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9 déc. 2011

THIÈS....last call!


Sortie 1 :   Super Marché Sen
Maintenant que je me suis remise de mes émotions et de ma touriste, je suis capable de sortir.  Or, ce mercredi matin 15 septembre, mes babouches Sketchers aux pieds, une robe à manches courtes, au cas où le sans manche n’est pas de mise, j’ai pris le large.  Dans la salle de bain d’une Auberge en brousse, on ne retrouve pas les produits de soins comme le gel douche, le shampoing, la lotion, des papiers mouchoirs, etc.  On retrouve uniquement un petit savon, pas plus gros qu’un "carré de chocolat".    Je dois donc m’en procurer.  J’ai demandé à Madame Claire s’il y avait une Superette pas loin.  = Vous prenez la grande route au bout de celle-ci, vous tournez à gauche, et vous marchez tout droit jusqu’à la poste.  Le Super Marché Sen est de l’autre côté de la rue. C’est loin me dit-elle, mais si vous aimez marcher, c’est faisable.  La grande route en question, c’est « la nationale » c’est LA seule rue goudronnée.  Le reste, c’est de la terre battue.

J’ai quitté à 10 h pour revenir à 11 h 40.  Il  était temps.  Plus l’heure avance, plus il fait chaud, très très chaud.  Je suis revenue la face rouge comme une tomate, et mouillée en lavette.   Et mes maudites babouches Sketchers mis dans ma valise spécialement pour marcher, ce n’était manifestement pas une bonne idée.  Mes « compensées Kadel de Dakar » m’auraient moins blessée.  La courroie de la babouche gauche a frotté jusqu’à me faire « un bobo » sur le dessus du pied;  plus j’avance plus ça me blesse.  Qu’est-ce que j’ai fait?  Ou je vais nu pied ou je trouve une pharmacie.  Étonnamment j’en ai aperçu une sur un coin de rue.  Je suis allée m’acheter quoi?  Hé oui, des « plasters » bordel de merde.  Comme si j’en avais besoin.  Mais le problème c’est comment demander des « plasters » dans une pharmacie africaine.  Le mot ne me venait pas.  Alors j’ai montré mon « bobo » au pharmacien et fait des signes pour qu’il comprenne que je veux recouvrir le bobo et il dit :  Ahhhh des pansements adhésifs!    Me voilà donc avec une boîte de 24 pansements adhésifs à ajouter aux autres 72 de ma « trousse médicale ».   De retour à la maison, j’ai donné les 23 à la femme de chambre.  On ne va pas en rajouter dans la trousse quand même!

C’est bien difficile raconter une marche.  Plus facile vous l’imager avec les photos que j’ai prises avec ma nouvelle Canon Power Shot SD1300 IS DIGITAL ELPH.  Elle est toute petite, fort pratique en voyage, parce que je la sors vite vite et clic clic sans problème.  Facile aussi parce qu'internet est assez performant ce qui me permet de le faire.  Avant, la vitesse escargot, le prix à la minutes des cyber café m'en empêchait.  Voici donc les images de la « Route vers le Super Marché Sen ».  Et j’ai tout trouvé ce qu’il me fallait.  Je sors donc de ma cage:





 Et je prends la route national...direction Marché Sen




 Vous voyez le banc en fer?  C'est dessus que j'ai déposé le pied et que j'ai scotché mon pansement adhésif...





Et sur le trottoir de Thiès je me suis fait une amie, dans ses plus beaux atouts.  Inutile de vous dire qu'après je marchais en RADAR...regarde en avant, à gauche, à droite, et ainsi de suite jusqu'au SEN où je suis rendue:


Et au retour je n'ai pu résisté à sortir ma caméra pour capter cette  scène, ils étaient trop mignons:


 Et voilà que la marche est terminée.  Je rentre au Massa par la Salle à manger, ou Mme Claire compte ses francs CFA, je prends la porte qui mène aux chambres, et ensuite l'autre porte qui mène à "mon" toit terrasse.  


 


Et Monsieur?

Et Monsieur il est au travail?  que le personnel me demande.  =  Oui, il travaille tout le temps.  Les premiers matins, il se levait tôt et partait tôt.   Le rythme a changé après deux matins.  Dorénavant il se lève quand ça lui tente et part après avoir pris le café en ma très agréable compagnie sur le non moins agréable toit terrasse.  Mardi dernier,   il « a voyagé » comme y’disent.  Il avait une mission à LOUGA, village supposément à 70 Km de Thiès.  On voulait qu’il dorme là-bas.  Monsieur a décliné l’offre :  70 Km, à peine 30 minutes d’ici, ça se fait aller-retour?  Je dors au Massa Massa dit-il.

Les kilomètres sont comme l’heure au Sénégal;  plus longs que ce qu’on te dit.  LOUGA est à  plus de 130 Km de Thiès et c’est plus d'1 h 45 de route.  Ajoute à ça les nombreux arrêts de un et de l’autre, (un étant Malle et l’autre le chauffeur)   Monsieur est rentré à 20 h 30, fatigué de sa longue journée qui s’est déroulée en WOLOF  du début à la fin.  Le reste de la mission se passe assez bien.   Il dit qu’il attend plus qu’il ne travaille.    Comme toujours, je lui laisse la parole pour vous raconter ses exploits. 

L’heure

Au fil des séjours, nous l'avons appris à nos dépend.  En Afrique, l’heure est différente de chez-nous.  Par exemple, si quelqu’un te dit, je vais te chercher à 10 heures et qu’il arrive à 10 h 45, c’est ok, il n’est pas en retard, il est toujours 10 heures.  Il sera en retard s’il arrive à 11 heures +, puisqu’il ne sera plus 10 heures.  Vous pigez?  10  heures c’est jusqu’à 10 h 59.  À l’avenir, quand vous nous inviterez, précisez bien l’heure LOL   Et A. arrive au boulot à 8 heures – 8 heures 50.  Et il est le premier sur place.

News de la Résidence Lat Dior

Juste devant l’Auberge il y a un kiosque où un Artiste vend ses œuvres. 


 Il croit que je parle Wolof, à cause de mon « djeredjeuf n’djénouma » il ne le sait pas mais je ne sais que ces mots.  Mais avec ces mots il ne m’embête pas.  Sauf le jour où il m’a demandé de le prendre en photo, ce que j’ai fait, bien innocemment.  J’aurais du savoir que ça avait un prix :   « c’est dur ici, nous les artistes on ne gagne pas beaucoup, bla bla bla,  je dois boire le café ».  J’avais un peu de « ferraille » dans mon petit sac et je lui ai donné.  150 francs je crois bien.   Or, hier matin, en revenant de ma sortie numéro 2 et toujours au marché Sen, j’entends :  Bonjour, tu ne me reconnais pas? C’est moi l’artiste!  Et il me montre une pièce de monnaie que je lui ai donnée hier (20 centimes d’euro) et il me dit qu’il a marché 5 Km pour l’échanger à la banque, et qu’on lui a refusé l’échange.  Et les litanies de misère commencent :  il n’a pas déjeuné, il est fatigué,  pour lui c’est encore le ramadan, il doit gagner de « l’agent » parce que la famille est grande,  sa mère, elle s’occupe des handicapées, bref c’est la misère noêre dans sa vie d’artiste et il n’en finit pas de me la raconter.  Je lui remet le change et il est content.

Comme la route de retour est longue, nous causons, enfin il me cause et j'écoute.  Vient le sujet des hôtels de Thiès.  Il me dit que le MEILLEUR hôtel de Thiès c’est lequel vous croyez?    J’en ne crois pas mes oreilles, il prononce LE LAT DIOR  et il ajoute fièrement « qu’il n’y a pas alcool là-bas».  L'artiste ne voit pas le monde avec les mêmes yeux que la « réaliste » qui marche à côté de lui.  Je n'ai pas fait de commentaire, juste un dans ma tête :  CCCCrisssssssse et en plus qu’il n’y avait pas de vin? 

LA BROUSSE DE MADAME PRIORITY


Hier, en mangeant notre *Assiette Parthénon partagé à deux, dans notre romantique salle à manger....je racontais, au convive assis devant moi l’essence de mes « récits de brousse ».  Le convive s’est moqué de moi au mot « brousse ».  Il dit que je suis « en ville ».  À Thiès, il y a une Université, une École Polytechnique, (où il bosse tous les jours),  des Lycées de tout genre voire même, que dans la « ville » il y a DEUX Usines de montage de voiture :  une Chinoise et une Indienne.  Les voitures TATA sont montées à Thiès?  Oui!  Et il y a aussi une Mine de Phosphate pas loin.  Ah bon?  Et moi qui me croyais en brousse?  

Mon savoir sur « la ville » était différent :  faut dire que je n'en ai pas vu grand chose.  Je tourne autour du Massa Massa et de mon toit je ne vois que le quartier.  Je n'ai rien vue de la ville où j'habite.  Je visiterai à mon prochain séjour.  En rentrant à Thiès dimanche, au cours de mes marches j’ai vu circuler des charrettes tirées par un âne, et des moutons, et j'ai aussi vue que toutes les rues perpendiculaires à la route nationale sont en terre rouge.  Manifestement, je me suis cru nulle part ailleurs qu’en brousse. C’est vrai que j’ai vu des Ministères de ci et de ça un peu partout.  La Gendarmerie Nationale.  Un gigantesque Bureau de Poste.   J’ai même passé devant une ÉGLISE CATHOLIQUE :  Marie Reine quelque chose.  À quelques pas de là j’ai vu un « cochon errant », un vrai, un PORC qui s’alimentait des cochonneries dans un des parcs qui longent mon chemin.  Et une montagne de melons d’eau, sous un fromager.  Je ne le savais pas, mais j’ai le bonheur de vous dire que jai habité une VILLE toute la semaine.

Demain c’est notre dernier jour « en ville ».  À moins d’événements majeurs dignes de récit, je vous reparle de ma nouvelle destination.  SAINT LOUIS DU SÉNÉGAL.  J’aimerais bien avoir une Michelle comme j’ai ici. 

Michelle?  C'est ma très charmante femme de chambre, et elle est exactement le genre de personne que ça me prendrait chez-moi.  Pourtant, c’est exactement le genre de personne que je n’aurai jamais chez-moi; à moins de déménager à Thiès.  Je vous jure, je vis comme si on me l’avait assignée pour moi toute seule.  On dirait que c’est ma gouvernante, ma « dame de compagnie ».  Vraiment, elle est toujours au-devant de moi, à tout faire pour me rendre service, jusqu’à prendre ma clé quand je reviens de « mon » toit terrasse et à débarrer la porte de la chambre.  Dès que je monte au toit terrasse, voilà que Michelle apparaît pour vérifier si tout est ok pour moi.  Dépoussière mon fauteuil, nettoie la table.  Elle m'apporte du thé à la menthe,  enfin, je ne vais pas tout énumérer, mais je suis "torop"bien.   

*Assiette parthénon :  Brochette de bœuf, côtelettes d’agneau, merguez, riz rouge, frites, salade grecque avec fromage feta de chèvre.  (Pour 2) 

LE DERNIER TRANSFERT....


THIÈS mardi 14 septembre 2010
J’aurais dû lire mon horoscope de la semaine avant de quitter Dakar.  Voici ce qu’elle dit :  Jupiter et Uranus sont de retour dans votre signe, créant de grosses perturbations, avec des hauts et des bas spectaculaires.  Attendez que les orages passent, car ils passeront c’est sûr.  Question :  Pi?  L’orage est-il passé?   Réponse :  Depuis le dernier transfert, Jupiter et Uranus sont restés au Nat Dior et les nuages se sont dissipés, le ciel est bleu, le soleil brille depuis lundi vers de 10 heures.  
Voici ma petite néanmoins très confortable "maison" #9 pour une semaine! 



Lundi matan, nous sommes les deux pas mal amochés, because pas dormi ni l’un ni l’autre à cause de la crissssssssse de clim qui faisait un boucan aussi perturbant qu’un moteur de tracteur.  Inutile de vous dire que le mot TRANSFERT ne m’a pas quitté de la nuit!  

Ce matin, après le petit-déjeuner, A. quitte pour le boulot.  Et moi j’attends la femme de chambre.  Dès qu’elle ouvre la porte, je lui saute quasiment dessus pour lui raconter mon malheur. 
- Mais comment se fait-il qu’on vous a donné cette chambre?  C’est la dernière que nous offrons aux clients.  Attends, je vais arranger ça!
Passe 15 minutes et elle revient.   Elle me conduit à la fameuse chambre 9 qu’on devait occuper en rentrant ici et que « La désolée » nous avait refusée.  Elle est drôlement plus jolie que la 3.  Elle pèse sur ON de la clim…Ça ne marche pas!  CR$$%%??&#@sssssse!   = Ne t'inquiète pas, on va réparer!  Va faire les bagages et je reviens!    

Faire les bagages?  Pas besoin, depuis notre arrivée au Sénégal qu’on ne les défait pas, on fouille dedans et c’est le bordel total, on ne s’y retrouve plus.  Quelle affaire!  Je me demande comment ils font les gens qui font les voyages « en groupe » et qui ne restent jamais à la même place ou tout au plus une semaine.  Moi, utiliser ma valise comme placard, je n’aime pas trop.  Et comme je m’occupe aussi de celle de A. c’est une surcharge qui brouille mes fréquences.  Je préfère les longs séjours quoi.  

On ne nous avait pas prévenu du « barouettage » d’un bord et de l’autre.  C’est à St Louis, sur le bord de la mer que je devrais être.  Pas à Thiès où il n’y a que deux endroits pour loger :  un qui fait dur et l’autre qui le fait moins!  Et pi, avoir su, j’aurais mis des vêtements de brousse aussi dans ma valise, pas des vêtements de vacancières au bord de mer!!! Tsé la robe noire?  Je me demande bien où, ailleurs que dans ma chambre, je vais porter ça à Thiès!  En tout cas, elle est suspendue dans le fond du placard, pas celui qui est transféré depuis 2 jours et qui est à terre à côté de mon lit.

C’est en maugréant sur mon sort que j’attends le retour de la femme de chambre.  Et elle revient, 20 minutes plus tard et nous remontons à la 9 pour me montrer que TOUT FONCTIONNE!  Transfert des bagages!   Je m’empresse de sortir les vêtements d’A., ils sont fripés.  Les miens? Il n’y a pas urgence à défaire mon « placard à 4 roues ».  Je monte à ma terrasse.  En rentrant,  la femme de chambre, voyant tout ça sur le lit, elle les a suspendu un à un.  Elle me règle la température de la clim, met le ventilateur à petite vitesse.  Range ci Range ça… Hé bien, c’est le retour de Madame Priority au Massa Massa? Il manque juste qu’elle me déshabille, me douche et me couche dans ma couchette!

Voilà, ma vie a changé de couleur :  passée du noir au rose, et ça me va mieux.  Vous me voyez confortablement installée à mon tout petit pupitre pour raconter mes pérégrinations à Thiès.  Elle n’est pas grande la 9, mais elle est très jolie et Climatisé-eeeeeee et sans bruit. Et juste à côté de ma porte, il y a un grand espace ou je peux travailler.  Travailler?  Eeeeeee écrire, faire le budget. Finalement, nous serons bien à Thiès.

Ce sont des Belges qui sont propriétaire du Massa Massa. Rien qu’à entendre l'accent Madame, on l’a su. Mon amie Monique a le même.  Des Belges, on en a rencontré partout, (même à Sherbrooke.)  La plupart que nous avons connus tenaient un resto ou un hôtel dans le fin fonds de la Guinée, du Mali, du Cameroun, aux Comores et j’en passe.  Mais j’ai surtout souvenirs d’un, à Mamou (Guinée) le proprio de La Paillote. Ce dernier n’était pas trop content après moi, j’y ai « volé » Diallo, son Chef Cuisinier.  Enfin, voler est un gros mot, Diallo est venu de lui-même. Le Belge était malade, voir hospitalisé, et il n’avait pas de boulot.  Je ne l’ai pas volé, je l’ai « sorti du chômage ».  Il m’avait demandé de « ne pas crier après lui comme le Belge ».   Dans les tréfonds du Fouta Djallon, tu n’as aucun intérêt à maltraiter ton cuisinier, c’est lui qui met les ingrédients dans ta nourriture, té bin mieux de te faire aimer, sinon, allez savoir ce qu’il y a dans ton assiette. En fait, on a fait pareil avec tous les cuisiniers qui ont travaillé pour nous.  On le traitait aux petits oignons, Diallo.  C'était un excellent cuisinier, il y mettait un « mélange italien belge » .  Il avait bossé chez un Italien dans sa vie de cuisinier.  Bon, ok, on s’éloigne de mon refrain et bien loin de l’aventura de Thiès.

La Propriétaire est vraiment sympa.  Je n’en sais rien du Proprio, il est au Pérou présentement.  Il spécule sur l’achat d’une autre Auberge.    Nous on est bien contents que sa femme garde encore son Auberge, because, ce que le Chauffeur nous avait dit (meilleure table à Thiès) s’est avéré véridique.   La carte nous offre de la délicieuse cuisine Belge à s’en lécher les doigts. À date, on se tient dans la section « Poisson » et « Lapin » et le Lapin au paprika d’hier soir était un délice!  Monsieur a choisi « Foie de veau sauce au vinaigre balsamique ».   Nous vivons toute sorte de séjour.  Celui-ci est un séjour culinaire.  Et nous en apprécions chaque bouchée. 

On mange bien, mais il y a tout de même des inconvénients à vivre en brousse.   Enfin, brousse pour moi quoi.  J’en avais oublié les désagréments; comme l’eau par exemple.  Parfois il y en a et parfois il n’y en a pas et tu ne sais jamais quand ça ma manquer. Va pareille pour l’électricité et va pareille pour internet.  Bien malheureusement pour A. il prend sa douche quasiment sous un « filet » en rentrant le soir vers 18 h 30.  La résidente de la 9, elle a « priority » sur l’eau et la douche l’après-midi, il n’y a qu’elle qui se douche dans l’Auberge. Ça coule à flot!

 Toujours au sujet « eau » j’avais aussi oublié qu’il ne faut pas se brosser les dents avec l’eau du robinet.  Ça m’a échappé comme ils disent.   Mon échappatoire m’a donc obligé à choisir « L’Assiette Tourista » et du « Soda wateure » au souper mardi soir.  L’assiette Tourista?  Oui, au conseil de Madame Claire;  un bol de riz avec du poulet et des carottes, le tout bouilli.  Pas bin bon mais bin efficace.  L’assiette et  quelques capsules de Pepto Bismol et le lendemain, j’étais en forme pour sortir.  Et parlant du Pepto, dans not’trousse médicale, il n’y avait que ça du Pepto-Bismol.  Ça aussi ça m’a échappé, acheter le nécessaire de voyage :  imodium, polysporin,  enfin, vous savez?  Le kit de secours de tout bon voyageur.  Il faut dire que je ne pensais pas m’expatrier en brousse sénégalaise.  Or, en ouvrant ladite trousse, je vois qu’il n’y a que des « plasters ».   Bin bin pratique!  Alors, grâce au Pepto, je suis ENFIN « sortie du bois ».

Mais je vous la raconte plus tard, ma sortie, il est midi, je dois tester la cuisine du chef...me reposer à la Terrase ensuite.   Je reviens plus tard!

THIES - Sénégal


Dimanche la levée des Priority’s du Novotel se fait à 7 heures.  Pas de panique, nous prendrons le temps qu’il faut.  Les Priority’s ça s’énerve devant rien.   Prenons d’abord le petit-déjeuner où nous retrouvons les autres membres de « la famille ».  Le mobile d’A. sonne :  – Allo, je serai en retard de quelques minutes.   En Afrique, l’heure ce n’est pas l’heure; c'est de l'espace.  Nous savons que « quelques minutes » c’est minimum une heure.  Ça n’a pas changé :   à 8 h 20 Madame Diagne est devant l’entrée.  Je quitte mon château avec un petit pincement au cœur.  L’inconnu m’attend!  Que me réserve-t-il?   
THIÈS,  est à 70 Km de Dakar.  Le Guide dit :  Thiès est la deuxième ville du pays.  Malgré son importance, elle est une ville aérée et d’aspect tranquille, quadrillée par de larges avenues ombragées.   C’est une ville intellectuelle avec ses grandes écoles :  polytechnique, d’agriculture, d’officiers… Et aussi culturelle avec sa manufacture de Tapisseries et Arts décoratifs.   Juste à lire ça je vois qu’il n’y a pas grand-chose à voir et à faire Thiès.  Mais j’ai déjà vécu un an, au pied d'un cratère du Volcan Kartala, sur une Île au milieu de l'Océan Indien;  à Ntsoudjini (Îles Comores), alors je peux certes passer une semaine à Thiès au milieu de la brousse sénégalaise.
Le chauffeur de Madame Diagne se prend pour Shcumaker.  Sur la Nationale, je lui dis de rouler moins vite, j’ai peur.  Et c’est le cas.  Putain, il roule à fond la pédale, se faufile entre les voitures, les cars rapides, les grands taxis, et les piétons, enfin, je n’ai pas l’intention d’aller à l’hôpital de Thiès.   Shumi ralentit s'il vous plaît!.  Madame Diagne dit à A. : nous allons direct au Lycée L…. parce que la réunion est à 9 heures.  Madame Priority comprend qu’elle va attendre.  Vous me voyez donc, assise sur une chaise audit Lycée.  J'écoute les présentations de Bo en Génie civil.  Ensuite de Seck en Structure métallique et ouvrages chaudronnée et ainsi de suite.  Intéressant non?  NON.  Pas du tout.  Mais je n’ai pas le choix.  



Le Lycée est au milieu de nul part.  Dans un grand champ sur ma planète inconnue.  Il fait très chaud.  Je suis à pieds, impossible pour moi de bouger.  Et je ne sais pas encore où nous logerons. 

Soudainement, un silence se fait dans la salle.  C’est tout juste si l’on respire.  J’entends un murmure derrière moi qui dit :  Le Ministre est là!  On entend un concert de bruits de chaise, et Le Ministre de l’Éducation Professionnelle et Technique est derrière moi.  Il distribue  nonchalamment sa main à qui veut bien la prendre, sans regarder personne.    Comme il ose me regarder et que sa main se dirige vers moi, je lui présente la mienne et je me présente :  Je suis Madame Laflamme.   Madame Laflamme?  Hé oui, ici je n’ai pas le choix.  Si je dis « Madame Lemieux »,    on va appeler A.  « Monsieur Lemieux » et pi tout le monde va être « mélangé ».  Alors :  Bonjour je suis Madame Laflamme! 

Passe les heures:   11 heures, 11 h 30, 12 h, 12 h 30, 1 heure.  J’ai faim!  Et je suis encore assise droite sur la petite chaise « d’école ».  Il y a une pause.   Je me dis ENFIN on va aller me reconduire à l’Hôtel.  Laquelle?  Malle dit que c’est à La Résidence Lat Dior qu’il nous a réservé une chambre.  C’est la première fois de not’vie que quelqu’un nous réserve une chambre.  Je ne suis donc pas tranquille.  Il ajoute :  il y a une piscine.  Madame Laflamme est ravie.  Le chauffeur de Malle nous y conduit. 

Avez-vous déjà vu le film Bagdad Café?  Quand la grosse dame débarque du Bus, au milieu du désert, et qu’elle voit le fameux café?  Dès que j’aperçois le « bâtiment » de La Résidence Lat Dior, qui n’a de Dior que les lettres, je la revis la scène du film, la grosse dame en moins, c’est Madame Priority Laflamme à la place mais les sentiments sont les mêmes, j’en suis persuadée.  À ce moment,  je prévois la suite de l’aventura.  J’avoue que ça ne me plaît guère.

Comment vous le décrire, sans le faire « lalarme’à’l’œil »,   le « Bagdad Lat-Dior ».  Disons qu’il ressemble à un vieux Motel miteux, sur la Route 66 (prononcez Route Sixty Six) américaine, dans un coin perdu du Texas. On ne sait pas trop si c’est en rénovation ou en démolition.  C’est couleur rose, avec des lumières de noël, des vitres cassées, tout est brinquebalant en devanture.  Des grosses colonnes blanches un peu partout.  Vous voyez le genre?  Mais vous ne voyez pas celui de la réception.  Grand comme un placard avec un comptoir, une chaise dans un coin et dans l’autre, un ventilateur sur pied et qui n’est pas branché.  « Ça fait pas dur, ça fait bin bin dur! »  J’ai droit à une petite Sénégalaise de 5 ans qui me colle dessus et me suit partout.  Pas de climatisation, il fait très chaud.  Je n'ai pas hâte de voir le reste.  J’anticipe le drame qui s’en vient.  Je croyais avoir vu le pire, au Mariador de Conakry, en Guinée. Hé bien non.   La réception était du Grand Luxe comparé à celle de La Résidence où je me trouve.  A. demande une Suite. = Elle est occupée. - Il y en a juste une?   = Oui.   =Alors donnez-moi la plus grande chambre que vous avez et avec climatisation.  Il nous donne la clé numéro 33. 

Pendant la négociation, Madame Priority-Laflamme, suivi de la petite, s'est dirigé vers la piscine.  Ahhh la la!  Il n'y a pas moins de  15 enfants qui barbotent, sautent, cri, chahutent.  L’eau n’est pas tout à fait claire.  Le cauchemar se dessine de plus en plus. Qu'est-ce que je fais iciiiiiiii?

On monte des escaliers, passe deux couloirs, et
 TA-DAAAAAaaaaaaa
C’est l’entrée triomphale dans la 33.  Et je prends une méchante débarque.  L’Expert itou.  De la Suite 852 à la 33 c’est blanc versus très noir.  Je savais bien qu’à Thiès je n’aurai pas accès au luxe habituel.  Je ne l’exige pas le luxe.  On me le donne, je le prends.  Toutefois,   il y a des bornes, une ligne rouge à ma capacité d’adaptabilité, et dans la 33, il y a dépassement de la ligne rouge.  Un film d’horreur qui se déroule devant mes yeux.  Elle est laide la 33.  De GROS meubles noirs de style rococo la meublent.  Si c’est la plus grande, quelle dimension a la plus petite?  Une Femme de chambre se présente.  On lui demande s’il y a plus grand.  Elle nous montre la 34 et la 35 et la 36, doublement plus spacieuse que la miteuse 33.  Je choisis la 36.  Transfert de bagages.  La clim ne fonctionne pas dans la 36.  Change pour la 35.  Transfert les bagages.  La clim ne fonctionne pas dans la 35.  On va voir la 34?  = Laisse les bagages, on va juste voir.  Pas de clim!  Bon bin,  on retourne à la désolante 33 alors.  Transfert de bagages. 

Je m’assieds sur le lit, à défaut de me laisser tomber par terre et de crier mon désespoir.  Tsé?  comme les enfants font en plein milieu de l’allée à l’épicerie parce qu’on ne leur donne pas ce qu’ils veulent.  Moi je ne vais pas crier parce qu’on ne me donne pas ce que je veux;  c’est par ce que JE NE VEUX PAS ce qu’on me donne!  Pendant que je fais mon inspection, A. m’observe, le Chauffeur aussi.  Le matelas est aussi dur que le plancher.  Il n’y a pas de siège de toilette.  La douche?  Elle n’est pas tellement propre.  Il y a des « odeurs » dans la salle de bain.  Ça, je ne supporte pas.  Les rideaux, enfin les morceaux de draperies cloués à la fenêtre,   sont d’une laideur.  Quand je ferme la porte, question de voir la luminosité de la chic 33,   c’est la noirceur ou presque.  On se croirait dans une caverne.   Il y a comme éclairage, un globe suspendu au bout d’une corde au plafond et une mini-lampe sur une table de chevet.  Ah yaille yaille. Et dire qu’il y a à peine quelques heures, je me prélassais dans le salon de ma belle suite du Novotel.  Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.

A. et moi on ne cesse de se regarder.  Qu’est-ce qu’on fait? Ce que j’ai envie de faire?  Pleurer, brailler à chaudes larmes.  C’est la désolation totale! J’ai une semaine à souffrir ce décor?  Et voilà qu’en tassant la draperie de la fenêtre je vois 3 zzzzzzzzzhommes  qui s’en vont à la piscine et ne vois aucune femmes à ladite piscine.  

Il est, je ne sais plus trop quelle heure.  Je ne veux pas retarder A. dans son boulot.  On l’attend pour les Travaux d’Ateliers.  Mais il voit bien que ça n’a aucun sens de rester ni de me laisser dans cet enfer.  Dans Le guide du routard, à la rubrique « où dormir – Prix moyens / Plus Chic j’avais vu :  Auberge Massa Massa :  chambres confortables et bien tenues.  Situé dans un quartier calme.  Fait aussi resto.   Le chauffeur nous  dit que là c’est le meilleur resto de Thiès.  Inutile d’en ajouter, A. me dit qu’il va aller voir avant de se rendre au Lycée.  Ils partent.

Et moi, je reste donc penaude dans ma désolante et triste 33.  Que faire d’autre que de lire mon roman :  L’oiseau du Cachemire.  La lecture nous sert de baume apaisant. Alors je me repose sur elle pour retrouver mon calme.  Mais le calme ne vient pas.  Incapable de me souvenir du moindre mot que je viens de lire.  Mon mobile sonne.  A. est au Massa Massa et il me dit que c’est bien mieux, et qu’il reste UNE chambre, petite mais bien, mais qu’il n’y a pas la télé. Par contre  tu auras un toit terrasse pour aller lire.  Il vient me chercher tout de suite.  Transfert les bagages dans la 4X4 et passe 5000 francs dans la main du pauvre bagagiste en sueur qui n'en peu plus de transférer nos valises.  ADIEU la Résidence de Meeeeerde!  BONJOUR L’Auberge Massa Massa!



Ça  valait bien les 5000, parce que nous ne voyageons pas léger.  Nous avons 6 bagages :  2 valises, 2 valises cabine et 2 valises ultra-lourdes de documents, papiers, manuels C…. 

= Chauffeur?  Que veut dire massa massa?  - Après que tu as eu de la difficulté, pour que tu te sentes bien on te dit massa massa, comme pour te dire ça va aller.  Décidément, elle m'était destiné.  L’Auberge Massa Massa est sur une rue en terre battue, rouge et difficilement carrossable.  C’est ce que voulait dire le Guide par « quartier calme » on ne peut pas y circuler sauf en 4X4.  



   On y trouve 12 chambres.   Nous entrons par le restaurant:  - Je suis désolée, la clim de la chambre 9 ne fonctionne pas.  Nous allons vous donner la 5 pour cette nuit, mais vous devez la quitter demain car elle est réservée.  Je suis désolée!  Nous vous donnerons une autre chambre demain que vous devrez aussi quitter, elle aussi réservée.  Alors nous vous donnerons une autre chambre.  Je suis désolée. 

C’est le mot de bienvenue de la réceptionniste. Suis-je désolée à mon tour vous pensez?  Non, pas du tout.  Je suis trop fatiguée.  Tout ce que je veux c’est une chambre qui a de l’ALLUUUUURE!  Et c’est le cas de la 5 :  une belle chambre, propre et agréable.  Il y a un grand lit king à baldaquin.  La salle de bain, toute blanche, est super propre.  Posez les bagages ici s’il vous plait.  Et A. peut enfin rentrer tranquille au Lycée.

Aussitôt qu’il est parti, je monte voir le très agréable toit terrasse.   Mon "coin de paradis" pour cette semaine. Et je m'y installe.  





J’ai mon livre en main. La lecture fera-t-elle son effet apaisant?  Il fait un temps superbe, le soleil brille, une belle brise berce mon petit bonheur.  Et le Muezzin qui me dit qu’Allah Aouakbarrrrrr!  À ce moment, sur ma belle terrasse,  oui,   Dieu est grand!  Je reprends mon Roman à la première page.  Je suis vraiment bien.  Les difficultés du jour sont derrière moi maintenant;  massa massa!   Ça va aller!

Il est 17 heures.  Je retourne à la 5 pour me reposer.  J’ai eu quelques émotions qui m’ont « maganée la canadienne » en ce dimanche 12 septembre 2010.  Les journées de travail sont longues ici.  A. va rentrer vers 18 h 30.

À son retour,  il me dit qu’on a libéré la 3, et que nous pourrions la prendre pour toute la semaine.  C’est au rez-de-chaussée.  Je la visite, elle est plus grande.  J’aime moins la couleur des murs, ils sont jaunes tandis qu’à l’étage, les murs ils sont d’un beau bleu et vert apaisant.  J’en ai marre du transfert de bagage, on nous assure la chambre pour tout le séjour? Ok, on déménage.  Transfert des bagages.   Finalement, ma journée se résume par un seul mot :  transfert. 

Et à 19 heures, vous nous voyez attablés au resto.  On y retrouve un air de déjà-vu.  Déjà vécu.  Celui de FRANCEVILLE au Gabon.  Nous étions au BOUKAROU, et ce resto de l’Auberge nous laisse le même air.  Il est bon l’air.  Délicieuse la brochette de capitaine.  Savoureux le Cote du Rhône.  Tout est bien qui finit bien.  Pas à l’heure du coucher, dans notre lit à baldaquin, sous le filet moustiquaire, rebelote l’horreur.  Tsé la CLIM?  Il fait un bruit INFERNAL le climatiseur.  Insoutenable. Il y a un ventilateur au plafond.  OFF la clim ON  le piton du ventilateur.  Suons zzzzen choeur!  Je me suis couchée un peu au bord des larmes, fatiguée de mon éprouvante journée.  Demain, je demande un changement de chambre.  Nous avons torop mal dormi.  

Demain, devinez quoi?  TRANSFERT des bagages!

http://www.hotel-residencelatdior.com/  Voici le site du lat dior dont je parle.  Mais ce qui est sur internet et ce qui est devant ta face...c'est DEUX images très très très très différente!

L'AVENTURA....

 L'AVENTURA (Paroles de la chanson - Stone & Charden / Remix Madame Dakar)! 
Elle :
    C’est le voyage
    Qui nous fait vivre tous les deux
    Et l'on est libre de partir demain où tu veux
 Lui :
C'est ça que j'aime, voyager partout avec toi
    Le jour se lève, on prend l'avion et l'on s'en vaaaaaaaaa
Elle :
    L'aaaaaaaaventuraaaaaaaaa… C'est la vie que je mène avec toi
    L'aaaaaaaaventura…C'est dormir chaque nuit dans tes bras
    Et chaque jour que Dieu fait mon amour,
    Voyager avec toi
    C'est l'aventuraaaaaaaaaa !
 Lui :
     Les jours qui passent ne sont jamais, jamais pareils
Elle :
    Prends nos valises, de quoi d'autre avons-nous besoin ?
   Que mon histoire ne tienne plus qu'en un refrain….
   
 Par quel bout commencer pour raconter mon histoire qui tiendra en plusieurs refrains.  Comment vais-je décrire  le chemin qui m’a amené à écouter le Muezzin chanter « Allah Aouakbarrrrr » sur le toit terrasse de l’Auberge MASSA MASAA de THIES en ce dimanche 12 septembre 2010.  Il me dit que Dieu est grand?  J’avoue qu’il y a à peine une heure, mon Dieu,   je l’implorais de me sortir de l’enfer où j’étais :  Ah yaille yaille! 

Je commence donc par le refrain le plus agréable, notre première expérience en Cabine  PREMIUM VOYAGEUR  que du bonheur !  Le beau début de l’aventura, la vie que je mène avec A.  
Du comptoir AF de Dorval jusqu’à la porte du Novotel, l’expérience se résume en un mot :  « PRIORITY » tout le long du refrain.  C’est  l’étiquette qu’on appose  sur chaque bagage:  PRIORITY.  C’est comme si tu l’as collé sur le front. 

Nous prenons le couloir A (et non B où les Écos se bousculent) pour accéder  à la Cabine Premium, où il y a à peine 3 rangées, je crois que c’est 24 sièges.  On dirait un voyage en Jet Privé.  Si je veux vous imager les sièges du Jet;    je dirais qu’ils sont comme de mini-lazy-boy, néanmoins confortables.  Plein de place entre nos sièges et ceux qui sont avant de nous.  Entre nous deux aussi, il y a de l’ESPACE, ce qui permet de bouger les coudes.  Et ohhh bonheur!  Les sièges sont beaucoup plus larges. Tapez « Premium Voyageur » sur le site AF et vous aurez une vidéo démonstration.  

Pendant que les « Écos » se bousculent encore, chez les Premiums, les Agents de bord passent pour nous souhaiter chacun leur tour « Ça va?  Bienvenue à bord!   Je vous souhaite bon voyage! Vous allez où? Et bla bla bla et l’on nous offre des magazines et des journaux ».  Quel bonheur!  Du Champagne avec ça?  Merci!

En « Espace Tempo » pour réussir à boire un verre d’eau, tu dois attendre d’être dans le ciel avant qu’on daigne t’en offrir un.  En Premium;  deux bouteilles d’eau minérale trônent dans un petit compartiment.  Et pi une trousse de voyage avec brosse à dents, crème Multisoins Clarins pour la peau, des bas, etc, etc, etc., et aussi de VRAIS écouteurs « hi-fi » et non pas les minables patentes qui t’égratignent les tympans.  C’est une couverture en vraie laine et de bonne dimension aussi et le coussin est plus volumineux que les petites « crottes » de l’Éco.   Et nous avons chacun notre « lumière de chevet » pour la lecture.  Et que dire des toilettes qui ne sont pas achalandées par 247 personnes.  À mi-vol, tu « pile dans le pipi ».  Pas « chez-nous ».  En gros, c’est ce qui distingue la Premium-Priority de celle  des « animaux économiques » d’AF.  De multiples « petits rien » qui nous fait passer du bon temps sur le vol AF349.  Et nous avons beaucoup apprécié les petits rien luxueux. 

Cependant, malgré le « lazy-boy », je n’ai pas réussi à dormir.  Bof!   Un roupillon par-ci un peu encore par-là.  Et nous voilà au Terminal 2F de CDG, il est 11 h 05 et le vol Paris Dakar n’est qu’à 16 h 15.  Qu’est-ce qu’on fait?  Nous marchons d’abord.  Nous rentrons au RELAY pour l’achat d’un convoi de magazines « petit format » pour moi et un livre pour A.  Nous lunchons, et pi nous nous assoyons à la Porte 54, la porte des Priority.  À la 53 "Tempo" c’est « noir de monde ».  Et, oh surprise,  la 54, c’est la porte d’embarquement du nouveau mastodonte AF380.  Il y a dix minutes, c’était « full japonais » car  il s’apprête à décoller via Tokyo.  Nous attendons l’événement, celui du spectacle du décollage.  Mais quel immense avion que cet AF380!


À 15 h 30, vraiment, nous étions « au bouttttttte » du rouleau. 
La tête ne me tient plus sur les épaules.  A. pareillement.   La photo vous montre Les PRIORITY’s sur un Lazy-boy qui masse le dos pour la modique somme de 2 euros.À 17 heures, nous décollons!

Étrangement, comme à chaque voyage, c’est sur le vol Paris-Dakar qu’on   mange le mieux.  Ce voyage-ci, le Parmentier poisson crevette était délicieux.  Le « pan » est plus savoureux aussi.  Le « van » itou.  Comme vous m’entendez, j’ai repris mon accent « pointu ».  Et le fromage n’est pas du Cheddar P’tit Québec , c’est du Brie President.

Le bon vin m’endort et l’atterrissage me réveille encore!  (Encore ici, paroles de chanson « remix » à ma manière.)  Nous sommes debout devant le carrousel des bagages, et aucune angoisse, déjà à la queue leu leu,   les 4 valises PRIORITY sont là.  Ça alors! Jamais vu ça!    Je dis au bagagiste qui se garroche sur nous:  « Tu vois les étiquettes Priority?  Tu peux nous faire passer Priority aux douanes?  -  Mais bien sûr madame!  Il roule  le chariot, baragouine je ne sais quoi au Douanier, et en moins de deux  + 5 000 francs, nous voilà dans la Navette du Novotel.  « Soyez les bienvenus! » que nous dit Amadou.

Et vous voyez les Premium-Priority, bien assis dans le salon de la SUITE 852 offert à un prix Préférentiel pour les "chouchous"  d’Abdoulaye, le réceptionniste de nuit.   Bienvenue le Grrrrrrrrrand lit King de la 852!  Contrairement à mes contes d’enfance :  Ils furent heureux et n’eurent pas beaucoup d’enfants!  Le sommeil est torop vite arrivé!

DAKAR PRISE II – Samedi 11 septembre 2010

Rien n’a changé!  « Vous nous avez manqué » nous disent-ils tous.  « Nous vous attendions!  Soyez les bienvenus ».  À chaque coin du Novotel,   c’est ce qu’on entend. On a laissé une trace quoi!

 Je dis que rien n’a changé?  Faux! Le climat a changé.   C’est « l’hivernage » au Sénégal.  La Saison des PLUIES.  Samedi matan, juste le temps d’aller chez Alcatel pour réactiver nos « mobiles »; et de s’apercevoir qu’en saison d’hivernage,  les vendeurs ambulants « hibernent ».  Sauf mon vendeur de lunettes Gucci, qui croit encore que je ne sais pas où est Alcatel et nous guide.  – Tu veux pas des lunettes?  - Djeredjeuf! Ndiénouma!   J’ai pas oublié ma phase choc pour les évacuer :  Merci!  Je n’achète pas!

Les mobiles réactivés, nous rebroussons chemin.  En remettant les pieds dans le portique du Novotel, la FLOTTE a commencé.  Et il paraît que cette année, c’est du jamais vécu.  Il pleut sans arrêt depuis deux semaines.  Et ça fini fin mois que m’a dit Aziz.  

Je le savais, j’avais vérifié la climatologie sénégalaise sur internet.  Alors aucune surprise.  D’ailleurs même pas besoin de vérifier,   nous l’avons déjà vécu l’hivernage en Guinée Conakry,   il y a de ça quelques années.  C’était tellement humide qu’à notre arrivée au MARIADOR, le Boy devait gratter la moisissure des deux fauteuils de la chambre avec la carte de crédit de l’Expert avant qu’on habite ladite chambre.  HUMIDE je vous dis.   Ce qui n’est pas le cas dans la belle 852.  Le Mariador et le Novotel ça ne se compare pas.  Oh que non.  Je dis tout le temps, quand nous sommes à la recherche d’un hôtel africain où loger :  J’ai dormi au Mariador, je peux dormir n’importe où.  Je n’avais pas encore mis les pieds au LAT-DIOR de THIÈS.  Mais avant d’y poser pieds, continuons la partie « belle » de l’aventura :

Notre cher Djibril est très heureux de nous revoir.  Il nous offre l’apéro au bar et ensuite le dîner à La Calebasse. – C’est moi qui vous invite, dit-il.   Comme ils disent ici :  Djibril et nous, « on’né’ensemble »!   Ah tiens?  La Carte a changé.  L’Aventura culinaire commence ce soir :   Darne de Thiof sauce provençale pour Madame.  Filet de Sole du Chef sauce estragon pour Monsieur.   Accompagnement :  Rissoto-fromage et verrine de fruits.  Un Côte du Rhône arrose le tout.  Le Chef, il n’a pas changé.  Tout est succulent.

À chaque pays, c’est pareil, nous avons not’préféré.  Au Sénégal c’est Djibril, le Maître D du Novotel.  Et le « Maître Di » il est bien malheureux quand nous lui disons que nous partons dimanche pour Saint-Louis.  Parce qu’à ce moment, nous pensions partir pour St Louis, mais ce n’est plus le cas.  Notre « port d’attache »  à changée de cap,  samedi matan, quand Monsieur Mallé a téléphoné :   Dimanche 7 heures nous passons vous prendre, nous allons à THIÈS  - Thiès?   Que s’exclame Madame Premium-Priority-Préférée-Préférentiel!!!!!   - Pour combien de temps?   - Je ne sais pas, nous réponds Mallé Quand nous annonçons la bonne nouvelle à Djibril, il nous dit (aussi fort que je l’ai exprimé à A.)   :  - Thiès?  Ahhh c’est bien mieux à Saint-Louis.    Ça augure mal le ton qu’il a pris pour le dire!  En plus Il me regarde en me disant ça.   J'aime pas ça;  J’y vois un mauvais présage.