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1 déc. 2011

PREMIER TOUR DE PISTE DAKAROIS


DAKAR le 9 mars 2010
J’ai mis du temps à écrire mon premier récit.  Je me suis donné le temps de « me défriper ».  J’avais oublié que la route, qui nous mène vers l’Afrique, est longue, épuisante et « fripante ».  Le vol Montréal Paris Dakar me l’a rappelé.  Si je compte bien, c’est quasiment 38 heures « debout ».  Je dis debout, parce que le confort de « l’Espace  Tempo », ça pi debout c’est pareil.  Un événement inusité au-dessus de l’Atlantique; qui nous a réveillés et tenu éveillés: une passagère a décidé de s’évanouir dans l’étroit corridor et juste à côté des sièges 24 E et F, alors que je venais de « tomber dans les bras de Murphy ».  On a transféré la dame (et son mari) en classe Affaires pour le reste du vol.  Je la soupçonne d’avoir feint son évanouissement que pour obtenir un sur classement.  J’en garde le truc pour le retour. 

Toujours vérifier le billet :

On l’a échappé belle et failli rester à Paris.  J’ai raconté les nombreux changements de vol pour enfin en arriver à celui-ci.  Or, les premiers nous demandaient de changer de terminal  E à F.  Sans vérifier notre billet, j’ai en tête qu’il faut changer de terminal.  Comme l’attente à CDG est de 5 heures, nous avons bien du temps, me disais-je.  Pour nous dégourdir, on choisit le mode à pied et non la navette.  Qui dit changement de  terminal à pied, dit passer aux douanes, se faire tamponner nos passeports, etc.  On l’a fait sans trop de problème.  Voici l’occasion de fouiner dans les boutiques avec arrêt incontournable à la Librairie où je me suis acheté deux livres, André itou.  Nous vérifions de temps à autre sur l’immense tableau, la liste des départs pour savoir à quelle porte se rendre.  Paris Dakar n’est jamais affiché.  Un questionnement se fait.  André sort notre billet électronique et oh surprise!  il fallait rester au  tout nouveau tout beau Terminal E. C’est ce terminal qui s’est écrasé en 20?? je ne me rappelle plus.  Je me rappelle toutefois que c’est juste une semaine après y avoir attendu l’avion pour la Tunisie.

Alors, nous rebroussons chemin.  Et le grand tableau des départs nous indique que c’est à la porte 38 que l’attente se fera.  Il n’est pas trop tard, j’ai encore  le temps de faire le tour des boutiques branchées, comme DIOR, CARTIER et PRADA où j’ai vu un sac à main (en plastique transparent) à 17 890 Euros ma chère.  Là où je m’attarde, c’est à « Beauté Illimité » ou deux bouteilles de parfum « me saute en pleine face ».  Un dilemme à résoudre :  laquelle choisir.  Versense de Versace?  Ou Daisy de Marc Jacobs?:  « Prends les deux » que me dit celui que j’accompagne au Sénégal.  Bin…j’ai pris les deux!  204 Euros sur la tchique-tchique.  C’est l’épuisement total sur nos bancs du Terminal E.  En fermant les yeux, la tête nous tombe tellement nous sommes fatigués. La morale de cette histoire :  Toujours vérifier les billets avant de faire un pas au sortir de l’avion.

Malgré l’inconfort de l’Espace Tempo, une consolation pour les deux voyageurs épuisés, le repas sur le vol718 Paris Dakar était dé…li…cieux!  Je ne sais pas ce que mangeaient les Premières et Affaires, mais les Tempos ce sont régalés!

LES VALISES

Vient enfin l’éternel angoisse de toute destination:  Les valises.  Aurai-je ma valise?  Celle qui contient toute « ma fortune », tout ce qui est nécessaire à « meubler » mon deux mois.  La très fripé d’un long parcours angoissait, encore une fois, devant le carrousel de bagages.  À mon grand désespoir et après 45 minutes à voir défiler les bagages, je ne vois rien qui m’appartienne. Le carrousel est vide. 

L’Expert a tout récupéré ce qui lui appartient, les voyageurs du vol AF718 aussi.  Ils sont tous en ligne;  que dis-je?  En ligne?  Ils sont tous entassés, empilés, blancs comme noirs, je dirais même plutôt blancs plus que noirs, les uns par-dessus les autres, se bousculant pour passer aux douanes comme si il y avait le feu et qu’il fallait tous sortir d’urgence;  mais pas l’humble dame qui vous écrit.  Elle brûle de désespoir, au bord des larmes, « j’ai les jetons » comme y disent, j’ai bien peur d’arriver toute nue à l’hôtel.  Soudain, après un dernier coup d’œil, j’aperçois UNE pauvre petite valise verte qui apparaît à l’entrée dudit carrousel et oh bonheur oh ma chance!!!! c’est la mienne.  La très fripée, qui esquisse un long et large sourire de soulagement, se dirige dans « le tas ».  Et c’est ici que je peux titrer mon deuxième paragraphe :


LES HOSSSSSETIES’D’FRANÇAIS

De tous nos voyages en Afrique, en 30 ans d’embarquement et de débarquement, ceux qui nous bousculent le plus  sont les « gens du pays », en l’occurrence ici, les Africains.    Hé bien pas pour la destination Dakar. Voici donc l’histoire « des hosssssseties’d’français » :

Je commence par le premier :  nous sommes à CDG-Paris prêt pour l’embarquement, à la porte 38.  Nous nous apprêtons à passer au ticketing.  Nous sommes debout, ce sont les passagers de la Zone 2 ceux des sièges 48 à ?? qui vont prendre place.  Nous sommes Zone 1 et avons les 29 E et F.  Pas encore not’tour.  D’habitude il y a toujours un Africain qui se place devant nous en tassant d’abord sa valise et petit à petit prend notre place.  Et pi vient ensuite son frère, sa cousine, sa femme et ses enfants.  À la porte 38, c’est un Français « au cheveu gris » qui, mine de rien, se pointe devant nous, il fait comme s’il vérifie, je ne sais quoi.  Moi je sais!   Il voit bien que nous attendons l’appel et nous apprêtons à faire la queue dans le labyrinthe.  L’effronté se place quand même devant nous. « Les passagers des sièges 30 à 20 sont priés….. » Et je vois le Français exécuter son passe-passe devant nous, mais son épouse n’arrive pas à franchir la barrière que je « monte », en me mettant juste à côté d’André, entre les deux rubans, sans oublier de glisser mes commentaires, à haute voix :  « il a peur de perdre sa place le monsieur? ».  Et le monsieur, il fait signe à son épouse de le rejoindre.  Elle ne bouge pas, je l’ai gênée. Il lui fait un grand signe de la main encore et lui dit :  Allez vient!  Elle ne bouge pas, elle me dit :  on va tous partir en même temps quand même!   L’hosssssst….’d’français n’a pas le choix, il rejoint sa dame et il a l’air d’un « beau tata » ha ha!  Ce n'est pas parce que j'ai moi aussi peur de ne pas entrer, c'est juste une question de principe?  On fait la file et basta!  Je ne passe devant personne, toi non plus!!!!

Les H’d’f numéro 2 :  De toute ma vie de bourlingueuse, de vol en vol, jamais je n’ai vu ce que j’ai vu sur le vol AF718.  Qu’est-ce tu as vu?  Un petit groupe de frooooonçais se garocher les coussans (j’ai déjà l’accaaant) de place en place.  Jamais j’ai entendu une hôtesse de l’air dire et redire :  « On ne lance pas les coussans s’il vous plaît ».  Y’a rien à  faire :  les quatre connards, ils continuent à se lancer les coussans et ils trouvent ça bian amusant.  Même les Sénégalais passent des commentaires désobligeant sur ces « excités ». 

Et pi comble du jamais vu, à l’aéroport de Dakar, après récupération des bagages, nous devons les passer au Scan.  Je suis donc « dans le tas » de français  qui se bousculent.  Un Sénégalais voit bien que nous sommes coincé André et moi.  Il me dit de rester là, au milieu, ainsi « tu clignotes à gauche, tu clignotes à droite ».  Je fais ce qu’il me dit, et je clignote à gauche pour me ramasser devant le Scan en question.  Ma valise est trop lourde pour la déposer sur la table.  André, avec le chariot, est derrière un autre Sénégalais.  Et André, il est poli, il attend son tour.  Et là, une « grosse crisssssse de froooonçaise » arrive comme un bulldozer, me pousse, dépose, non non je veux dire, garoche comme une folle et en toute vitesse ses valises à ma place, en poussant mon sac à main et ma valise cabine. Le Sénégalais ne le prend pas. Il dit à André :  « il faut y aller ».  Il retient les valises de la « g’c’d’f » pour permettre à André de déposer et la mienne et la sienne et sa caisse sur la table.   J’en profite donc pour pousser la «g.c.d.f. » en ne privant pas de lui dire :  « Dégage connasse »! 

Décidément, le Français qui voyage sur Dakar est différent de tout ce que j’ai rencontré de Français de ma vie en Afrique. Et il est d’une espèce particulière, de la pire espèce à mon sens. Celle qui me fait dire depuis mon arrivée :  Ahhhh les zzzzzzzhosssssssties’d’frooooonçais!

Tiens, j’ai une autre histoire pour appuyer mes dires :  Au petit-déjeuner vendredi matan, nous choisissons une place au bord de  fenêtre qui donne sur le jardan (l’accant toujours) et la piscine.  Une Française nous voit la choisir, elle prends une petite table pas loan.  On se lève pour aller  au buffet, et au retour que vois-je?  Un paquet de Malboro et un petit sac sur la table.  Bon, on change de place.  Mais qui vois-je s’asseoir à la place choisi?  La « g.c.d.fse » qui nous avait vu choisir la place.   Ahhhhh mais on commence à me faire « kier » là!!!!!  Et c’est ainsi que nous observons, de jour en jour que :


CÉ PAS FACILE

Ah non!  Cé vraiment pas facile!  Cé dur, cé pas mal dur le Sénégal.  C’est le thème majeur de ce contrat, je pense.  Depuis que nous sommes ici, on ne cesse de dire :  Cé pas facile!  Cé vraiment pas facile!  C’est vrai quoi.  Cé pas facile arriver à « ma salle de séjour » (lire piscine)et de choisir quelle chaise longue sous quel parasol, sous quel palmier nous nous installerons.  Cé pas facile, à midi, quand le serveur nous présente la carte et qu’il  faut choisir avec quelle bière nous allons nous rafraîchir.  « Et l’assiette de poissons fumés et fruits avec salade tomates oignons s’il vous plaît ».  Pas facile je vous jure! 

Cé pas facile non plus d’endurer cette brise de la mer qui « climatise » les 30° celsiusssss sous not’palmier et d’entendre les petits oiseaux pépier et gazouiller.  Cé pas facile!   Pas facile de se lever le matan et de ne voir que le soleil qui illumine l’Ile de Gorée en face de « chez-nous ».   Pas facile le soir venu, encore une fois, la carte en main, et de décider entre les « gambas marinés au pilipili et la sauce dont je ne peux écrire et prononcer le nom, il est en wolof et servi avec riz et salade ou "Matelote de Lotte, sauce au vin de bourgogne et les tagliatelles aux petits légumes ». (Pris le premier choix un soir, pris l’autre le lendemain).   Ah mais vraiment, j’avais oublié que ce n’était pas facile la vie de « Consultant » en Afrique.  Et plus particulièrement à Dakar.  Misérables sommes-nous!   

Ce qui me conduit à vous parler un peu de notre : 


PREMIER TOUR DE PISTE


Dans un de mes carnets, j’avais raconté un transit de 4 ou 5 jours à Dakar et écrit que nous n’avions pas particulièrement été enchanté.  Il faut dire que nous courrions d’Ambassade en Ambassade pour obtenir des Visas d’entrée au Mali et au Congo et au Gabon et que « ce n’était pas facile » pour vrai. Faut dire aussi que nous revenions d’un séjour à Nouakchott (Mauritanie) et que le décor était assez différent.  Le désert m’enchante disons.  J’ai eu un choc en débarquant à Dakar. Je pense même avoir dit, dans le jargon africain :  « cé pas bon Dakar ».  Et bien je me suis trompée!  Du premier coup d’œil, après quelques marches dans l’environnement du Novotel et surtout sur le boulevard de la Corniche, qui longe la mer, Oh la la!  Dakar « cé trrrrès bon ».  La ville la plus touristique de la côte ouest africaine me semble-t-il.  Parce qu’à l’hôtel il y de gros Bus rempli de touristes à chaque jour.  Mais revenons au 2 « Consultants » Canadiens qui vivront les 57 prochains jours au Sénégal.

Selon l’ACDI, il y a 3 phases dans le séjour d’un consultant.  C’est lors d’un briefing par ladite ACDI, alors que nous partions pour 2 ans à Nioro du Sahel au Mali, que nous avons été mis au fait ce de phénomène.  Donc, selon l’ACDI, nous serions au sommet de la vague : la lune de miel.  C’est l’émerveillement devant tout;  tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, (sauf les h’d’f bien sûr).    Toujours selon l’ACDI, après 3 semaines, commence la descente vers le creux de la vague, ou s’installe une certaine angoisse, l’ennui du pays, le monde est moins beau.   Ce creux durerait quelques semaines.   Après ce fameux creux, s’il n’y a pas noyade (lire rapatriement), c’est l’eau calme d’une mer tranquille. 

Nous sommes en haut de la vague depuis 5 jours.  J'avoue bien humblement ne pas être de l'avis de l'ACDI parce qu'en 30 ans de bourlingage jamais nous n’avons connu de creux.  Et je ne pense pas en connaître à Dakar.  Il faut croire que nous faisons exception aux règles de l’ACDI.  Nous n’avons pas tout le temps « la bouche ouverte »,  mais nous ne vivons ni l’angoisse encore moins l’ennui.  Quesssss’vous voulez, cé pas facile, mais nous aimons vivre en Afrique!


LE NOVOTEL DAKAR

J’ai mis du temps sur internet à choisir « not’maison ».  Contrairement à Libreville, le choix est vaste.  Les prix de séjour aussi.  Tout compte fait, le NOVOTEL est un excellent choix.  En plein centre-ville.  Le décrire en deux mots? « très classe ». Il est récemment rénové, tout est moderne, très propre, très confortable, mais comme énoncé plus haut « il n’y a qu’une fenêtre » dans les chambres et non pas une vitrine comme au Méridien.  Cé pas facile pour sa Majesté du Re’Ndama!  Mais elle s’y fait.  

Côté prix :  une chambre double est à 100,000 CFA (1$ = 400F).  J’ai réussi à obtenir un très bon prix pour la 428,  malheureusement je ne peux divulguer le prix préférentiel et concurrentiel dans ce carnet.  On m’a demandé d’être discrète et je le serai.  Disons que j’ai obtenu + de 25% de rabais. Chose curieuse, on a jamais vu ça ici deux personnes logées au Novotel durant deux mois.  On s’exclame haut et fort :  DEUX MOIS?  Bin quoi? On a déjà fait TROIS MOIS, (voire plus) , au Maroc, en Tunisie, aux Iles Comores, au Gabon, en Guinée et d’autres et j’en passe.  Deux mois au Novotel ne nous dépeigne pas.  Bien au contraire.  Me concernant ce sont DES VACANCES bienvenues!!!!  Et je compte en profiter au maximum.  Qu’on ME SERVE s’il vous plaît!

Parlant de nous servir, contrairement à Libreville, ou nous sortons quasiment tous les soirs pour aller manger, ici sera vraiment « not’maison ».   On ne fera pas qu’y dormir.  On dit que « les gens satisfaits de leur sort reste au même endroit ».  Nous sommes très satisfait de notre triste sort.  Inévitablement, le « Côté Jardin » sera notre cuisine salle à manger. Pour ma part étant donné que monsieur mangera au boulot,   je déjeunerai sur ma chaise longue à la piscine…. « genre-comme » pour 4500F : macaroni sauce napolitaine, disons.  Et les jours de débauche culinaire :  Une assiette de FRITES  (elles sont délicieuses) et facturées à 2000F sans oublier l'incontournable Fanta.  Je bois de cette liqueur partout où je vais.  

Pour le petit-déjeuner, il y a eu confusion les premiers matins.  Il y en a deux :   « Formule » et « Buffet ».  En entrant au restaurant, nous donnions notre numéro de chambre, précisant « le formule » qui se compose de jus, café, croissants frais et chauds, dont un au chocolat.  Alors, on se pointait avec notre grande assiette au buffet et on composait not’formule : brioches, croissants, jus et un pot de café et un autre de lait chaud.  Au moment de signer la facture on voyait écrit sur celle-ci :  2 Buffets à 8500F = 17000F (+ - 40$).  C’est notre serveur du midi, à la piscine, qui nous a fait comprendre que Le Formule, c’est au Bar Kharfu, juste à côté du resto qu’il faut le prendre.  C’est ce que nous avons fait ce matin, et c’est 2 fois 4000F qui était calculé sur la facture.  En plus que c’est beaucoup plus calme au bar.  Pas de touristes qui babillent tout autour de nous.  Et on ne se dérange pas, on nous sert.  Donc pas de « gros cri@##$@ de fronçaise» qui prends notre table ha ha!

Quant au dîner du soir, nous choisissons la formule :  « mange quessssssss’tu’veux’money’is’no object ».  Pas l’intention de se priver! Le Chef nous nourrit trop bien!  Et pi le pot de Rosé est très buvable!

Bon, je vais donc terminer ici mon récit.  J’en aurais des pages encore à vous écrire, mais je vais peaufiner le tout dans les prochains jours.  Et il est 11 h, ma chaise m’appelle :  Il fait un beau 32° ce matin.  Après mon repos, j’irai au Supermarché Casino, pour l’achat de bouteille d’eau minérale.  Et c’est « pas petit affaire » que de m’y rendre.  J’aurai tout un carnet sur le chemin qui m’amène au supermarché.  Oh la la!  Quelle histoire!!!!  Salutations à tous!

DAKAR here we come!


C'est LE jour J:  C'est mon dernier coucou du canada.  Ce soir 22 h 35 nous serons les passagers du vol AF349, sièges 24B et C, en route pour notre nouvelle destination: 

DAKAR - Sénégal.  
Hier, 16 h 35, soit 30 heures avant le vol, sur le site AirFrance.ca j'ai tout confirmé et même réussi à quitter le Q de l'avion pour nous avancer aux sièges 24BC de la Zone 1 Classe Premium.   Cé la zone juste derrière la classe Affaire.  On fera comme si....LOL.   Un jour, (quand on sera riche), on se promet de faire tout le trajet (surtout aller) en Affaire.  On y a goûté à quelques reprises, (on a déjà été riche)  et on a bien de la misère ensuite à retourner dans la classe sardines!  Mais comme je voyage à mes frais, bienvenue les sardines!  HO HO HO!
Il nous reste à aller faire un dernier p'tit tour au salon de bronzage, un dîner "filet au fish" McDo à midi.  Je ne cuisine plus depuis deux jours.  Et... À 16 h 30 le chauffeur vient nous chercher et DAKAR HERE WE COME!

Voici maintenant le temps pour moi de "fermer les lumières" et de baisser le rideau.  Je les réouvrirai dans la chambre ??? du Novotel pour vous faire mon premier coucou. 

Partira? Partira pas?


PARTIRA...

Les billets sont enfin réservés et payés et les dates confirmées.  J'ai eu bien du trouble à nous trouver un billet au même prix.  Bien sûr, j'ai eu à payer des frais pour changement de date.  Parlant des billets, j'en ai appris une bonne.  Nous sommes dans la classification Q de la classe économique "Tempo".  Classification que je n'ai jamais eu.  D'habitude nous sommes Y.  Pourquoi  Q?  Aucune idée.  Ce que je sais, c'est que cette classification nous empêche un surclassement en classe affaire.  On prend goût à cette classe.  Une chose à prendre en considération, lors de mon prochain voyage au Sénégal. 

Et parlant de Q...le trajet Montréal-Paris se fera justement dans le "Q" de l'avion.  Nous serons coincés aux sièges 44 F - G, pas moyen de changer, toutes les sièges du Boeing 777 sont occupés.  4 sièges plus loin, c'est fini.  Plus rien.  Et on nous dit que les compagnies d'avion sont déficitaires?   

Et pi j'ai rererecommuniqué avec le Novotel pour rerereconfirmer les dates de réservations d'une chambre...avec ma nouvelle amie Mireille, qui m'offre sans frais supplémentaire;  vue mer s'il vous plaît. 

Je rererefai les valises ce weekend.  Rerereviderai le frigo.  Rerereferai le grand ménage avant de partir.  Une chose que je ne  rereremagasinerai plus;  c'est aller au Dollorama...ah vraiment... chu pu capab.  Je pourrais vous décrire toutes, toutes, toutes les cochonneries et bricoles qui se trouve sur toutes toutes toutes les tablettes du fameu Dollorama.  Y'en a marre des bricoles chinoises j'vous jure!.  Mais bon, je fais mon trafic d'influence avec ça à l'hotel. 

J'attends l'avion maintenant!

Le 12 février 2010


Où en sommes-nous en ce 12 février 2010?  Pas guère plus avancé que le 3.  Je ne sais toujours pas si c'est bel et bien le 3 mars que nous partons.  Les Sénégalais n'ont pas encore envoyé de lettre officielle.  Supposément la semaine prochaine nous dit-on.  Alors on fait quoi?  On attends!
Je dois vous dire que c'est quand même une bonne affaire ce retard.  Pourquoi?  Monsieur a une inflamation aux cordes vocales depuis mardi.  Comme son boulot est de "parler" sur le sujet APC, c'est "un mal pour un bien" que notre mise en attente.  Il aurait été incapable de faire son travail.  Et vous vous imaginez le cauchemar?  On ne connaît pas tellement Dakar.  On y a vécu que 5 jours en 2006.  Alors?  Elle est où la bonne clinique?  Ah yaille yaille, juste y penser me donne des frissons.  On'né'tu'bin'chez-nous dans des moments pareils que je me répète depuis 3 jours. 

À chaque fois que nous avons un contrat à l'étranger, je me prépare à fonds.  Je vais dans les sites internet pour des informations sur la ville où nous vivrons.  Je vais sur tripadvisor pour voir les hôtels susceptibles de nous accueillir et surtout les commentaires des voyageurs.    Je communique avec les plus intéressants hôtels pour négocier des prix pour longs séjours.   Je vérifie les tarifs air-france pour nos billets d'avion.  Parfois c'est sur Expedia.ca que je le fais.   Ce qui fait que ma tête est déjà sur place une semaine avant le vrai départ;   je quitte bien avant mon corps.

Vous aurez compris que j'étais déjà rendue à Dakar.  Je dois donc revenir chez-moi.  C'est ce que je fais depuis mercredi.  Pas facile.  Heureusement que, comme avec Air-France, ma tête n'a pas de pénalité pour annulation de voyage.  Ma tête, elle a juste à se remettre dans son quotidien!  Un peu de motivation et j'y arrive.

C'est vendredi aujourd'hui, et je peux dire que je suis de retour dans mon train-train.  Retour au Dollorama, encore une fois hier, pour encore acheter des bricoles à apporter aux ménagères de l'hôtel.  J'ai trouvé un bouquet de tulipes lumineux (par fibres optiques) à 1.50$ et qui est vraiment original et fort joli.  Enfin, j'en ai acheté pour 18$ de mes bricoles.  Des babouches, sac cosmétique, foulard, barrettes, et plus et j'en passe. 

Et bien voilà...c'est vendredi...la fin de la semaine.  Ce soir souper aux chandelles...nous dégusterons de la divine sève...comme tous les vendredis vécus avec mon Chevalier.  D'ailleurs nous fêterons nos 30 ans de bonheur ininterrompu...le 5 mai prochain!  À DAKAR? 

Les voyages forment la jeunesse?

Les voyages forment la jeunesse, mais pour se former il y a tout un "chemin" à faire.  
Le prochain voyage au Sénégal me fait "suer" depuis le mois de décembre.  D'abord, le départ se faisait le 4 janvier.  Qui dit départ, dit préparations de départ:  réserver billets d'avion, trouver et négocier et réserver un hôtel à Dakar, faire les valises, les achats de toutes sortes pour "là-bas".  Bref, j'ai passé une partie de mes vacances de Nouel à pitoner un peu partout en vue de ce départ et aussi passé beaucoup de temps à magasiner les Dolloramas et autres magasins pour des bricoles à apporter.   PAS DE DÉPART! 
Défait les valises, enfin pas au complet, mais les vêtements froissants quoi.  Heureusement, que je n'avais que réservé l'hôtel.  Les inconvénients sont donc minimes et réglés en un clic: Un email et c'est fait.  Et nous revoilà en "mode attente".  Ce mode, nous le connaissons très bien il nous est familier.  Depuis le temps que nous voyageons en Afrique, attendre l'avion,  est not'tasse de thé.  Non pas par goût, mais par obligation.

Rebelotte pour un départ le 21 janvier.  

Je recommence mon "trajet", repitonne sur internet pour les préparatifs, refait valises et ainsi de suite.  PAS DE DÉPART LE 21 JANVIER.  Rebelotte défaire valise, rebelotte "mode attente" et la "boucane" commence à me sortir par les oreilles!  Parce qu'en plus de mes préparatifs, à chaque fois, je vide le frigo.  À chaque fois je regarni le frigo.

À cette étape-ci, nous pensions sérieusement que notre voyage au Sénégal est tombé à l'eau!  On s'y fait petit à petit.  On se dit que "Bof cé pas bin grave, on est bien dans not'chaumière" et que l'hiver on s'en fout de la vivre jusqu'au bout.  C'est tout de même agréable l'hiver...dit monsieur.

Surprise!   le 3 février dernier, réception d'une lettre officielle, confirmant le début de contrat le 15 février.  Hé bien là mon vieu c'est du sérieux!  Je fais "la totale";   je réserve TOUT:  Billet d'avion, hôtel et la navette, voiture de location pour l'Aéroport, je refais les valises et revide le frigo.  La vie est belle!

Bin, Bordel de MEEEEEEEEEEEEEEEEEErde mauvaise nouvelle hier matin,  PAS DE DÉPART LE 10 FÉVRIER.  Semble-t-il que rien n'est organisé là-bas pour le début du contrat.  Ce rebelotte-ci, c'est pas mal plus compliqué (lire chiant) que les autres fois.  C'est de la boucane noir qui me sort par les oreilles! 

Annuler une date de vol est un cauchemar.  Sur Air-France du moins.  Enfin, cauchemar parce que je ne peux donner de dates précises et de départ et de retour, j'en obtiendrai une que dans 5 ou 6 jours.  Pas moyen de moyenner!!!! 

Comme le départ était le 10 février retour 9 avril, je dois absooooooooooooolument donner à la dame au téléphone des dates.  Elle ne peut pas juste me mettre "en attente" jusqu'à ce que je revienne avec des dates officielles-officielles.  Qu'est-ce que j'ai fait?  Je n'ai pas le choix, J'ai donné des dates.  Et pas n'importe laquelle, parce que certaines me coûteraient "un bras".  Les prix diffèrent beaucoup de jour en jour.  Un mardi par exemple c'est 1007$ aller Paris...et le jeudi c'est 1,927$...méchante différence.  Alors, après 1 h 35 au téléphone (probablement aux Indes) je réussis à obtenir des billets, moyennant quelques centaines dollars de pénalité. 400$ chacun pour être plus précise. 

Or, si la tendance se maintient;  nous partons le 3 mars prochain...Inch'Allah...comme dit mon amie Hajer!


«Rien ne développe l'intelligence comme les voyages" qu'écrivait Émile Zola.  À ce compte, je suis une génie!!!! rien de moins.