La vie au Grand Hotel du Niger.
Où
je vais habiter ? Quelle sorte de
chambre on va me donner ? Qu’est-ce
que je vais faire de mes journées sachant que je suis incapable de sortir? Comment vais-je pouvoir
m’habiller ? Un questionnement que
je n’ai pas souvent fait avant un départ africain, sauf celui de Nouakchott; mais après lecture sur
internet et nouvelles à TV5 des derniers mois, comment ne pas me
questionner. Une certaine crainte s’est
installée. Toutefois, après
5 jours je peux dire que la « vie dans mon cloître » c’est pas si mal
finalement, je suis très bien, même si mon territoire est limité.
Je commence
par le petit déjeuner après que Monsieur a quitté la chambre ; il est
8 heures. Je descend au Buffet de la
salle à manger, je remplis mon cabaret de petits pain au lait, de chocolatine,
de pain rôti, de confiture aux abricots, un bol de salade de fruits frais ou de
fraises quand il y en a et en plus la banane que je me suis achetée dans un
kiosque en allant au Supermarché Marina avec le « Taxi-clim ». Et le plus important ma grande tasse de
délicieux café au lait, que je remplie une deuxième fois.
Je
trouve la salle à manger un peu tristounette, et bruyante aussi. Les Chinois qui logent ici, ils parlent trop fort pour moi le matin. Alors je vais sur la terrasse pour manger. J’ai le
Fleuve Niger drette devant ma vue, sa brise rafraîchissante à cette heure là…avec
les pirogues et le concert des oiseaux ;
c’est très reposant et très agréable.
C’est un moment de petit bonheur que je savoure bien lentement, bien
calmement.
Vous voyez les tables? C'est LÀ que je prends mon petit déjeuner. Cette vue, je l'adooooore! Je la contemple tous les jours. Elle est tellement inspirante et reposante. Forcément, elle va être "tatouée" dans ma tête.
À la vue du contenu du cabaret, ma mère
m’aurait dit que j’ai les yeux plus grands que la panse. Elle se tromperait car je mange tout. En plus de mon p'titdèj, dans mon cabaret il y a en plus le sandwich au fromage que je me prépare en vue de mon déjeuner
du midi. Je me "bourre" le matin et je "picore" le midi. Je crois que je fais ça depuis
que je voyage en Afrique. Pas dans tous
les pays ou j’ai vécu, surtout ceux ou je peux manger un "charwama poulet ou viande" à souhait, mais dans bien des endroits ou c'est trop compliqué sortir et particulièrement ici, je mange dans la chambre. Alors je déjeune dans la 308. Je pourrais bien manger à l'hôtel, comme au « lunch » du Bar ou à la
salle à manger, mais le Buffet du midi est à 10,000 FCFA (25$). Toute seule, ça ne m'intéresse pas tellement.
Revenons au "menu" à la page "Piscine"
Fidèle à la tradition, j’avais inspecté les lieux dès mon arrivée, vendredi soir et comme les parasols sont inexistants, j’ai « spotté » sous quel palmier je m’installerais pour le reste du séjour. Petit inconvénient, il n’y a pas de chaises longues non plus, « elles sont cassées » que m’a dit Petit Hassane, mon Assistant. Bof, c'est sans importance, il y a assez de chaises pour que je m’installe confortablement dans tout "le quadrilatère". Je dis « assez de chaises » je les ai toutes à ma disposition, puisque je suis toute seule: pas une touriste, pas une "en attente" de son mari comme moi, personne d’autre que le jardinier, les serveurs, et les oiseaux qui cherchent les graines de pain de la veille au soir. C’est le bonheur pour « la solitaire » que je suis. Je me fais bronzer, je me baigne, je fais mes aqua-exercices, je lis, je farniente sous mon palmier, et par moment, je me ferme les yeux et je me laisse aller dans mes rêves.
Et rebelotte le lendemain
De la place, j'en ai à souhait. Il n'y a que moi toute la journée! Manifestement, c’est la Nonchalance totale sous les tropiques du Niger! Et je compte bien « nonchalancer » ainsi jusqu’à la fin. Faut dire que je n’ai pas le choix. Sortir est périlleux et je ne veux pas passer mes économies pour une Rançon à Boko !
Hassana
la Coiffeuse.
J’avais vu sur le site internet du Grand Hôtel qu’il y avait un Salon de coiffure et un d’Esthétique. En faisant le tour de ma « salle de séjour » j’ai vu que ledit salon donne drette "sur la piscine". (vous voyez la porte, à gauche sur la photo- entre les 2 arbres collés au mur). Or, mardi matin, j’ai demandé à la coiffeuse, une nigérienne : Combien pour laver sécher ? - C’est 3000 francs. - Ok, je reviens demain. Elle ne le sait pas, mais j'aurais dit OK peu importe le prix.
Et
c’est ce matin 11 h 30, que j’avais mon rendez-vous avec Hassana. Ah yaille yaille ! Ouuuu la la….Ahhhhh Putain! Oh Bonheur! Elle m’a non seulement laver-sécher-coiffer, mais elle m'a surtout fait un massage comme
je n’ai jamais reçu d’une coiffeuse de ma vie (j’ai failli m’endormir). Je
lui ai donné 4000francs + un vernis Flower + une petite trousse de maquillage que j’avais acheté pour donner ne cadeau pour une femme de chambre, mais c'est un Boy). Je dois vous dire toutefois, qu’elle m’a mis pratiquement
toute la bouteille de mousse coiffante que je lui ai donnée. Chose certaine, ça tient bien.
Je pourrai me mettre la tête sous l’eau
que je serai encore bien coiffée ! ;-) LOL Je lui ai laissé la Mousse mais je l'aviserai la prochaine fois.
Je ne saisi pas si je vais tenir en "mode farniente-nonchalance" comme ça bien longtemps. Les "pieds" me brûlent de prendre une marche, du moins en face du Cloître. On verra bien dans les jours qui suivent.