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19 déc. 2011

LES DÉSOLÉS du DÉSOLANT Kyriad Prestige CDG

Le sage est celui qui prend les choses comme elles viennent (Y.Khadra)  
« …. Il n’est absolument pas question de se « faire kier » sur un banc du Terminal 2F durant plus de 10 heures.  Alors nous irons dormir un peu …. au très beau Kyriad Prestige…. il y avait une chambre…. »

C'est ce que j'écrivais?   Povre'de'moa ! Laissez-moi vous raconter cette journée cauchemardesque que ce dimanche 3 octobre 2010 à CDG.
Commençons par le début.  Le départ du Novotel se fait comme de coutume, « Vous allez nous manquer ». Tout le personnel est à la réception pour nous saluer.  Le Directeur compris.   

Nous, nous avons hâte de partir.  Je crois que le « barouettage » des trois semaines nous presse de retourner chez-nous.  Nous n’avons pas l’habitude de vivre dans nos valises.  La mienne « chu pu capab de la voir ».  J’ai donné la plupart des chemises et ticheurtes de A. à l’homme de ménage de la 1032, au Maître Nageur, aux serveurs.  J’ai donné robes, ticheurtes, nuisette à la Femme de chambre.  J'ai donné beaucoup de ma trousse de maquillage à Thérèse, la serveuse à la piscine.   Bref, il est temps de rentrer au bercail nous n’avons plus rien à se mettre su’l’dos et je n'ai qu'un mascara et rouge à lèvres dans  ma trousse.

Comme à l’habitude, avant de partir, 30 heures avant plus précisément, je « gère ma réservation ».   On s’est cogné le nez sur la porte de Air France de la rue A. Sarraute, because s’est fermé le samedi.  On s’est aussi cogné sur le vendeur de chemises !  Je lui dit :  Aujourd’hui c’est congé, LAISSE-NOUS TRANQUILE !    Retour au Novotel pour « gérer » par internet.  Curieusement je suis incapable de le faire.  On me dit de me présenter au guichet de l’aéroport.  Ce que nous faisons à 19 h 30 le samedi 2 octobre.  Et OH la BELLE surprise nous sommes SURCLASSÉS en CLASSE AFFAIRES !

Quel bonheur que de sabrer le Champagne dans une vraie coupe en verre et non dans un minable verre de plastique.  Mieux encore, il nous est servi juste après le décollage et non pas une heure après le décollage, en même temps que le repas, comme dans l’aut’classe…. tsé ? la classe « bétail économique » ?  Et pi on en ressert encore, et pi en nous mettant une nappe,  on nous donne un Menu qui nous offre une « suggestion du jour » :  Filet d’Empereur sauce Dugléré, tomates concassées, riz safrané, légumes.   Mais d’abord, goûtons à l’Entrée :  Dos de saumon fumé et gambas royales sauce asiatique à la coriandre et à l’huile de sésame.  Et après on a droit à « La sélection du maître fromager ».  Comble de gourmandise, nous buvons un….Calvados 12 ans d’âge pour madame et Cognac Delamain Pale XO Grande Champagne 1er Cru pour monsieur….et ce après le repas.  Le vin choisi ? Margaux Château Desmirail 2007 3eme grand cru classé et servi à souhait. Servi ainsi, je ferais le tour de la planète.

Pendant ce temps, le bétail économique reçoit dans son cabaret :  l’ apéro, l’entrée, le repas, l’eau, le dessert, LE fromage, LA mini bouteille de « Vieille Ferme » et « l’eau de vaisselle » pour le café.  Toutttttte le repas au complet dans le petit cabaret et le bétail en cognant les coudes du voisin, tente de manger le tout sans dégât.  En Affaire c’est un plat à la fois, un verre à la fois.  Ah la la ! je me consume d’un sentiment que j’appellerais J O I E sur le vol AF719.    "C'est déjà la richesse que d'apprendre la signification du contentement" Sagesse Chinoise  

Et après le contentement ? Les riches et contents "pitonnent" sur touttttttttte les pitons concernant le siège, ce qui nous met dans une confortable position COUCHÉ.  Et j’ai dormi jusqu’à Paris.  Le 5A me dit que j’ai ronflé ?  Non non non monsieur, j’ai RONRONNÉ de bonheur !  Le vol qui n’a duré que 4 h 55 n’était pas assez long pour nous.  On a pensé rester dans l’avion jusqu’à 19 h 10.  Mais non, il faut sortir.  Il est 6 heures 05 « Paris s’éveil » comme dit la chanson.  Et nous aussi.  On est heureux, on ira gaiement vers l’hôtel Kyriad où une chambre nous attend.  Il faut sortir de CDG.  Donc, passer aux douanes mais à la section « Accès 1 » qui est réservé aux Affaires mais aussi aux Premium Voyageur. 

Ça niaise pas à Accès 1, pas de ligne d’attente.   Le temps de dire sortir et nous sommes à la Porte 8 en attente de la Navette Kyriad. ATTENTE est un thème principal de ce voyage au Sénégal et il ne nous lâche pas à Paris.  Passe toutes les Navettes mais jamais la Kyriad.  Une heure plus tard, nous sommes à la réception dudit Kyriad.  Et qu’est-ce qu’on entend ?

DÉSOLÉ IL N’Y A PAS DE CHAMBRE DE LIBRE AVANT MIDI !
QUOI ?  MIDI ?  Nous voulons DORMIR jusqu’à MIDI !
DÉSOLÉ !

Le désolé ne fait rien de plus. Nous avons déjà vécu une telle situation.  Au IBIS par exemple.  Mais la réceptionniste, par téléphone,  nous a déniché une chambre ailleurs.  Pas au KYRIAD.  Il est DÉSOLÉ.  Assi’toé’dans’l’coin’pi’ATTEND !

Les voyages forment la PATIENCE et non la jeunesse.  Du moins celui-ci et en ce qui me concerne.   La mienne est À BOUTTTTTTTTTTE.   J’en ai utilisé plus qu’il m’en faut durant ce séjour.  Mais bon, on ne fait pas de scène.  Nous prenons place sur les fauteuils de la réception.  Qu’est-ce qu’on fait ?  Question répétée deux ou trois fois.  Et c’est fini !  A. annule la réservation.  DÉSOLÉ nous dit-il encore.  Il ne nous offre aucun remboursement.  N’oublions pas que j’ai payé 150.60$ pour dormir à cet hôtel de meeeeerde.  De toute manière, c’est via expédia.ca que je l’ai fait.  C’est donc expédia qui me remboursera.  On verra rendu à la maison.  Nous reprenons la navette ! 



Vous voyez LA désolée bougonner sur son sort:  Bonjour l’ATTENTE !

Nous voici sur un banc de CDG en mode ATTENTE jusqu’à 19 h 10.  Heure du vol AF348.  Nous allons au Relay pour l’achat de livres.  Nous ATTENDONS encore sur un banc.  Nous allons au WC.  Nous ATTENDONS encore sur un autre banc.  Nous « faisons le trottoir » de long en large.  Je zieute les parfums mais j’en ai déjà acheté un à Dakar « les petites folies » qui sent la vanille.  Il est 13 h, et si on allait manger ?  Nous choisissons le  Maxim’s Bar, menu du jour : Tartare pour madame, Carpacio de bœuf pour monsieur + un fritte et un demi de « piquette » + facture de 100$.  Et nous ATTENDONS encore sur un autre banc.  Et nous passons encore une fois à l’Accès 1, direction Porte 54 où nous ATTENDONS l’avion.  Quelle journée !

Ça m’apprendra à utiliser le site Expedia.ca de meeeeeerde.  Habituellement je le fais directement sur les sites d’hôtel.  Je vérifie les prix sur Expedia et je fais affaires avec le service réservation de l’hôtel pour le même prix.  Et pi quelle idée j’ai eu de choisir un hôtel au nom bizarre comme KYRIAD.   La morale du jour ?  Ne jamais utiliser Expedia.ca, jamais, jamais, jamais...pour les réservations et surtout ne JAMAIS payer d’avance pour une chambre.  J’ai ronchonné sur le sujet toute la journée.  J’ai ma leçon ! Vive le Groupe ACCOR Hotel !!!!  

Et vient enfin l’HEURE du départ.  18 h 25 nous prenons place dans la cabine Premium Voyageur.  Vivement « l’espace » qu’offre la Premium Voyageur.  C’est LE critère majeur :  l’ESPACE !   À 19 h 10, on Vrrrrrroum les moteurs, « Enfin on décolle » que je me dis.  Hé bien non, on décolle pas ! On ATTEND Putain de merde!  La « voiture » qui déplace l’avion est en panne.  Voici qu’un autre désolé, le Pilote cette fois-ci, qui nous dit «  Désolé il y a un retard de 10minutes ».  Il ferme les moteurs.  Et le désolé revient encore pour nous dire que le véhicule en question ne peut plus se déplacer… « désolé nous attendons qu’un autre le déplace ».  Les moteurs revroumvroum et enfin NOUS DÉCOLONS.  Il est 20 h 18. 

Malgré la cabine Premium, le vol est des plus désagréables.  Je n’arrive pas à dormir, je suis inconfortable.  Je regarde un film, ça m’occupe.  Et c’est à 21 h 08 que nous atterrissons.  Le Taxi C… est au poste…VIVEMENT MON LIT DU 2709 !!!!!

DAKAR dernier tour de piste!

Alors ça été?
C’est la question qu’on nous pose depuis notre retour de brousse.  Et quand tu reviens du Diamarek, incontestablement, tu réponds :  Oui ça  vraiment été!  Mon Guide du Sénégal, à la page Saint Louis, et à la rubrique :  « Où dormir? Prix moyens à plus chic »  le plus chic étant le DIAMAREK, termine le texte sur cet hôtel par ceci :  Très bon cuisinier.  J’appuie (très fort) ce commentaire.  Tellement que de retour au Novotel, nous trouvons que « cé pas si bon finalement ici ».

La restauration est changée et ça ne fait pas tellement l’affaire des résidents de la Suite 1032.  Il n’y a plus de « Menu du jour » mais seulement « À la carte ».  Et la carte en question, elle n’a même plus le savoureux « Poulet en Affra » et les « Gambas grillées pili-pili » et non plus le savoureux « Spaghetti bolo ».  Il est remplacé par « Keftas à la bolognaise et son spaghetti » :  3 boulettes de viande hachée épicée au cumin et paprika dans une sauce tomates.  Ce n’est pas méchant, mais ce n’est pas du« sphagate bolo ».  Robinson et sa VendrediE ont été très choyés et très gâtés au Diamarek et j’ajoute aussi au Massa Massa, alors la réadaptation à la cuisine du Novotel n’est pas facile.  « Cé pas ivident » comme disent mes compatriotes.  Et pour m’esssssprimer en Dakarois  « Ça va aller », il nous reste une semaine à faire au Novotel.

Semaine que nous avons débuté ce samedi 16 heures, après un long et périlleux voyage.  Samedi matin, 10 h 30, avec un petit pincement au coeur, départ de notre « bungalow» 132.  Dernier regard sur ma "terrasse" privée sur laquelle je prenais mes marches matinales.  Ça va me manquer.




Comme le chauffeur roulait parfois à plus de 155 Km heure, je me disais qu’on arriverait plus vite mais j’espérais juste qu’on arriverait tout en morceau.  A. avait beau lui dire de modérer, c’est comme s’il n’avait rien dit.  Il s’en moque le chauffeur.  Il dit qu’il fait de la «conduite commercial ».  J’ai donc imploré Notre Dame du Cap-de-la-Madeleine, encore une fois, de nous ramener à Dakar vivant!  

Avant de partir nous demandons au Chauffeur : « Ça prend combien de temps jusqu’à Dakar? »  Réponse : « 3 heures ».   J’étais très contente, je me disais qu’à 13 h 30 je rentrerais « à la maison » et que j’irais me rafraîchir à « ma » piscine.  Il n’a pas tout dit le chauffeur, il a oublié de nous spécifier que les 3 heures de route en question, c’est jusqu’à RUFISQUE, (banlieue à 20 minutes d’ici) et que rendu à Rufisque c’est «CATASTROPHIQUE » comme dit un serveur du Novo.  Castatrophique, parce que comme à Saint Louis, Rufisque est inondée.  Toutes les routes de contournement de Rufisque sont fermées.  Té o u té e!  Touttttte!  Et il ne reste plus que la route nationale pour rentrer à Dakar.  Donc, c’est la cacophonie totale!  Et nous étions coincés dedans!

Ça nous a pris 2 heures pour faire 2 Km.  DEUX HEURES en position «stationnement » à avancer cm par cm.  C’est là que j’ai compris pourquoi on m’avait dit auparavant que c’est 5 heures Saint Louis – Dakar.  On « sèche » sur place deux heures à Rufisque.  Les heures que le chauffeur gagne à rouler en fou, hé bien il les perd à attendre à Rufisque. 

C’est un méchant problème que cette « bouette » et les trous et les cahots dans les rues. Enfin, ce qui était « rue » en saison sèche.   Au Diamarek, on m’a offert de faire un tour de Saint Louis en Calèche.  Je me demande comment il aurait fait pour circuler.  C’était infernal, juste sortir de l’hôtel.  Le Taximan qui prenait A le matin, il a carrément « cassé » sa voiture un matin.  Le trou était trop gros et le taxi est « resté dedans » le trou.   A. a été obligé de prendre un autre Taxi.  Surprenant qu’il n’a pas dit comme notre chauffeur de Yaoundé qui n’évitait pas lesdits trous et qui cassait la voiture, enfin ce qui lui restait de voiture: « cé pas moi, cé le trou ». 

Revenons à Rufisque.  Ce qui était stupéfiant, c’est tout le système économique « des petits boulots », c’est-à-dire le marché ambulant qui se fait sur place.  Étant stationnaire pendant des heures, les vendeurs apparaissent à tour de produits devant ta fenêtre de la 4X4, des vendeurs de tout ce que tu veux.  Chacun te présente sa marchandise. Le chauffeur m’a même déniché un petit pot de « baume mentholée » pour mon rhume.  Et plus loin, comme il nous est impossible d’aller manger au resto à midi, nous avons acheté des petits sacs de « cashews » très frais.  C’est la saison.  Nous n’avons pas acheté les petits sacs d’eau, qui sait d’où elle vient l’eau.  En fait j’aurais pu revenir avec un radio, des sandales, des ticheurtes, un balai, un fer à repasser, des biscuits, du café, tsé?  Toute toute toute ce qui est imaginable et vendable!  Alors vous vous rendez compte du drame que ça  causerait si on faisait des vrais routes « surélevées » pour empêcher l’eau d’y stagner et que la circulation serait comme sur not’autoroute 10?  Fini le commerce!   Dramatique!  Une partie de la population « crève » tout simplement.  Impensable!  L’attente de deux heures est donc là pour y rester!

Et vous nous voyez au Penthouse du Novotel, vue mer, Suite 1032

jusqu’à samedi 2 octobre, jour du départ.  Nous redécouvrons les "trucs" modernes, comme le rectangle noir, sur le mur de la 1032 et qui nous donne des images de toutes les couleurs quand tu as pesé sur un piton d'un autre "truc" qui était sur le pupître et qui s'appelle "la manette".  Et ça parle dedans le rectangle.  On se rappelle que ça s'appelle TÉLÉ cet étrange rectangle noir.  Et si je pèse sur un autre piton de la manette, j'ai de la musique ou des nouvelles.  Je préfères peser sur 43, c'est la Radio RFI.  Tu parles!  La télé ça fait deux semaines qu'on a pas regardé ça.  La radio non plus on l'a pas écouté puisque par excès de générosité, je l'ai donné à notre femme de chambre du Novotel.  

Comme j’ai beaucoup dit sur Dakar, je n’en rajouterai pas.  C’est la même vie :  je vais faire mon tour en ville, je me fais dire que « je suis torop belle » et « toujours torop mignonne » ce qui fait toujours plaisir à Madame Dakar.  Ce qui le fait moins, c’est que je me fais harceler encore et encore par les « Artisans », surtout les nouveaux qui me posent  LA question qui devrait accrocher Madame Dakar et la conduire au Marché Sandaga :  « Française? ».  Je fais semblant que je ne parle plus.  Je tousse et fait signe que je n’ai pas la voix.  Ils me laissent tranquille.  Sauf UN :  le vendeur (le crissssse de vendeur) de chemises m’embête toujours avec ses chemises (ses crissssssses de chemises) Polo Ralph Lauren.  Je lui répète, pour la millième fois :  Ndjiénouma!  Et il me fait sa litanie usuelle :  « je n’ai pas d’argent pour rentrer à la maison, mes enfants n’ont rien à manger, etc... »  C’est la tactique employée des vendeurs :  « culpabiliser le blanc » tactique qui ne marche jamais avec moi, je ne suis coupable de rien.  Ce matin je lui ai dit :  Écoute-moi bien MON MARI NE VEUT PAS DE CHEMISES!  Il insiste, je le laisse parler tout seul.  Ça suffit!  Celui-là « il me gonfle ».  Mais les vendeurs de  montres, foulards, et lunettes de soleil, eux, ils nourrissent leur famille grâce à mes achats.  J’ai marchandé deux montres, quatre foulards et deux lunettes.  J’ai donné mes «compensées roses» au Cordonnier sur la rue Albert Sarraute.  Les talons sont finis.   Pour 2 500 francs, (je vais lui donner 3 000) il va me les remettre « à neuf ».  Je verrai le résultat demain matin.   Et ce matin, du nouveau dans mon marchandage;  j’ai négocié des CD de ISMAEL LO. 

Cé qui Ismael Lo? C’est un auteur compositeur Sénégalais.  Et c’est la musique qui jouait, en dînant le soir au Diamarek.  Une chanson en particulier m’a envoûtée:  Incha’Allah! Cé teeeeeellement beau!   Mais tout le CD est agréable à entendre. De retour à ma vraie vie, Ismael va me ramener sur ma douce Langue de Barbarie.  Je l’écoute présentement.  Le vendeur voulait me les faire à 4 000 du CD.  Félicité m’avait dit de ne pas payer plus cher que 1 500.  J’ai tenu ferme, et j’ai 4 CD pour 5 000.  Il m’a donné un CD (compilation de chanteurs sénégalais) en cadeau, parce que lui et moi « On né ensemble ».  Voilà, c’est FINI pour le marchandage.  Il me reste 4 jours et j’ai prévu  d’en profiter « sereinement ». 

J’ai donc repris ma place à la piscine;  place que je compte l'occuper le reste du séjour. Faut dire que sortir en ville est comme sortir dans un sauna.  La chaleur plus l’humidité est insupportable. Même les Sénégalais disent que ça n’a jamais été aussi chaud. Ce matin sur RFI on disait que ça faisait des années qu’il n’y avait pas eu autant de pluie à Dakar.  Personnellement je ne sais pas quand elle a « tombé » la pluie.  Tous les jours j’ai vu le soleil et y fa chaud!  Après ma marche matinale, je rentre trempée comme si je sortais de la piscine.   J’imagine que c’est la nuit que les ravages se font.  Mais la nuit, nous dormons torop bien pour se rendre compte que la pluie tombe.  Par contre, la nuit passée, OUI nous avons entendu et la pluie et surtout entendu le vent.  Oh la la!  Mini ouragan, rien de moins.

Ce matin, j’ai réservé une chambre à l’Hôtel KYRIAD PRESTIGE, à l’aéroport CDG.  Nous arrivons à Paris à 6 h 05 le matin, heure de Paris.  Pour nous il sera 4 h 05  et le vol est à 19 h 10.  Il n’est absolument pas question de se « faire kier » sur un banc du Terminal 2F durant plus de 10 heures.  Alors nous irons dormir un peu, se doucher, manger et enfin nous attendrons notre vol qui nous ramènera chez-nous.  Trouver une chambre n’a pas été facile.  Beaucoup d’hôtels affichent complet.  Le IBIS où nous allons la plupart du temps aussi affiche complet.  Alors « money is no objetc » pour les Priority, nous irons où il y a de la place.  Et au très beau Kyriad Prestige il y avait une chambre, et oh surprise, 10 euros de plus que le IBIS.  Bien contente de ne pas avoir trouvé de place au Ibis en fin de compte.

Et c’est ainsi que se termine la deuxième mission au Sénégal. Nous avons hâte de rentrer à la maison. Monsieur « Le Feu », il est impatient d’aller acheter les pneus d’hiver de son nouveau Chaaaaaar!  Moi?  Je ne les ai pas fait poser, j’ai passé l’été en pneus d’hiver.



JEUDI 13 H 29
J'avais dit que je terminerais ma semaine en toute sérénité à la piscine?  Ce matin j'ai "pris le large" par la rue Parchappe.  Direction devinez laquelle?  Hé oui, Boutique Kadel.  Et devienez quoi encore?  Hé oui encore une belle sandale de toutes les couleurs pour ajouter à la collection de Suzanne "Marcos".  En marchant ce matin je vois passer un très joli tout petit tout petit Taxi.  C'était une TATA.  Tsé les mini-voiture Indienne.  L'usine est à Thiès.  Alors je me suis dit qu'au retour je prends une TATA pour retourner à la maison.  Et c'est ce que j'ai fait.  Ce n'est pas moi qui ai vu la TATA c'est la TATA qui m'a vue et m'a klaxonnée.  - Combien pour le Novotel?  - 1000 francs.  Il ne le sait pas, mais il m'aurait dit 5000 et j'ouvrais la porte quand même.  Un tour de TATA quand même je ne pouvais pas éviter.

Bon, là c'est vrai, je termine sur une citation que j'ai lu hier sur ma chaise longue:

On peut toujours courir derrière des chimères, mais c'est tellement bon de se dire:  "Ce que j'ai dans ma vie actuellement, c'est formidable"  


SAFARI PHOTO au DIAMAREK

Je vais vous donner un aperçu de mon joli paradis en quelques photos.


 Ici c'est l'entrée du Domaine!


La PLAGE où pas un touriste ne m'embête!

La salle à manger...enfin NOTRE salle à manger...il n'y a que nous de convives et le Chef nous traite "aux petits oignons" 

 Monsieur, qui attend le deuxième service!

  Vue de gauche sur ma terrasse!  Quelle splendeur!!!!!



 Ici, c'est Madame, qui vérifie si les crabes sortent de leur trou.

Nos compagnons du petit déjeuner.  De beaux oiseaux qui nous volent le morceau de pain dretttttte dans notre main.

 MISS DIAMAREK elle même!



Les splendides coucher de soleil...qui chaque soir...m'enchantent!!!!

 Jour du départ, j'ai réussi à prendre quelques photos de Saint-Louis.


L'Hôtel de la Poste, là même où MERMOZ dormait, à la chambre 219, mais là même ou le Chauffeur de M. nous disait que ce n'était pas d'aller
 dormir.


RETRAITE FERMÉE...fin!


La Retraite Fermée :

Et Saint Louis? Tu ne nous en parles pas? Bien franchement, c’est comme si on me demandait :  Et  Capt-de-la-Madeleine?  Tu ne nous en parles pas?  Au moins à Cap-de-la-Madeleine il y a la magnifique Cathédrale et l’eau bénite et les miracles.  Quand j’étais petite, ma grand-mère m’amenait faire un pèlerinage au Cap.   Je m’aspergeais de l’eau bénite pour que la Sainte Vierge Marie me protège des méchants mais n’ai aucun souvenir du miracle que je demandais.  À Saint-Louis,  c’est avec l’eau du «lac des rues » dont je pourrais m’asperger.  Même que c’est plutôt de la « bouette » que de l’eau.  Je n’aurais pas grand mérite.  Madame Claire de Thiès m’avait prévenue.  Elle me disait que c’était encore plus petit que Thiès.  Imaginez!  Et comme il n’y a pas de  canalisation, la saison des pluies a laissé l’eau dans les rues.  Et le Chauffeur m’a aussi averti de ne pas sortir seule, parce que ce n’est pas sécuritaire :  « tu vas te faire bouffer ».   C’est pour ça que je ne suis pas  sortie de mon domaine :  je suis en « Retraite Fermée ».  





Juste un petit mot sur la bouette des rues : cette semaine A. devait aller au Lycée juste en face de l'immeuble où il se trouvait.  Donc il n’avait qu’à traverser la rue.  Il l’a fait en TAXI.  Impossible de traverser à pied, c’est un lac.  Un peu pour ça que je suis restée en mode contemplation  au "monastère" Diamarek.

MIRACLE AU DIAMAREK

Je me suis tellement aspergé d’eau bénite du Cap dans mon enfance qu’elle m’a bénie pour le reste de mes jours. Elle a mis du temps La Sainte Vierge  pour m’exaucer, mais ça valait la peine. LE  miracle tant attendu, s’est produit ce matin.

Mercredi matan, en allant à la piscine, j’avais aux pieds mes très belles sandales, non pas  mes compensées KADEL mais mes compensées ALDO, que j’ai payées à grand prix au Carrefour de Sherbrooke.  Des « babouches » à 79$ c’est un grand prix.   Elles sont très « classes » et le talon est haut, ce sont mes sandales préférées.  Voilà qu’en marchant sur le trottoir, je m’enfarge et la courroie entre les orteils, celle qui tient la  babouche à mon pied casse.  Ah bin calvêêêêêre!  C’est ce que j’ai dit.  Kapoutes les compensées ALDO!   La va-nu-pieds retourne à sa hutte et raconte son malheur à la femme de chambre et elle me dit :  - Je vais apporter au cordonnier et je te reviens avec vendredi matin.  Je lui dis que c’est impossible, ça ne se répare pas, regarde c’est carrément cassé.  Elle persiste :  - Je veux te voir avec tes belles sandales! 

Ce matin, je la vois entrer dans la chambre avec la babouche en main.  C’est ici que j’ai compris que la Sainte Vierge ne m’avait jamais oubliée.   Je suis en état de grâce, mes babouches sont réparées! Si vous aviez vu le gâchis de cette sandale, vous vous précipiteriez tout de go au Cap-de-la-Madeleine pour vous asperger d’eau bénite.  Je vous jure ÇA MARCHE!  Et ça m’a coûté 500 francs (1$) Pas cher pour un miracle.    À midi, en mangeant mes  « pâtes sauce tomates fraîches »,  je raconte le miracle au Chef et je lui dis que chez-moi, l’on m’aurait tout simplement dit de les jeter à la poubelle.    Il me dit :  Tu sais ici, notre pouvoir d’achat est pas tellement élevé, alors on se débrouille quoi!  

                Coucher de soleil que nous contemplons tous les soirs

Je voudrais rendre compte du moment qui suit avec le plus de poésie possible, je vais donc faire la "pouête" (lire poète):  Par la brise légère de la mer lorsque sa fraîcheur intensifie mon impression de plénitude et que seul le grondement étouffé des déferlantes occupe mon esprit, je médite.  Et qu’est-ce que j’entends?   MeuHeuuuuuu!   Je quitte ma plénitude pour voir ce qui se passe et…  Putain, des vaaaaaaches!  J’ai de la visite.  Un troupeau de Zébus passent juste devant moi.  Je ne peux dire broute parce qu’il n’y a du sable et des cactus.    Hé bin ça alors!  Je reviens toujours à le dire et l’écrire :  Ce séjour est de toutes les couleurs!  Le tableau change d’heure en heure.  Celui-ci est assez inusité.  MeuHeuuuu  en sourdine du grondement des vagues, pas entendu ça souvent!




Je crois bien que c’est mon dernier récit.  Le prochain sera de Dakar.  Semaine numéro 3.  On ne sait toujours pas qui viendra nous reconduire.  On nous dit que « vers 9 h 30 » on viendra nous chercher.  L’attente débute ici!