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20 sept. 2012

Le chauffeur de taxi

J'ai oublié un petit bout de mon histoire.  Ça se passe "hier nuit", de retour du resto. Nous avons pris la vieille bagnole qui était stationné juste devant le Sunu Bideew...prononcer "sounou bidellou".  En ouvrant la porte,  j'ai cru qu'elle était pour tomber.  Mais bon, il n'y a pas d'autres taxis de libres, et  c'est bondé de Sénégalais sur la  rue.  Ça s'appelle donc partir d'ici OPC.  Contrairement à "la règle", ce n'est qu'une fois "dedans" que A. a négocié le prix.  -  Donne-moi 2000. Que lui dit le taximan.   A. ne discute pas, il sort les 2000 en question en vue de les lui donner qu'une fois rendue au Novotel.  Mais le Taximan n'a pas dit son dernier mot:
- Donne-moi 10,000 et je te remets 2000
- Pourquoi?  j'ai les 2000 
Et le taximan lui baratine une histoire rocambolesque "genre-comme":  Son patron il aime les grosses coupures, etc. etc. etc.   on y comprends rien.  A. ne parle pas.  Je sens l'arnaque.

Tout ce que nous voulons c'est de se rendre à l'hôtel et de débarquer du vieux tacot avec tout nos morceaux, le pognon en poche compris!
Bienvenue l'entrée du Novotel;   André donne les 2000 et nous sortons du taxi.  Vite vite vite!

En entrant à l'hôtel, je raconte à Djibril la tentative d'extorsion du taximan et il dit qu'il avait  soit l'intention de prendre les 10 000 et de s'enfuir,  ou bien il aurait remis de la fausse argent.

Laventuuuuuuuuraaaaaaaaaaaa....c'est la vie que je mène à Dakaaaaaaaaaar.......

LA ROSE...L'ÉPINE...LA CHALEUR...LA PLUIE ET LE CALME!


« Celui qui veut la rose doit respecter l’épine. »

Pour la rose, « ça se passe bien » comme y dise.  Le séjour est très agréable.  L’épine?  C’est  celle qui est assise à la « table des 5 » 
(table des 6 depuis hier matin puisque le « Commercial » alias le "Bana-bana" s’est ajouté « à la gang »  et l’épine, elle parle et gesticule en même temps.  Je me mords la langue tous les jours que l’épine mange à ma table. Je mets plus de crêpes qu’il en faut dans mon assiette, pour bien garder le nez dedans et surtout pour en avoir en masse à mâcher ce qui m’empêche de parler.  Pendant qu’elle égratigne mon ouïe, j
e mange silencieusement et déguste chaque gorgée de mon café, tout en me tassant une fois de temps à autre pour ne pas qu’elle me frappe avec « ses baguettes en l’air ».   Mais bon, ça achève!  Vous me direz "tu as qu'à aller manger plus tard?"  Je vous répondrai "Que mon A. il aime bien que je petit déjeune avec lui".  Alors, je me sacrifie...lol

As de Pique :

Depuis le premier séjour au Sénégal je vais à la « Bitik » d’artisanat de Mariama la couturière.  C’est une « bitik plein air », sous des cocotiers et autres arbres dont je ne sais le nom. 






Elle est juste à côté du Pullman.  Mariama confectionne et vends de très belles choses et en plus elle me fait de bons prix.  Avec elle je n’ai pas à négocier.  Or, la semaine dernière, je suis passée pour la saluer, mais c’est un jeune homme qui se présente.  Il s’appelle As  – As de cœur?  Que je lui demande.  – Non As de Pique et il me montre sa bague affichant « le pique ».  Et j’apprends qu’As de Pique c’est le fils de Mariama.  Après salutations, discussions, et achats et cadeaux, on a fait un pacte As de Pique et moi.  Un « bana-bana »:   « Tu me fais de très bons prix et je t’envoie 3 nouvelles clientes.  C’est  la première fois qu’elles viennent en Afrique, elles ne savent pas négocier mais elles vont acheter beaucoup. »  

Je pense qu’il est très content l’As de Pique, il a fait de très bonnes affaires parce que  tous les soirs les 3 nouvelles clientes reviennent de la piscine avec des achats.  Je sais que chacun en a eu pour son compte :  et As de pic et les dames et pi moi avec.  Hier, Mariama et As ils m’ont donné un très beau sac tissé :  -  On l’a vendu 4000 aux autres.  Il ne faut pas le dire.  – Bouche cousue, le bana-bana c’est entre nous! « On est ensemble! » (comme me dit les vendeurs de la rue).

Thème de ce séjour :  calme

Nonobstant le samedi des voleurs, nous laissant un peu sous le choc pour le weekend, le séjour a été bien calme.  Calme voulant dire que nous n’avons pas fait de « grandes sorties ».   Calme voulant dire aussi que je n’allais qu’au Pullman, au supermarché Casino, et prendre quelques marches « en ville ».   Calme voulant aussi dire que tous les midis, depuis lundi, je déjeune (lire dîne) au Novotel.  Le Buffet du midi est abondant et délicieux. J’ai droit à chaque midi à un jus de fruits pressés « c’est moi qui l’offre » que me dit mon amie AMY.  Quand même, ce jus est à 3500 sur le menu.  Et pi calme veut aussi dire que j'ai réussi à lire 2 romans.

La chaleur y était pour beaucoup dans le choix de mon « immobilité ».   Je rappelle que c’est le mois le plus chaud de l’année et qu’on a choisi CE mois pour faire venir Cem..  afin de terminer le contrat. Or, chaleur + humidité, c’est très bon pour la peau, je n’ai même pas besoin de mettre de lait pour le corps;  mais pour le reste?  Ce n’est pas bon du tout.  Marcher 30 minutes « very slowly but surely » pendant que le soleil te tape sur la tête, l'épuisement est au rendez-vous! 

Même qu’à la piscine, sous mon cocotier, j’y reste que 2 heures au plus.  Je ne mange plus là-bas.  Cé bin beau manger des frites et boire un Fanta, le verre rempli de glaçons sous un cocotier, mais la brise de la mer ne suffit pas à me rafraîchir.  Vivement « la clim » du restaurant du Novotel et les pattes de crabes!

Hier, alors que j’étais en séance de contemplation marine, bien confortable sur ma transat de la piscine du Pullman, des gouttes de pluies se sont mis à  tomber et  plus de gouttes encore.  Mamadou, le maître nageur m’a mis le parasol.  La pluie tombait doucement et j’ai  lu mon livre bien tranquille.  Ce qui m’a étonnée, c’est que personne n’a bougé, personne n’a quitté la terrasse.  Nous sommes tous restés là, bien calme, attendant que ça se passe.  Et il n’y a pas eu la flotte, un peu « de pipi d’oiseaux » comme disait Madame Clair du Masa-Masa de Thiès et le soleil est revenu. 

LE SIFLET :

Concernant les voleurs, en racontant mon histoire à Khadim, il me dit de m’acheter un SIFFLET de retour au Canada.  Et la prochaine fois, (si prochaine fois il y a)  de le porter au cou, avec mon petit sac que j’ai tout le temps suspendu au cou pour y mettre mes lunettes et mon pognon.  Tu SIFFLES et ils fuient!  On va essayer!  Je vais m’en acheter un.  Je me demande même si je n’ai pas vu dans un dollorama un « système d’alarme » à suspendre au cou. Toutefois, FALL dit à A. que si un Sénégalais voit quelqu’un agresser une femme, il lui saute dessus.  Même si il est dans un Bus, dans un Taxi, dans sa voiture et sur la rue, un Sénégalais n’accepte pas qu’on touche à une femme.  Ça me rassure!  Un peu! 


FAUSSE JOIE :

Vendredi dernier, je reçois un mail nous offrant, Oh Bonheur!!!!!  un surclassement en classe Premium pour la modique somme de 149E par personne.   Il fallait s’inscrire, et dans les 5 jours nous aurions une réponse.  Sans aucune hésitation, j’ai rempli la formule.  N’obtenant pas de réponse encore ce mercredi matin, je suis allée à l’agence Air France, qui sait?  Me surclassera-t-on sur le champs? 

J’explique mon histoire à l’agente, et elle me dit : 

1)  Ici nous ne pouvons rien faire. 
2)  On fait cette offre à beaucoup de clients.  Donc c’est seulement s’il y a de la place.

En d’autres mots :  ne comptez pas sur cette offre, il n’y a jamais de place. Fausse joie!  Nous retournerons en classe bétail économique.  Bof!  L’important est de retourner à « la rose sans épine » :  MA Maison!

Nouvelle sortie au Sunu Bideew:

Hier, le  Commercial nous a fait connaître un nouveau restaurant vraiment sympa.  Il est au « Centre Culturel Français » sur la rue Joseph Gomis.   Quelle belle ambiance il y avait au "Sunu Bideew".  Une grande terrasse, dans un luxuriant jardin, et au-dessus de nos têtes une toile est accrochée aux arbres, ce qui fait un immense parasol.  Et que dire des « Crevettes aux fruits de la passion »?  Délice!  Et la « divine sève » qui l’accompagnait itou.

LA PLUIE :

Les seules gouttes de pluie que j’ai vues ce sont celles que j’ai reçues, hier, à la piscine du Pullman.  À tous les jours c’est que du   soleil, du très chaud et du très humide.  Je regarde sur « my yahoo » et je vois qu’il fait présentement 10° à Sherbrooke.  J’ai hâte de respirer de l’air frais.  Hier, au centre culturel français, comme la terrasse est plein air et surtout à l’intérieur de murs en ciment, inutile de vous dire qu’à la fin du repas, quelques heures plus tard, encore une fois, nous avions tous les vêtements collés au corps.  Le thème est calme…mais je dois ajouter :  Humide.  SUER!

PHOTOS?


Je n'ajoute pas de photos...des rues...du marché...enfin des endroits où Madame Dakar laisse les gouttes de sueurs.  La raison?  On me voit avec une caméra en main,  et on ne voit plus la caméra dans ma main!   Et je n'aime pas photographier "les gens".  Chez-moi, je ne m'imagine pas un passant me prendre en photo, comme ça, pour son plaisirs ou son blogue.  C'est pour ça que je n'image pas "la ville" juste "la piscine".   



Une nuit de sommeil…et c’est le LONG retour à la ROSE!

18 sept. 2012

Vous êtes adoraaaaable!

Comme j'ai du temps...j'ai enregistré la musique de fonds qui berce mes heures de farniente au Pullman. (voir vidéo)  Et je peux perdre de longs moments dans la contemplation de  cette vue dont je ne me lasse jamais!  Petite méditation tranquille bienfaisante!





Encore "3 dodos" à me "gaver" de délicieuses Langoustes...Pattes de crabe... et de Thiof (mon poisson favori) servi bien frais et le midi et le soir!  Et le Chef, il fait du très très bon "rissotto".  Chez-moi je n'en mange jamais, il me semble qu'il est, la plupart du temps, trop "gluant".  Ici...c'est un "dééééééélice"!    HHhhhhhhhhh (soupirs)

Depuis toujours, c'est moi qui donne des cadeaux au personnel.  En retour il arrive qu'on m'offre le jus de fruits frais le midi.  Ou le soir Djibril nous offre le dessert.  Aujourd'hui, oh surprise, voilà que je reçois un très joli "boubou" (robe longue brodée) de "ma copine" qui est "Maître D" le jour au restaurant.  Elle dit, en me remettant le paquet " Vous êtes une femme adooooooorable!  Que Dieu vous bénisse!"  C'est la grâce que je me souhaite!  

Malgré la contemplation qui meuble les heures de farniente au Pullman, je compte les dodos.  Déjà!   J'ai hâte de rentrer à la maison.  C'est bien la première fois de ma vie africaine, que j'espère mon retour.    Pourtant ce séjour est court.  Est-ce cette chaleur suffocante?  La marche que je dois faire, à ladite chaleur, pour aller à la piscine?  Un peu de tout, mais j'ai hâte que le loooooooooong trajet en avion soit terminé!   

17 sept. 2012

LE SYSTÈME D'ALARME DE MISSIEU


Tous les samedis passés à Dakar, depuis le premier séjour, nous allons « en ville ».  Ce samedi 15 septembre 2012 nous ne dérogeons pas à la coutume.  Jamais nous ne prenons le taxi, nous y allons à pied.  Départ du Novotel à 10 heures: La consigne sécurité ici est de toujours marcher sur les « grandes rues » et jamais les « petites rues ».  La principale, la plus achalandée, la plus commerciale et celle que je prends tous les jours est l’Avenue Georges Pompidou.  Elle me conduit à L’Avenue du Président Laminé Guèye que j’appelle « la rue des Libanais » puisque la plupart des « boroms bitiks » (boutiquiers) sont des Libanais. C'est la rue de ma "bitik" Kadel.   Encore une fois la semaine dernière, une paire de sandale m’a sauté en pleine face.  Que voulez-vous!  Je le répète, il y a en moi une Céline Dion qui dort, mais « t’inquiète » elle ne chante pas, elle s’achète des chaussures!  Pour revenir à « la consigne sécurité » :  seule, je n’y déroge jamais, je ne m’aventure pas ailleurs que sur ces deux artères.  Samedi comme j’avais fait mes achats durant la semaine, nous n’avions qu’une destination en tête :  la Librairie Aux 4 Vents.  Cette librairie se trouve sur la rue Félix Faure, à 20 minutes de marche du Novotel,  deux rues parallèles 1à G.Pompidou, mais tout de même elle est assez achalandée pour y marcher sans trop  s’inquiéter des « Piques pocket ».  Pensions-nous!

La librairie, a deux étages, et elle est bien remplie.  Nous y avons bouquiné une bonne partie de l’avant-midi.  J’ai acheté quelques livres et André aussi.  La facture s’est monté à + de 150 Euros.  L’heure du déjeuner venue, sachant que La Galette (une Pâtisserie – Salon de thé – Restaurant) est à « 2 blocs » de la librairie : « On vas-tu manger à La Galette? »

Petit rappel : 

Si vous lisez ce blogue au fil de mes récits, vous savez qu’à deux séjours passés, Missieu a été agressé par des « piques pocket ».   Ils ont toujours la même manière :  un lui offre d’acheter une bricole et pendant qu’il le distrait, subitement un autre apparaît de nulle part, se penche et tire  sur son bas de pantalon dans le but de le faire tomber et les deux tentent de lui faire les poches et de lui arracher le sac qu’il a en main.

Rebelotte! Même scénario! 

 Ce samedi 15 septembre 2012, nous sortons de la librairie, nous prenons la rue juste devant nous et marchons sur la rue Mohamed V une rue pas bien loin de La Galette.  En fait c'est la rue d'un restaurant que nous aimons bien:  Le Loutcha.  Vous voyez la rue et le resto sur la photo. C'est quand même une rue achalandée.  Voilà qu’un vendeur offre une bouteille de parfum à André.  On sent l’arnaque tout de suite. Nous marchons plus vite.   Même scène un peu plus loin : mais ce sont les deux brigands qui tentent de faire tomber A. :  Un se penche, tire le bas de son pantalon, l’autre fait de même, un met la main à la poche de A. pendant que l’autre tente d’arracher le sac de livres.  Le coup ne réussit pas.  Il est costaud mon A.  il ne tombe pas.  Et il y a madame qui voit la scène. 

Tout ça se passe à haute vitesse.  Je suis là, juste à côté, et je n’ai qu’une réaction :  CRiiiiiiiiiiiier!  CRiiiiiiiiiiiiiiier tellement fort, qu’ils ont lâché prise.  Un s’est sauvé, l’autre a reculé disant :  « Ok! Ok! ».  Je suis en état de choc, et je lui ai criiiiiiiiiiiiié :  DÉGAAAAAAAAAAAGE SALOPAAAAAARD!  Il y avait des gens qui s’approchaient de nous et un Taximan se pointait juste derrière nous.  Les deux salauds se sont évadés! BORDEL DE MERDE!  On l’a encore une fois échappé belle.  Le soir, à l’heure du dîner, Missieu raconte notre aventure et il dit :  « Madame, c’est mon système d’alarme ».  Hier, dimanche, nous sommes "restés à la maison" toute la journée!  

La morale de cette histoire et la nouvelle consigne est :  la sortie du samedi à Dakar se fera en TAXI et sur la rue principale uniquement.     


MADAME BLING BLING AU SAUNA


Le 13 septembre 2012  et....Defa Tang! ( il fait chaud)

Je prends mes marches « dedans » un sauna!  On me dit que c’est la fin de l’hivernage, c’est pourquoi il fait si chaud voire même que ce n’est pas fini, il fera plus chaud encore.  C’est jeudi, il nous reste encore une semaine à « cuire ».    Le taux d’humidité est à mon avis à 150% et la température 45°.  Enfin, c’est ma météo bien personnelle.

Mardi, pour me rendre au Pullman, j’ai pris « côté ville » au lieu de La Corniche « côté mer ».  J’ai regretté mon choix;  c’était suffocant.  Au moins, sur la Corniche il y a la brise de la mer, qui nous donne de l’air.  Marcher sur la petite rue,  entre les immeubles et les 4 X 4 qui circulent, et qui nous passe quasiment sur les orteils et crever de chaleur « pas ivident » comme dirait l’autre. 

Or, au coin Parchappe et la rue Huart, me voyant en nage, voilà qu’un Taximan me demande où je vais.  « À la piscine du Pullman.  – Viens, pour 500 francs je te conduis.  – Je n’ai pas d’argent. – Il ouvre la porte arrière et me dit, allez, c’est gratuit! »   Ça alors!  C’est bien la première fois de ma vie que j’ai du gratuit en Afrique et particulièrement d’un Taximan!  

J’ai péché par mensonge car « de l’a’gent » j’en avais;  mais que des « grosses coupures » des billets de 5000.  Sachant que les Taximen n’ont jamais de change, surtout quand c’est un blanc qui présente un billet, je les ai gardés dans mon sac. Le Moussa en question il m’a donné sa carte, m’ordonnant de ne pas l’oublier quand j’irais en ville.  Ce que je n’oublierai pas, c’est de me faire donner des « petites coupures » voire de « la ferraille » c’est-à-dire du petit change, car je ne crois pas que « cé gratuit » me soit servi une autre fois.

Le Living Room du Pullman




Depuis les années que je vis au Novotel, on m’a habituée à ne rien faire, à ne lever que le petit doigt.  Ou n’est-ce pas moi qui les ai habitués?   Par exemple, Khadim, le maître nageur, il réservait ma chaise, sous mon défunt cocotier et mon défunt parasol et j’avais déjà ma serviette placée, et pas la bleue pâle usée mais la bleue foncée toute neuve et plus épaisse.  Même que celle de « Monsieur Le Ministre » était là aussi, au cas ou ce dernier viendrait en fin d’après-midi.  Ne vous méprenez pas, Le Ministre, c’est Missieu A. et non un Ministre quelconque qui m’accompagnerait à la piscine. 

 L’heure du déjeuner venue, je n’avais qu’à lever le doigt pour qu’il vienne prendre ma commande.  La plupart du temps, c’est lui qui venait vers midi trente pour me dire que c’était le temps de manger et il me donnait la carte Menu.  Je n’avais plus à préciser « du citron et des glaçons dans un verre bien froid » et pour mon coca et pour ma Gazelle  (la bonne bière).  Ce qui n’est pas le cas…ENCORE…mon nouveau « Palais ».  Mais « Ça ira » comme l’on dit ici.

Imaginez que j’ai été obligé de me lever de ma chaise, de ne pas oublier de mettre mes babouches pour ne pas me brûler les pieds sur le ciment, de mettre mon pagne (paréo), de marcher jusqu’à l’immense paillote où se trouve le Bar-Terrasse, 

et tout ça pour commander mon « Fanta et une assiette de frites ».  En passant, ça m’a coûté 5000 francs (10$) pour si peu et ajoutons les 1000 francs (2$) de pourboire : c’est defa’cher (très cher) au Pullman.  Mon histoire finit bien; hier midi, le serveur  m’a laissé le temps de me baigner, me faire bronzer et il est venu :  « Madame, ça va?  Tu veux quelque chose? ».  Voilà!  Tout est en ordre!  La nonchalance sous les tropiques est bien en place.  Ça va aller!

Madame Bling-Bling

Dans mon dernier carnet, je quittais en disant que je m’en allais suer en ville. Sauna pas sauna, je me devais d’y aller, j’avais un achat important à  faire.  Voici pourquoi :   Mardi, de retour du Pullman, l’inévitable vendeur de montres et de plumes Mont Blanc « côté mer », qui est là depuis le premier séjour et que je n’aime pas du tout parce qu’il est « torop » insistant et aussi parce que ses montres n’ont aucun intérêt;   il m’a harcelé tout le long de la route.  Harcelé c’est peu dire!  Il insiste et insiste et insiste encore, même si je répète sans cesse « n'djiénouma!  (je n’achète pas) »,  il me dit que ses enfants n’ont pas mangé ce matin, enfin, il tente de toutes les manières de me faire une vente et moi je tente de toutes les manières de le rabrouer, mais bien  poliment.  Exaspérée, à un moment donné, je lui dis :  Ok, ça va, il faut me laisser marcher tranquille maintenant!  Le voilà insulté.  Il me dit : - Mais les Sénégalais ne sont pas des cannibales!  Ah vraiment,  Il  m’éneeeeeeeeerve celui-là j’vous dis pas!  Mais hier il ne m’a pas juste énervée, il m’a fait peur!

À mon anniversaire, j’ai reçu une très chic et belle montre Roberto Cavalli.  Une vraie!  Je la porte à Dakar.  Je me suis dit qu’il n’y aurait pas de problèmes, que je n’aurais qu’à dire que c’est une « chinoiserie » acheté ici.  Or, le «cannibale» qui marche à mes côtés me dit :  « Elle est très belle ta montre!  C’est de l’or n’est-ce-pas?   - Non, c’est une chinoiserie, je l’ai acheté au marché.  -  Lequel?  - Pas ici, au Gabon.  – Ah elle est torop belle! Tu as payé combien?  - 4000 francs!.  Et il la regarde encore pendant que je marche.  Et il répète :  Ah elle est torop belle cette montre!

 Me voilà très mal à l’aise.  Que fera-t-il?  Je sais qu’il fait la différence entre une fausse et une vraie.  Elle n’a pas du tout l’allure d’une montre made in china ma montre.  Ma « Just Cavalli » elle est « bouba-flash » (flash beaucoup), et au soleil flamboyant de Dakar, elle est lumineuse.  Inutile de dire que j’avais hâte de franchir la cour du Novotel. 

Dès lors, je me suis juré que demain matin, je ferais la route des montres.  C’est fait!  En sortant de l’hôtel, il y a mon vendeur attitré.  Je suis son porte-bonheur dit-il.  Au nombre de montres que je lui ai achetées depuis le temps, je n’en doute pas.  Mais ce matin, il est aussi le mien.  « Donne-moi une  montre qui brille et une de Marque surtout »  c’est ma commande. « Ah oui, j’ai pas oublié, toi Madame Bling-Bling! ».  Je choisis une toute dorée, au cadran immense et « bouba-flash » elle aussi! Madame Bling-Bling porte au bras une montre BULGARI et un peu plus tard,  dans mon sac,  deux autres montres.  Hé oui, au fil de ma marche, j’ai aussi acheté :   une Breguet et une Movado.  Le tout pour la modique somme de 8,000 francs (15,50$) pour les 3.  Le « cannibale »  s’il avait prévu me prendre ma Cavalli n’a qu’à bien se tenir.  Il ne la reverra plus jamais.  À bien y penser, ce n’était pas une bonne idée de faire passer cette montre pour une chinoiserie.   Et à bien y penser encore, il ne me reverra plus de retour du Pullman, j’ai l’intention d’appeler le Taximan Moussa Kaïre au retour de mon Living room bord de mer. 

Les fréquences de Madame Bling Bling brouillées à la « table des 5 »!

Je pense avoir dit que nous étions 5 pour ce séjour de septembre 2012? J’écris juste un bref commentaire, à ce sujet, et c’est à l’heure du petit-déjeuner, précisément à la table à cette heure-là:  7 heures le matin, ou mes « ohms » ne sont pas encore bien égalisés. 

7 h 15, je me lève, je m’habille et j’accompagne A. pour le petit-déjeuner. MaMa, la Taxi Sister vient le chercher à 8 heures.  Je pourrais bien paresser, mais j’aime bien l’accompagner. Ce séjour-ci, nous sommes 5 à la grande table ronde de la salle à manger.  Madame Bling Bling n’est pas habituée d’entendre 4 personnes discutés vivement et ardemment du boulot de si bonne heure.  Si ce n’était que ça je pourrais faire avec.  Mais il y a un HIC : une d’elles gesticule beaucoup. Beaucoup, beaucoup!  Chaque mot a un geste et avec les deux mains.  Les baguettes en l’air, elle parle à haut débit et à haute vitesse.  Et aux bout de chaque phrase, elle se met à rire, comme ça, pour rien.    Ouf! Ça me speed un peu trop si tôt le matin. 

Mes habitudes étant de prendre mon petit-déjeuner tranquille, tout en écoutant les nouvelles à la radio, et pi après à siroter mon deuxième café au salon tout en composant l’agenda de ma journée, je suis un peu dérangée.  Mes habitudes au Novotel sont de répondre à :  - Bonjour Madame!  Comment allez vous?  Bien dormi!  Du café?    Et je me dirige avec mon assiette de chocolatines à ma table.

À la « table des 5 » la scène est différente et c’est torop animé à mon goût. Beaucoup torop!   Alors, je ne parle pas, c’est juste si j’écoute la conversation.  Je mange, je bois mon café silencieusement.  Ce matin, un d'elles me dit :  Tu es fatiguée? -  Non, non, je dors encore, mon rêve n’est pas terminé! 

J’ai donc pris une nouvelle habitude :   je monte à ma chambre avec ma 2e tasse de café.  Je la sirote en écoutant RFI.  Un petit moment tranquille avant de débuter ma journée.  J’ai de grosses décisions à prendre quand même :  Plage?  Piscine?  Marche? Si c’est piscine :  À gauche? Droite? Devant la mer?  Pas facile à organiser l’agenda dakarois de madame bling-bling!  Mais t’inquiète (on dit ça ici) les journées de la Princesse du Pullman se remplissent très bien.



11 sept. 2012

DAKAR Septembre 2012


VOL AF349 PARIS-DAKAR
Je n’ai pas relu mes carnets, mais je sais qu’à chaque début de séjour, je raconte la longue, longue, très longue, trop longue route pour arriver à destination.  Cette fois-ci, « classe bétail » aidant, je pense qu’elle était encore plus longue. Les « animaux économiques » n’ont pas voyagé en tout confort, cela, malgré les « sièges plus »  (payé 65$ chacun) et malgré la chance d’avoir un siège de libre entre nous deux sur le vol Montréal/Paris.  Les os me faisaient de plus en plus mal, de mille en mille.  27 heures plus tard, j’étais « cassée » et le très rêvé LIT du Novotel dans les derniers milles, était plus que bienvenue!


VOL AF349 LE MENU :

Dans la classe bétail AF349, manger n’est pas un plaisir gourmand.   Un Big Mac aurait été mieux apprécié que les « pennes à la provençale » servi entre Montréal et Paris et le « poulet aux épices douces » entre Paris et Dakar.  Et que dire de l’entrée « salade couscous à je ne sais plus quoi» au goût de curry bien fort.   Ouach! Et Beurk!  Sur le dernier vol, l’agent de bord me dit :  Pardon, il n’y a plus de poulet et il met dans mon petit cabaret où tout est pilé « un par-dessus l’autre » la barquette de « Pennes aux petits légumes ».  J’ai dit : Des pennes?  -Vous n’aimez pas?  - Non j’en ai mangé entre Montréal et Paris  et  il est dégueulasse!  Et je fais la gueule!

Touché! Il sort de son chariot un autre plat, et il reprend ses pennes. Je l’ai regardé, sans sourire, sans le remercier.   Peut-être avait-il réservé le poulet pour lui? Il n’avait pas l’air content.   Comme il n’a pas changé celui de A., ce dernier n’a même pas ouvert la barquette de pennes.  Il a mangé son entrée et la mienne et son dessert et le mien.
Toutefois, j’ai pris une leçon.  Le passager à côté de moi avait demandé, comme on peut le faire en réservant son billet sur internet, un « Menu diabétique ».  Oh surprise, il y avait du poisson, du riz blanc et une salade de carottes, enfin, ça me paraissait un peu  plus appétissant que les cr@&??%%%%SSsssss’de’pennes et la salade de je ne sais quoi au curry dégueulasse!  La prochaine fois, je mange diabétique advienne que pourra! 

Plus dégueu encore est le petit-déjeuner sur AF.  J’ai passé mon tour.  PU’CAPAB de manger le petit muffin froid, le yaourt nature et le jus d’orange acide qu’on nous sert depuis des années, des années.  Je pense que ce menu est servi depuis qu’Air France existe.  Comme nous voyageons la plupart du temps sur AF, juste y penser me donne mal au cœur.  Il faut voyager Affaires ou Premium pour y échapper.    Ah vraiment, la classe bétail je déteste.  Elle n’est pas pour moi.  Mais je n’avais pas le choix.   Pour ce voyage-ci, la Premium était autour de 4800$ et la Bétail à 2079$. Si je faisais un vol par année, 4800$ pas d’objection.  Mais je voyage plusieurs fois par année, et  à mes frais, ce qui fait que la facture monte et monte encore à chaque séjour et que mon pognon descend et descend encore.  Je n’ai pas l’intention de rester à la maison pendant que mon A. voyage!  Et mon A. n’a pas l’intention de voyager si je reste à la maison. Alors nous voyageons ensemble quelle que soit la classe.  Et pi ça me fera 2 000$ à dépenser?

LE TERMINAL 2 E DE CDG

Si vous avez lu mon dernier carnet dakarois de mai dernier, vous avez lu mon impression du 2 E de CDG.  Surtout celle des très confortables fauteuils au bout dudit terminal que nous n’avions pas testé parce que nous étions au Salon AF.  Je m’étais juré d’y prendre place. Après un SUCCULENT croissant au chocolat et un DÉLICIEUX café au lait, nous avons testé les fauteuils.  Ahhhh yaille yaille!  Quelle bonne idée que ses fauteuils.  Oh bonheur!  On y a dormi!  Les os se sont un peu replacés!  (Voici quelques photos) :




Cela étant dit, fait, enduré;  me voici bien confortable, à la 1041 vue ville.  C’est moi qui ai demandé « vue ville ».  Et la 1041 me donne moitié ville – moitié mer.  Même que je vois mon resto préféré :  Le Lagon I et mon nouveau « quartier général ».  



LE NOVOTEL – LE IBIS

Au dernier séjour, en mai-juin, j’ai eu droit aux bing-bang-bang de la construction du IBIS qui a pris place sur l’ancien terrain de tennis du Novotel.  106 chambres s’ajouteront au Novotel, donc il faut changer l’extérieur, agrandir les espaces etc.  Je savais avant de partir que "mes" jardins, "mes" terrasses et "ma" piscine seraient reconstruits à neuf et au complet à  cause de l’ajout du IBIS.  À l’époque on disait que tout serait prêt « en septembre ».  Connaissant « l’espace du temps » en Afrique j’avais des gros doutes. Je doutais aussi de la température.  Nous sommes en fin de saison des pluies.  Avant de partir, j’ai vérifié la météo de Dakar qui était assez catastrophique :  Pluie abondante, orages voire inondations avec des morts en plus.  Enfin pas de bonnes nouvelles pour moi qui « vit dehors » la plupart du temps.  Mon domaine sera-t-il inondé?  Allons voir!

Les catastrophes et les inondations, je les vois que sur mes journaux du matin :  le soleil, L’OBS, La Tribune, Le Quotidien, et Enquête.  Vous me direz que j’en achète des journaux?  À 100 francs le journal, je ne me prive pas.  Et pi, le petit vendeur est tellement content de m’en vendre autant.   Or, je lis en titre de Le Quotidien par exemple :  Inondations :  la Bad annonce une aide d’urgence pour le Sénégal.  Plus de 856 milliards de FCfa investis dans le pays.  Autoroute à péage, centrale à charbon de Sendou, etc…etc…etc… bref ça va mal « à shop »! 

Mais qu’en est-il du PLATEAU?  (Le quartier où je vis).  Est-il englouti par les pluies diluviennes et torrentielles?  Hé bien non!  Le soleil brille de tous ses watts, le ciel est bleu, la mer est belle, tout est sec et tout va bien madame la marquise tout va trrrrès bien.  Là où ça ne va pas bien, c’est dans « mes quartiers généraux » :  piscine, jardin, etc.  Il n’y a pas d’inondations mais des« démolitions-constructions » ça y’en a!  ET Oh malheur…il y a 1 mort :  Mon COCOTIER!!!!!  Celui qui m’a protégé des UVA-UVB à chaque séjour et dans lequel les oiseaux gazouillaient…douce musique à mes oreilles!  Sans oublier le vent dans les branches, doux bruit qui me berçait dans mes lectures et mon roupillon. J’en ai presque pleuré et Le Directeur avec.  Il m’a raconté le jour où on l’a rasé sans lui dire qu’on le rasait.  Le « raseur » a eu droit à tout un chapitre ce jour-là me raconte-t-il. Mon magnifique et majestueux cocotier, à la taille du tronc, il avait + de 75 ans que me dit le Directeur! Quel crime!  Snif! Snif!  On a pleuré ensemble un moment!  Lol

L’activité piscine "détente sous un cocotier" est majeure dans l’espace de mon temps.  C’est mon « Living Room » quoi!   Devant ce dramatique décor démoli en reconstruction, que fera Madame Dakar, alias Madame non merci? Je call « Nine one one » :  Au secours monsieur le Directeur!!!!  Il me rassure:  Pas de problème Madame Suzanne!  Il me dit que je peux aller au Pullman Teranga, il a tout arrangé;   je n’aurai qu’à présenter ma carte-clé.  Mais il ne me l’aurait pas dit, que j’y serais allée quand même.  C’est à 4 minutes de marche d’ici et je sais pour y être allé en tant que résidente dudit hôtel, que c’est de toute beauté!  On y va?

La piscine du Pullman :

Le dimanche à Dakar, je devrais dire « en Afrique » tout le monde va ou à la plage ou à la piscine d’un hôtel.  C’est le cas au Pullman Teranga de Dakar.  Et ce 9 septembre 2012, il faut ajouter les clients du Novotel.  Ça fait du monde!  Beaucoup de monde!  Beaucoup, beaucoup de monde!  Tellement qu’il n’y avait plus de transat pour Madame Dakar.  Plus de transat?  Attention!  Je n’ai pas dit mon dernier mot.  Je vais voir le maître nageur et sort tout le charme dont je suis capable :  « Attends je te trouve » me dit-il.  Vous m’avez vu en moins de deux minutes bien confortable sur ma transat avec ma serviette bleue, face à la mer!  Où sont les autres?  À la terrasse du resto à boire une Flag fraîche.  Té Princesse ou tu lé pas!  

Les autres?

Pour la première fois, nous ne voyageons pas seuls.  Missieu Le Directeur Adjoint, il a engagé trois conseillères technique. 3 + 2 = 5    Nous sommes 5!  C’est tout nouveau pour nous.  5 à la table, 5 à la piscine, 5 en Taxi, 5 partout quoi.  Enfin, pour les premiers jours disons.  Et dimanche, ils étaient où les 4  autres alors que tu te prélassais sur ta chaise transat?  Ils étaient au Bar-terrasse à  boire une Flag bien fraîche.  Une ou deux ou trois je dirais.  Et pi est venu un autre Transat, et on l’a partagé ensemble.  Oh la la!  Partager?!!!!  Ça y’est, voilà que je partage MA chaise sous MON cocotier?   Bof, il y aura un autre dimanche et « puis bass », on sera de retour au Québec! 

Voilà, de sont les premiers soubresauts de ce nouveau séjour Dakarois.  Je reviens bientôt!  Je vous raconterai ma première séance sous mon nouveau cocotier de mon nouveau domaine sans rien partager!  J’ai pas aimé un point.  Je vous dirai lequel!