Tout va bien, car je les entends à peine et les oiseaux gazouillent à cœur joie.  La vie est belle!  Je suis plongée dans mon histoire « Paradis conjugal » d’Alice Ferney.  

Malgré le fait d’occuper les trois quarts  de la terrasse et tout ce qui trouve de chaises, parasols et tables et comme s’ils n’avaient pas assez de place là où ils sont;  5 du groupe viennent s’asseoir tout juste à côté de moi, là où il y a une petite table et des chaises. Cet endroit est généralement utilisé pour ceux qui viennent seulement prendre un cocktail ou un café. Et ceux-là ils ne dérangent pas tous les clients de la piscine.  La plupart du temps ce sont des Sénégalais. 

Dois-je vous préciser que Madame Dakar est en cr##$$@%$ssssssssse?   Les Flamands ont décidé de jouer aux cartes « dans sa bulle ».  Entendre du flamand à proximité, je vous jure que ça brouille les fréquences, ça casse les oreilles.  Bordel que cette langue a un décibel irritant:  les Flamands, ils parlent torop fort! (Sauf ma chère amie Monique évidemment LOL)   Et le chahut recommence. Que faire?  La place ne m’appartient pas, inévitablement je dois bouger d’ici.

Alors je me lève, je ramasse mes pénates et je vais de l’autre côté de la piscine, sous le cocotier.  Personne ne s’y trouve.  C’est le calme total et j’ai de l’ombre.  Tout de suite, Khadime vient me voir :  -  Madame pourquoi as-tu changé de place?   -  Je suis incapable de lire avec le vacarme qu’ils font.  – Mais tu ne peux pas t’asseoir sous le cocotier, c’est dangereux, les cocos tombent sans avertir avant de tomber.  - Pas question d’aller de l’autre côté.  Et Khadime il tasse ma chaise longue un peu plus loin, ce qui m’épargnera de me faire écraser le coco.  Les branches me font quand même un peu d’ombre.  Je ne m’installe jamais en plein soleil.  Je n’ai pas l’intention de cuire à Dakar.  Y’a des jours comme ça, où rien ne va comme tu le souhaiterais.  Surtout quand les Flamands et les Flamandes s’en mêlent.  

Mercredi 21 avril 2010

À chaque jour suffit sa peine :

Hier après-midi ce n’était pas la Belgique qui m’a embêtée, au contraire, le groupe a diminué.  Les pies ont pris l’avion.  Cette fois-ci c’est Le LIBAN qui a dérangé ma quiétude.  Il est 14 h 45, je me suis baigné, et vous me trouvez toujours au même endroit, avec le même roman et lunettes, en position lecture qui est la coche 1 du dossier de ma chaise longue.  Je vois poindre dans mon « univers » quatre Libanais et une Libanaise.   Comment je sais que ce sont des habitants du LIBAN?  Lisez la suite.  Ils vont s’installer au parasol de biais en arrière de moi. Jusqu’ici rien à redire. Sauf que :  Un Libanais a pris place sur une chaise longue, sa dame sur l’autre à côté, mais deux autres viennent chercher les chaises à côté de moi, (les mêmes qui supportaient la belgique hier).  Et la cérémonie dérangeante débute ici :  que font-ils pour déranger Madame Dakar pour qu’elle en fasse "une montée de passion Casamance"?  Ils font de la boucane.  Tellement qu'il en sort par le nez de Madame Dakar!  Il faut croire que j’attire les emmerdeurs cette semaine?  Un jour un pays?   Et qui d’autre que des Libanais pour fumer, tsé lé grosse  PIPE à EAU?  Tsé le FUMAGE DE LA CHICHA?  Vous me voyez l’air?  Vous ne me la voyez plus.  Je prends mes affaires et tout de go en direction de la 428. 

VENDREDI 23 AVRIL 2010




Et vous m’avez vu jeudi, fin seule à la piscine et « la broderie du temps est devenu musique » parce que TOUT le monde est rentré et Merci au Volcan!  Je suis donc restée jusqu’à 16 h 30, « assise là devant ce merveilleux décor, satisfaite de la plénitude de mes pensées » parce que Monsieur avait une « Réunion de régulation », la dernière réunion semble-t-il.  La Formation est terminée.  Et Monsieur est fatigué « de s’entendre parler » dit-il  et les formateurs itou.  Quel contrat « serré » que celui-ci!  Aujourd’hui, c’est la « Remise des diplômes » des mains importantes du MINISTRE de l’Éducation lui-même.  Hier après-midi, la RTS (Radio Télé Sénégalaise) était sur place.  Cé pas petit affaire que la venue de cette importante entreprise pour laquelle bosse l’Expert Canadien.  Ce week-end devrait en être un de REPOS pour Monsieur.  Je pense qu’il sera indispensable le repos.  La semaine prochaine c’est la rédaction du RAPPORT.

Pendant ce temps, Madame Dakar a changé de département :  celui des MONTRES « de marques » bien sûr.  J’en ai acheté 4, de très grandes marques.  Je n’ose pas les nommer, de peur qu’on me poursuive pour achat de contrefaçon.  Déjà qu’on va se questionner sur le nombre de foulards et de lunettes quand ma valise va passer au "scan" à l'aéroport. 
Or, ce matin, ma cote est à la hausse :  j’ai au poignet une montre d’une valeur de 3,500$.  Du toc évidemment à moins cher que gratuit.  

J’ai comme l’impression que de retour au bercail, alors qu’on se reposera la question à l’envers « qu’est-ce qui nous manque de Dakar? » il y aura « DJIBRIL » dans la réponse.  Ahhh vraiment il nous gâte notre ami Djibril. Depuis le début du séjour.

Il se donne des Séminaires de tout genre au Novotel.  Et chaque séminaire a une « pose syndicale» à la piscine.  Ça arrive souvent que la pose a lieu alors que nous sommes attablés à la 22 de La Calebasse, vers 18 h 30.  Et qui dit pose dit goûters qui dit goûters dit petits-fours et au Novotel les petits-fours sont non seulement délicieux mais présentés de façon fort appétissante.  Nous voyons donc les serveurs passer avec des cabarets remplis de petits-fours « écoeurants » pour m’essssssprimer dans ma langue.  Au moment du dessert, notre adorable Djibril nous apporte une assiette assortie de ses petites gâteries savoureuses ou encore il dépose sur la table 22 une "Farandole de fruits" qui est un assortiment de tout ce que vous trouver au marché au rayon des fruits, même des fraises, tendres et sucrées et pourtant elles ne viennent pas de l'île d'Orléans! Bref, hier soir, les gloutons de la 22,  se sont empiffrés de petits fours à souhait.  En quittant la salle j’ai dit à Djibril :  « On va te mettre dans ma valise » et il me répond : « non il fait trop froid chez-toi.  Je vous trouve une belle maison et vous passez l’hiver ici ». 

LECTURE DU POP...bis...


Il est 8 h 30, je viens de terminer la divertissante lecture de mes journaux.  Je me régale à chaque matin des faits-divers dakarois.  Je vous lis un article pas mal cocasse, écrit d’une manière typiquement sénégalaise, dans LE POP,   à ma rubrique préférée intitulé  OFF :
VOLEUR DE PLAISIR :
Nous vous parlions, dans nos précédentes éditions, de la scène des prouesses insolites, mais délictieuses, de Serigne Bara Ndiaye.  Ce bonhomme qui avait osé franchir le Rubicon en volant du plaisir sur le postérieur d’une dame, en pleine salle d’audience.  Il avait ainsi atteint la jouissance au point de déverser une pluie de sperme sur le pantalon et le sac à main de la dame, et aussi sur le sol.  Certes, Serigne Bara Ndiaye, qui avait été envoyé en pension à l’hôtel zéro étoile de Rebeuss, a été présenté, hier, à la barre du Tribunal des flagrants délits.  Il était appelé à expliquer au juge quelle mouche avait bien pu le piquer pour qu’il s’emporte de la sorte.  Lisez la suite :

« Waaji daal » (le gus) n’a pas trouvé meilleur refrain pour toucher la fibre du juge que de lancer tout de go : «C’est vrai qu’affaire n’a ni frein, ni volant ».  Pour dire simplement qu’il a été incapable de se contrôler.  Il faut dire que devant les policiers enquêteurs, Bara Ndiaye avait été plus inspiré.  Il avait déclaré aux limiers qu’en réalité « son machin est sorti tout seul du pantalon, s’est positionné tout seul au bon endroit, avant de le propulser au nirvana. »

Mais quid de la victime?  La dame aux belles formes n’a pas daigné se présenter à la barre.  Car elle n’a pas voulu jouer è la tristement célèbre star du jour et se faire identifier.  Ce qu’a d’ailleurs confirmé son avocat Me Adnan Yahya. Cela n’y change rien car les confessions de Bara Ndiaye n’ont pas outre mesure fait tache d’huile auprès du parquet qui a indiqué qu’il est un véritable danger ambulant.  Et comme il a reconnu être habitué des prétoires, le parquet a requis que les portes du tribunal lui soient fermées pendant 5 ans, avec à la clé 2 années de prison ferme.  Me Pape Jean Sèye et ses trois collègues, commis pour la défense de Bara, ont plaidé l’application bienveillante de la loi, après avoir rappelé que ce n’est pas en condamnant leur client è 2 ans qu’on va régler son problème.  Car sa place est plutôt auprès d’un toubib (docteur).  N’empêche, le juge a décerné à Bara Ndiaye, des visas tous frais payés pour un séjour forcé de 3 mois ferme à l’hôtel sans étoile le Rebeuss. 

Le VOLCAN d'ISLANDE...vu de DAKAR


Il est 8 heures et  Madame Dakar lit ses journaux.   Dans L’OBS de ce matin, on parle de not’GouverneurE GénéralE qui voyage à très grands frais, les nôtres, en terre africaine.  Voici ce que je lis : 

Émotion
La gouverneure générale du Canada, M.J. a quitté Dakar, hier, dans la matinée, au terme d’une visite d’Etat de quatre jours.  Mme J. qui a rencontré plusieurs dirigeant sénégalais a été raccompagné à l’aéroport de Dakar par Gorgui qui a profité de l’occasion pour dire, devant un imposant parterre de personnalités, que « les Sénégalais sont heureux », même s’il y a la pauvreté.  Le Vieux a du reste chanté la Coopération sénégalo canadienne avant de passer la parole è son hôte Mme M. Jean, Qui, selon nos satellites, n’a pas tari d’éloges pour nous autres Goorgoorlous. Dans un discours empreint d’émotion, elle a émis le vœu de voir la « Téranga sénégalaise » devenir un produit vendable à l’étranger.  Mieux, la gouverneure générale du Canada nous a définis comme des gens « intelligents et fins ». 
Nota bene :

Le « Gorgui » c’est le surnom du Président Wade. 
Les Gourgoulous sont ses « sujets ». 
Et « La Teranga » que Madame voudrait exportable et vendable?  C’est l’HOSPITALITÉ sénégalaise.  Je la comprends, Mme Jean était très bien reçue :  elle logeait au  Radisson Blue, LE plus luxueux et onéreux hôtel du Sénégal. 

Nota bene de l’auteur de ce carnet

On a les mains dans la caisse et on ne se gêne pas!  C’est enrageant, parce que la caisse, c’est nous qui la lui remplissons! Ça nous coûte cher pour envoyer la dame dire au Sénégalais qu'ils sont "fins et intelligents".  
Maintenant passons aux choses sérieuses.  

Le Volcan d’Islande

C’est l’Apocalypse en Europe, à cause du fameux Volcan d’Islande.  Va sans dire, ça se répercute jusqu’à Dakar.  Je ne sais pas si on en parle au Canada, mais ici c’est LE sujet du jour.   Il y a + de 1600  touristes qui sont « pognés » à Dakar et certains sont au Novotel.  À leur frais!   Ils commencent à grincher des dents.  Ils se demandent tous quand ils vont rentrer car il n’y a plus aucun vol en provenance et vers l’Europe.  Et selon les nouvelles du matin, il n’y aurait pas de vol avant mardi.  S’il y en a mardi.  Non seulement les touristes, mais le personnel de bord des compagnies aériennes sont aussi cloués au sol.  Ici, c’est le personnel de  Brussel Airline, de Belgique, de Virgin du Nigeria et de Delta Air Line qui viennent dormir au Novotel.  Delta et Virgin n’ont pas de problème, mais les Belges oui, ils ne « volent plus », ils lézardent à la piscine du Novotel.

Alors c’est la cohue à Ma piscine.  C’est le chahut total.  Et en langue qui m'apparaissait au début de l'allemand mais on m'a dit que c'était du FLAMAND, j’avoue que ce n’est pas reposant.  Quel accent énervant!  (Pardon Monique LOL) Ils font ce vacarme en occupant le tiers de la terrasse de la piscine toute la journée.  Ils sont au moins une bonne quinzaine.  Et j’imagine qu’ils sont tellement habitués dans un espace très restreint, qu’ils font de même ici.   Ils sont tous ensemble, collés les uns à côté des autres, et, comme des pies ils piaillent tout l’après-midi.  Sauf quand ils mangent.  À ce moment, on ne les entend plus.  J’ai hâte qu’ils partent;   Ils et elles brouillent mes fréquences et ça m’embête. 

Certains touristes sont très anxieux parce que ça leur coûte plus cher que prévu.  Ils sont ici depuis vendredi.  À côté de nous, dimanche midi, il y avait une petite famille :  papa + maman + enfant, et l’on voyait qu’ils étaient vraiment au bout de leurs sous.  La maman a commandé un « croque monsieur » pour les trois.  Ça faisait pitié de les voir, « picosser » dans le petit sandwich et les frites.  Comme nous sommes très compatissants de la misère humaine, on a pensé faire la charité.  Nous avions avec nos  pâtes, une corbeille de 6 petits pains.  Il y a beaucoup d’oiseaux qui non seulement agrémentent notre nonchalance en gazouillant mais ils viennent tout près de nous pour manger les miettes qui tombent par terre.  Alors Monsieur en nourrissant les oiseaux a penser faire de même avec nos voisins de chaise.   Il dit :  « Et si je tirais du pain à nos voisins? ».  Mééééchant Gazou! 

Et avec cette histoire volcanique, qu’en est-il des deux Canadiens de la 428?  Aucune idée.  Je peux toutefois vous dire qu’ils ne sont nullement anxieux.  Pas pantouttttttte!  Par contre, vous nous voyez quand même scotchés sur « France24 » les nouvelles continues françaises de la télé, pour suivre l’évolution de cette catastrophe.   Nous partons dans onze jours.  Qui sait?   On restera peut-être « scotché » encore au Novotel pour quelque temps?  Ahhhh que ça ne serait pas drôle.  Chose certaine on ne nous fera pas prendre l’avion pour nous faire coucher parterre à l’Aéroport de Toulouse.  Nous coucherons au Novotel jusqu’à ce qu’on nous emmène dans nos lits de la rue C-Bau.  À suivre!

La Gazelle et Le Gazou de DAKAR


Un proverbe Malien dit Il vaut mieux voir une fois qu’entendre cent fois! Depuis le début du séjour qu'on nous dit:  - Si tu viens au Sénégal et que tu ne vas pas à Gorée, tu n'es pas venu au Sénégal.  On y est allé! Je ne vous raconterai pas toute l’histoire de l’île où nous avons posé les pieds samedi parce quece n’est pas le but de mon carnet.  En tapant « île de Gorée » sur google,   les intéressés pourront lire tout ce qui est écrit sur cette magnifique île, classée « Patrimoine mondiale de l’humanité par l’UNESCO » en 1978;  Gorée étant le symbole de la traite négrière.  Par contre je vous écris le quasi-poème lu dit mon Guide Sénégal :
Plantée dans l’azur profond de l’Océan Atlantique, à quelques encablures de Dakar, Gorée est une petite île attachante dont les vieilles maisons fleuries de bougainvilliers sont réunies autour d’une anse de sable minuscule et baignées d’eau claire.  Un panorama superbe qui évoque  étonnamment le charme tranquille des villages méditerranéens.  Avec ses 900 m de long pour 300 m de large, Gorée se visite à pied, et une journée s’avère nécessaire pour l’explorer à fond.  On conseille d’arpenter les ruelles ombragées qui serpentent entre les maisons coloniales au charme désuet, avant de profiter du soleil en déjeunant sur le port.  Vous ne l’oublierez pas de sitôt!
 DJIBRIL (Le Maître D du Novotel) a pris congé pour nous accompagner.  Sachant que c’était pour nous qu’il prenait congé, les serveurs se sont arrangés ensemble pour lui offrir sa journée, alors il nous dit « c’est tout le resto qui vous l’offre ».  Malgré cela, nous lui payons et ses frais et sa journée.  Et j’avoue que ça valait le coût : Djibril « tassait » toutes « les mouches » qui voulaient se coller à nous.  Je dis mouche parce que c’est ainsi qu’eux-mêmes se nomment :    « nous sommes collants, mais comme des mouches, parce qu’on ne pique pas » m’a dit la Mouche Coco Chanel qui tient une boutique à Gorée. 

Qu’ai-je retenu de Gorée?   Que du beau! Dès l’arrivée c’est la séduction.  Encore ici, l’atmosphère d’une île oblige, c’est le calme total.  On a presque envie de chuchoter.  Fascinant que la couleur rouge, jaune, et ocre des belles maisons et la végétation qui les décore, les bougainvilliers en particulier.

L’architecture « vieille France » des bâtiments comme l’Église, la Mairie, l’école très prestigieuse Mariama Bâ enfin tout ce qui est bâti sur Gorée.   Et puis le parc où trône des Baobabs gigantesques.  On dit des Baobabs qu’ils sont plantés à l’envers :  les racines au ciel et les branches dans le sable.  (Quand j’habitais Nioro du Sahel, le jardinier m’en avait planté un petit dans mon jardin.)   Et pi marcher dans les ruelles,  et pi l’alizé ce doux vent bienvenu qui nous rafraîchit toute la journée, le petit hôtel du Port où Djibril nous a amené déjeuner. En résumé, l’île au complet nous a séduit, et encore une fois aujourd’hui, c’est un pur enchantement que d’être là, ce samedi 10 avril 2010 sur l’Île de GORÉE.  Pas prête de l’oublier comme dit mon Guide Sénégal. 

Visite numéro 1 :  La principale :   La Maison des Esclaves!  

Je dois vous dire que pour moi juste le nom de la maison me rempli d’effroi. Je sentais les « fantômes » en la visitant.  C’est hyper touchant que d’avoir les pieds sur les pierres que des esclaves ont usées en marchant enchaînés avec un boulet au bout.  Ça te met les larmes aux yeux quand dans la cellule « jeune fille » avec la toute petite fente qui servait de fenêtre, on te dit qu’elles étaient choisies selon les seins :  bien ronds et bien fermes, donc vierge, alors parfaites pour franchir « la porte du non-retour » devant laquelle j’ai le cœur brisé.  La cellule des « Récalcitrants » qui est un trou noir est d’une tristesse.  Et tu n’arrêtes pas de te dire :  Ah la cruauté et la folie des hommes!  On en a eu une grande gorgée à la maison des esclaves.  Un sentiment d’horreur nous habite tout le long de la visite et plus encore quand le Conteur nous fait son histoire.  C’est plein d’émotions que nous la quittons.  Le trouble que j’ai ressenti à la maison des esclaves ne me quittera pas de si peu.  J’y pense encore!

Et le tour de l’île se poursuit, dans un état de bien être comme à N’Gor, dans les jolies ruelles pavées de pierre et fleuries de bougainvilliers.  Splendide est un petit adjectif  pour décrire les images que j’en garde.  Je vous « colle » quelques photos,   elles expriment la beauté de Gorée. 
Après plus de 3 heures de marche, voici venu l’heure de manger.  Et c’est au très pittoresque « Hostellerie du Chevalier de Boufflers » que nous nous attablons.  De notre table;  vue panoramique de la plage, du port, et de l’animation que nous offre quelques jeunes Sénégalais sur ladite plage.  Mangeons maintenant! 


Est-ce le pêcheur dans sa pirogue que je voyais de ma place... J’ai choisi le « Menu chaloupe » à 6 000 francs:  assiette de crudité, (et il y en avait pour trois), brochette de Lotte et pirogue d’ananassssssss sans oublier un ballon de van rosé.    Tu n’as pas mangé de calamars?  J’avais le choix entre les calamars et la brochette.  Je réserve les calamars pour mes soupers au Novotel, le Chef (avec l’aide de Djibril) me les prépare à mon goût :   Spaghetti napolitaine + une assiette de calamars sautés aux piments et il ajoute quelques coquilles de moule autour de mon assiette.  Alors je mange les brochettes de poisson quand je sors. 

Revenons aux assiettes du jour?  Djibril en bon sénégalais a choisi « Poulet Yassa » et une eau minérale.  Et Le GAZOU? Le plus important d’abord;  l’incontournable bière FLAG à défaut de La Gazelle et ensuite une brochette de Gambas.   C’est l’ami de Djibril qui nous sert, alors Le GAZOU et Djibril ont droit à une pirogue d’ananassssssss gratuitement. C’est beaucoup moins cher qu’au Novotel à l’hostellerie du Chevalier de Boufflers (fiou cé long à dire).  Quand Le Gazou a reçu « la soustraction» oh surprise :  Pour 3 convives;   25 000 francs pour tout ce festin!  

Un moment de bonheur encore ici; un musicien se place en retrait, pas loin de notre table, et accompagné de son Luth à cinq cordes, il chante en wolof mais je devrais dire, il nous berce tellement ses chansons elles sont douces et agréables.  « Je suis aux anges comme si on venait de me caresser intérieurement avec une plume » (lu dans mon roman)
Le temps d'une petite marche "disgestion" et c'est l'attente du traversier à l'ombre!

Le TRAVERSIER 

Sommes arrivés à 11 h 15 et sommes retournés « à la maison » à 15 h 30.   La traversée dure 20 minutes, le temps de me fermer les yeux pour  télécharger  et enregistrer clairement mes belles images du jour. 

Je vous dirais que je le fais périodiquement, sur ma chaise longue, me fermer les yeux pour bien garder mes images.  Mes images de Dakar possèdent chaleur, odeur, mouvement, couleur, enfin des trésors que je ne veux pas perdre. Et ceux que j’ai accumulés à Gorée sont irremplaçables.  Mes trésors, Ils me sont très utiles, quand je tombe en pleine face dans ma réalité sherbrookoise.  Mais bon, ne soit pas nostalgique, il reste encore deux semaines pour en accumuler jusqu’à épuisement!

LA SOUSTRACTION

En racontant la journée à Gorée, je dis qu’à l’Hostellerie de Chooooooose, la soustraction n’était pas faramineuse.  Pourquoi je dis ça?    La première fois que nous avons « aimablement réglé la note de semaine », le soir au souper en famille du Novotel, en recevant la facture qu’ici on appelle « l’addition », Édouard nous dit que l’addition, c’est pour l’hôtel et que pour nous c’est « la soustraction ».  Et il a bien raison, depuis 40 jours, j’ai beaucoup soustrait dans mes économies. Bof!  Comme Le Gazou dit :  Cé pas pour quelques milliers de dollars………


NUNC EST BIBENDUM

Je disais dans un carnet que pour bien aimer un pays il fallait « le manger, le boire et l’entendre ».  Je suis toujours à le boire et ce depuis vendredi dernier, car les Barmans du Novotel sont en formation et celle-ci se donne au bar de la piscine.  Kasimir, un beau sénégalais est un serveur torop gentil numéro X de La Calebasse, fait aussi Barman. Or à 15 heures, comme vous le dirait Bavard Nombril (lire Bernard Landry)   Nunc est bibendum!   C’est maintenant qu’il faut boire.

Un cocktail est servi aux quelques clients du Novotel qui lézardent à la piscine.  Comme à cette heure, je m’y trouve "tout à fait par hasard" LOL, je sers de cobaye.  Kasimir me réserve les meilleurs cocktails.  Ils sont tous fait avec des fruits frais :  melon, bananes, citrons, limes, fraises, mangues et ainsi de suite.  J’en ai noté deux « 10 sur 10 » :  Le Fraîcheur Casamance, sans alcool et plein de vitamines :  citrons et limes pressés avec de la menthe fraîche et du sucre de canne le tout mélangé au mixer c’était comme le nom du cocktail;  vraiment très rafraîchissant.  Et le deuxième, Passion Casamance;  est un mélange de vodka + liqueur de framboise + Malibu + jus de Bissap.  Va sans dire que Bidemdum dans la nonchalance sous les tropiques et tout en aimant le Sénégal, ce n’était pas agréable, c’était trèèèèèèèèès zzzzagréable! 

Le  Jus de Bissap est une délicieuse boisson typique du Sénégal.  En fait c’est une infusion de fleurs d’hibiscus que l’on sucre au goût.  Certain l’infuse dans de l’eau de fleur d’oranger.  Au début, le matan je buvais du jus d’orange, mais depuis que j’ai goûté au bissap, c’est ma boisson favorite pour le p’tit dèj.   La ménagère AMI me dit que c’est une très bonne source de vitamine C donc énergique et qu’il ne faut pas en boire le soir.  En plus elle va m’en acheter au marché.  Parce que toi tu vas payer torop cher!  Me dit-elle.

Le restaurant « sans nom »

J’ai testé un nouveau resto.  S’il possédait un nom, je n’ai pas vu l’annonce, ni sur le menu et ni sur la soustraction.   Il est à deux pas du Novotel.  Il vient juste d’ouvrir, mardi dernier plus précisément.  Décor blanc et bleu,   des fleurs jaunes sur les tables, c’est très charmant et accueillant.  Mais c’est aussi pas cher.  Une salade ici est à 4 900 + Coca zéro à 2 000; tandis qu’au resto pas de nom;  une salade est à 2 000 et le coca à 800.   Lundi midi, j’étais toute seule, attablée sur le bord de la vitrine qui me donnait droit à toute l’animation de la rue mais sans le harcèlement des « mouches ».  Je n’ai toutefois pas échappé à certains qui m’ont aperçue et m’ont offert de la vitrine leur marchandise, mais la vitrine bienheureusement elle me protégeait.  Je tournais la tête de  gauche à droite, je sirotais mon Coca et je « picossais » dans mon assiette EN PAIX!

Non seulement pas de nom le resto, il a aussi « pas de mets » sur le menu que la jolie serveuse m’a donné.  Je vois :  Nems - 350 francs.  Je veux 5  Nems :  - Il y a pas!  Bon, je prendrai une salade niçoise?  - Il y a pas, mais il y a salade de crudités.  – Ok pour cette salade.   Y a-t-il de La Gazelle?  - Il y a pas.  Et du Van Rosé il y en a?  - Il y a pas.    Alors là, je ne suis pas certaine que mon GAZOU vienne manger avec moi ici. -  Si je reviens avec mon mari un soir, est-ce permis d’apporter une Gazelle ou du Van?  - Mais oui, mais bien sûr.  Alors mon GAZOU il viendra.

Rubrique DIVERS :

On a failli se cogner le nez sur not’GouverneurE GénéralE, elle visite GORÉE aujourd’hui (vendredi 16).  À la voir aux nouvelles de la RTS hier, on aurait dit que c’est elle La Reine et non sa représentante.  Et la Reine elle  loge à l’hôtel le plus luxueux et dispendieux de Dakar.  Et pi, je ne sais pas qui l’habille, mais avec le pognon qu’elle a au budget habillement, je « flasherais » pas mal plus.  Elle avait un tailleur en tissus « genre comme du tissu à boubou africain » et elle était « couverte » comme si c’était l’hiver canadien.  Frrrrrrrrrrrrrrranchement!  Comme on dit quand on fait du mémérage.  N’est-ce pas ce que je fais présentement?

J’en ai entendu une bonne chez un marchand du Marché Kermel cette semaine.  Alors que je me suis montré intéressée  à l’étal de mini cars rapides fait avec des boîtes de conserve, à   La Caverne d’Ali Baba et ses 40 fiancées,  Abdou Seck  me dit :  C’est bon prix hein!  Cé moins cher que gratuit!   Ahhh vraiment, ils me surprennent à tous les jours mes truands du marché et de ma rue!  Et du gratuit 15 000 j’ai payé  moins cher à 1 500. 

LE MANQUE DE :

Un soir, devant mon assiette « Darne de Capitaine grillée » et l’assiette de « Cuisses de poulet en afra» du Gazou, nous nous demandions ce qui nous manquait de not’pays.  Nous avons cherché et pi cherché et pi cherché encore.  

La nourriture?  Dédet! Naaaaaa pas du tout.  Au contraire, c’est au retour que la nourriture d’ici va nous manquer.  Le pan, le goût du pan surtout, les fruits, les croissants au chocolat, les brioches aux raisans. La bière, le poulet, l’agneau, les poissons, les Gambas, les calamars, les « Tempura de crabes » et les gigantesques pattes de crabes, les légumes, le riz, le spaghetti bolognaise, napolitain, fruits de mer;   bref c’est le menu au complet de La Calebasse qui va nous manquer.  La nourriture de chez nous?  PAS DU TOUT!

La maison?   Bof!  Non! la maison ne nous manque pas du tout.

Après l’énumération des multiples choooooses qui meublent notre vie du Québec, LE seul et  L’unique MANQUE, et c’est pareil pour les deux de la 428 et c’est pareil à chaque contrat de tous les pays:

MON CHAAAAAAR!  Ah vraiment, mon PoutPout il me manque énormément.   J’avoue que la liberté et l’indépendance qu’il me procure me fait vraiment défaut.   On a beau avoir les services VIP de la Taxi Sisters MAMA, cé pas pareil que prendre le volant de ton chaaaaaaar et d’aller là où tu veux, quand tu veux comme tu veux partout ou tu veux!  C’est ce qui nous manque le plus. 

À part ça?  Aucun enthousiasme à reprendre l’avion pour le retour.  Qui sait?  Le nuage persistera-t-il en Islande?  C’est ce que « ma famille du Novotel » souhaite   : )    Hier soir,   encore une fois, Assane l’autre Maître D, nous a servi a titre gracieux, une entrée de capitaine fumé en disant :  « On fait tout pour la garder hein! »

C’est la première fois de tous les séjours à l’étranger que nous restons scotchés à l’hôtel comme on le fait ici.  Que voulez vous! comme dit l’autre?  nous sommes  TOROP   B  I  E  N  !   Dans mes journaux la première lecture avant de lire mes « faits-divers », je vais à la page d’annonces classées, rubrique immobilière « Villa à louer ».  I keep on dreaming quoi! 

L’ÉCONOME DE LA 428

J’ai fait l’économe un midi au « resto sans nom sans mets ».   Je n’y suis pas retourné.  Faire l’économe n’est pas mon « jus de bissap » (et non « ma tasse de thé » je n'en bois pas).   De toute façon l’économie n’était pas tellement considérable. Donc je mange à la maison et j’ai une torop bonne raison.

Imaginez, qu’après 40 jours/40 nuits, j’ai appris que le midi à La Calebasse il y a un BUFFET.  Je passe pourtant devant tous les jours, et COLY Le Maître D m’invitait tout le temps, mais je croyais que c’était « à la carte », et la carte en question, AZIZ me l’apporte sous mon parasol.  Alors, à quoi bon m’asseoir au restaurant.

Toujours au souper de famille, lundi soir, à la question :  « À la piscine, le midi, est-ce que je peux manger « Tempura de crabes » qui est sur le Menu Suggestion du jour?  - Non, c’est seulement le soir ce menu.   Mais tu peux manger tout ce que tu veux au buffet.  -  Au BUFFET?   Il y a un buffet le midi?   - Mais oui, et si tu ne manges que les entrées c’est 4 900 francs.   – Bordel de meeeerde, le prix d’un sandwich poulet!

Et c’est ainsi que vous apercevez Madame Dakar, à la table 22,  mangeant des pinces de crabes, cocktails de gambas, des moules, des avocats farcis, et des  salades aux artichauts, choux, betteraves, concombres, bref c’est la « Java du Buffet à gogo ».   - Et un jus de bissap avec ça?  -  Certainement!

Voilà, c’est sur les paroles de Louis Aragon que je prends congé de vous!

Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
C’est ainsi que les hommes viiiiiiiiiivent
Et leurs baisers au loin les suiiiiiiiiiiivent!