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30 nov. 2011

Trois petits tours et puis s'en vont!


Premier tour:  Celui des magasins pour l'achat de nouvelles valises et des vêtements "légers" et tant qu'à magasiner; profitez des rabais pour en acheter aussi à "mon personnel" d'hôtel. 
Deuxième tour: Sur internet, dans les sites comme "sénégalaisement.com" et l'incontournable Air France,  pour l'achat des billets d'avion sans oublier Accorhotels.com pour réserver une chambre, vue mer s'il vous plaît.
Troisième tour:  Budget rent a car, pour être en mesure de se rendre à l'Aéroport Trudeau, avec nos valises, nos billets, en vue de prendre l'avion pour faire un GRAND TOUR Africain, au SÉNÉGAL à DAKAR  plus précisément.

Vous aurez compris, que dans quelques jours nous serons sous le soleil Sénégalais pour 2 mois.  Je vous dis donc "à bientôt"

Souvenirs de Marakesh (2006)


Je viens de lire,  les textes des deux « trotteurs » voisins de mon amie Pauline, je lis les «premiers mots» du superbe Maroc, de ce pays fascinant qui ne me sort pas de la tête .  Ils sont à Marakesh, et ils ne sont pas volubiles sur cette belle ville.  Je vois même qu'ils « ont suivi le guide » celui qui dirige les touristes chez les fabriquants de tapis et puis dans les souks où "son frère" a certes une boutique dans laquelle tu dois entrer "juste pour le plaisirs des yeux" -Bon prix madame Bon prix!    Et je vois aussi que ça n'a pas changé, les « moustachus » font toujours effet chez les zzzzzzzzzarabes et que les « gazelles » sont toujours bien présentes et remarquées.  Il est rare, pendant les séjours "d'affaires" de l'Expert, que nous fassions du tourisme.  
La plupart du temps, nous vivons en ville, à l'hôtel comme si nous étions "à la maison".  D'ailleurs, mes carnets décrivent en long et en large "not'vécu" urbain.  Or, en lisant les trotteurs, forcément, je me suis rappelé notre premier weekend dans la magnifique ville qu'est Marakesh.  Et je crois bien n'en avoir jamais raconté une ligne.   C'est ici que je le fais, juste pour me souvenir!  Mon Marakesh à moi, la « Perle du Sud »,  je l'ai bien en tête.  De belles images sont gravées sur mon "disque dur" et lorsque je ferme les yeux,  elles me reviennent et  elles me sont revenues ce matin après lecture du Blogue en question.

D'abord nous avons fait le trajet Casa-Marakesh en "jetta turbo" avec Saïd le chauffeur de « Maître ».  Je dis turbo parce que je me rappelle qu'il roulait à 180 à l'heure, sur cette petite route qui nous mène à Marakesh.  Assez que j'implorais "Allah" de me mener jusqu'à destination avec toutes nos morceaux, y compris ceux de la voiture. 

Quelques arrêts en route pour l'incontournable thé et la brochette de merguez.  Une visite de boutique de céramique par-ci, de babouches en cuir par là...et voilà que nous entrons dans la « ville rouge » la « ville ocre » c'est selon notre perception de la couleur « terre cuite » car vraiment tout a cette couleur, même le Supermarché Marjane où je vais faire un tour, à chaque fois que j'en aperçois un.

Nous avons la chance d'être avec Saïd.  C'est notre cher Nourredine qui nous l'a déniché.  Lui, il ne peut pas conduire en dehors de Casablanca.  (???).   D'abord il nous a choisi un très joli Riad, juste là, à côté de la fameuse Place Jamâa El Fna.  Un Riad, ah la la...j'en voudrais un à moi toute seule.  Décor mauresque de rêve, dont le balcon de notre chambre donne sur un splendide jardin intérieur aménagé avec une fontaine où viennent s'abreuver les oiseaux.  Shéhérazade Lemieux est sous le charme et voudrait ne plus partir d'ici.

Mais revenons à la Place en question.   On y voit de tout, et le charmeur de serpent comme dans les films...et cette marocaine voilée de son "niquab", vous savez? avec le visage caché?   elle est assise sur son petit banc et m'invite à me « tatouer » au henné.  J'ai fait quoi vous pensez?  

Hé oui je me suis assise sur l'autre petit banc et voilà que mon bras gauche se fait tatouer de jolis arabesques.  Si j'habitais le Maroc, du henné je m'en ferais faire tout le temps.  Sur les chevilles, c'est très très beau.  La "copine" de Nourredine m'en avait fait lors d'un de mes séjours casablancais.  J'aurais voulu le garder à jamais. 

Un tour de la médina?  

J'adoooooooooooooore fouiner dans ces bazars, y faire quelques trouvailles comme les belles brochettes avec le bout sculpté et gravé que Saïd m'a négocié. Ah tiens? Des touristes "de mon pays"?  On a entendu "la langue de chez-nous" on s'est fermé le clapet.  Nous ne voulions pas qu'ils nous adressent la parole "Ahhhhh des québécois" que me dit Saïd....chuuuuuuuutttt Saïd ne me parle pas! Il a compris.   Nous circulons dans le labyrinthe en silence, jusqu'à ce que les "gens de chez-nous" disparaissent de notre cercle. 

Nous voici devant les  bouteilles d'huile d'argane.  J'en achète une à chaque séjour.  Tu ne peux pas venir au Maroc sans en acheter une.  C'est une huile miraculeuse dit-on. Un jour, (premier séjour) je marchais sur le boulevard d'Anfa, et une vieille marocaine qui me suivait,  en Jellabah beige et foulard beige itou, a remarqué que j'avais les talons "craquelés" tellement ils étaient secs.  Elle m'a tapé sur l'épaule pour me dire, dans un jargon compréhensible par ses gestes,  que je devrais me frotter les pieds avec de l'huile d'argane, "il y en a, à la pharmacie" tente-t-elle de me faire comprendre:  elle me montre le kiosque de l'autre côté de la rue et me dit:  Demande Argane et me montre encore mes talons.    J'ai écouté son conseil, j'ai traversé le boulevard, acheté ma petite bouteille de "crème à l'huile d'argane"  et m'en suis mis tous les soirs.  Y a-t-il eu miracle?  Mes "petons" sont devenus tout frais tout beaux...quelques semaines plus tard.

Saïd nous dirige au marché, je me dirige tout de suite aux nombreux kiosques des épices.  Le temps de humer les odeurs des épices, sans en acheter, j'en ai un container à la maison.  

Nourredine s'en est occupé l'an dernier, au marché de Casa, j'en ai acheté pour des années avenir.  Et je m'arrête à un kiosque à t-shirts souvenirs.  J'en fais collection. J'ai un t-shirt de chaque pays où j'ai mis les pieds.   Je veux celui-ci, le gris avec Marakesh écrit dessus.  C'est 140 dinars madame.   Saïd sait très bien que c'est 70 si c'était lui qui l'achetait.  Il me dit, en fait il me murmure presque « laisse c'est trop cher ».   De toute manière le vendeur ne veut rien entendre, pas moyen de moyener. 

Nous avons faim et  le Shawarma Poulet nous appelle.  Du Shawarma poulet, au Maroc j'en mange quasiment tous les jours.  Il est savoureux!!!  Il est généreux aussi, du poulet on en met pas avec parcimonie comme chez-nous.  Pendant que nous mangions not'shawarma, Saïd se lève et dit « je reviens ».  Ah bon, il a probablement quelqu'un à voir?  Hé bien non, il avait quelque chose à acheter;  LE t-shirt que j'avais convoité quelques minutes plus tôt.  Il l'a marchandé à 75 dinars.  « Parce que le marocain savait très bien que c'était pour toi que je l'achetais».

Ahhhhhh ce cher Saïd comme il est gentil, en plus qu'Il nous épargne les « trappe à touristes ».   En route, je lui ai parlé de ma lecture du moment  « Rêves de femmes » (Fatéma Mernissi, une marocaine de Fès, livre que je vous conseille) et qui raconte la vie dans un sérail, les femmes du Harem quoi.  Il nous amène tout droit vers le « Palais de la Bahia » où dès l'entrée l'architecture marocaine est impressionnante avec les portes sculptées, la céramique partout et sur les murs, et aux plafonds, et aux planchers.  Des yeux tout le tour de la tête que ça nous prend.  Mais au-delà des yeux, il y a l'imagination de la Shérazade qui vous écrit.  Je suis tout simplement envoutée. Me voilà « la favorite du Sultan » et tiens voici ma chambre, là, au bout du jardin juste devant la fontaine et les palmiers.  Justement le Sultan est avec moi et  Saïd son chaffeur qui nous raconte l'histoire de ce Palais, dont je vous épargne le récit.  Tapez le nom sur internet et vous en saurez toute l'histoire.

La visite terminée,  nous marchons dans le quartier et Saïd nous dirige vers celui des artisans, celui qui m'interpelle le plus et où nous passons un bon moment,  c'est là où on fait à peu près tout en fer forgé.  Dans mon Riad, j'en mettrai plein dans mon jardin, mon salon, ma chambre, ma cuisine.  Mais pour le moment, comme je vis à l'hôtel à Casa, je n'achète rien. 

Saïd veut absolument que nous visitions le  « Jardin de la Ménara » qui est un vaste jardin planté d'oliviers  à environ 10 minutes de la Place Jamâa....  

Devant le petit « Pavillon » il y a un grand bassin, une piscine alimentée en eau grâce à un système hydraulique vieux de plus 700 ans.  L'eau vient depuis les montagnes situées à 30 km environ.  Et ce bassin permet l'irrigation de l'oliveraie.  Parce que oliveraie il y a.  Une immense oliveraie.  Quel endroit paisible que la Ménara. La légende dit (Saïd me le redit)  que jadis, les Sultans y amenaient leurs maîtresses, et au petit matin, ils les noyaient dans le bassin.   Elles "ne furent pas heureuses et n'eurent pas beaucoup d'enfants" comme dans mes contes à moi.  Allez Saïd, amène-nous ailleurs.

Et nous voilà à un beau complexe immobilier, où de très, mais alors là très beau appartements sont à vendre.  Mais on achète pas, Maître a du boulot à finir à Casa pour encore un mois.  On reviendra "à la retraite"!(On a beaucoup d'endroit ou "revenir" à la retraite en fait)

Tu veux faire un tour en chameau?   Saïd pense que des tours de chameaux c'est nouveau pour moi. Il ne sait pas que je me suis baladé au dos de chameau à BouSaada par exemple).   Mais bon, pourquoi pas, juste pour une photo ou deux de "La Favorite" sur son chameau. Ça fera la totale.  Et vous me voyez assise sur le chameau, un petit tour de terrain, et pi s'en va.  S'en va souper, s'en va dormir et s'en retourne à Casablanca.  Le weekend est terminé  Recommence une autre semaine.  

Demain, Nourredine viendra me chercher pour notre marche quotidienne au bord de mer.  J'adore ce moment avec Nourredine.   

  Il me raconte le Maroc et les Marocains.  Je lui le raconte le Canada et les Canadiennes.  Avec Nourredine, à chaque séjour, je me balade dans le tout Casablanca.  Je savoure la chance d'avoir un Chauffeur qui m'amène partout. 

16 nov. 2011

L'apocalypse annoncé à la télé

Ceci n'est pas un carnet de voyage...il ne vous raconte pas une découverte...il est simplement une observation bien personnelle.  Sujet de ladite observation ? 
Thze TEMPÉRATURE et La Météo
Je ne sais pas si c'est le fait de passer quelques mois en dehors du québec dans des contrées ensoleillées, humide et fort chaude, mais depuis notre retour je n'en reviens pas de la place immense que prends la température dans la vie quotidienne des "gens de mon pays".  C'est l'hiver, et dès qu'il neige, il faudrait la rayer de la nature.

Dans un email ce matin,  j'ai lu 4 fois le mot "température, et pour "Nouel", on me souhaitait "de la belle température pour les fêtes".  Non mais, c'est pas une belle température que je veux cé plein de cadeaux sous "mon beau sapin roi des forêts" dans le salon.  La température, je m'en fout carrément.  CÉ L'HIVER depuis des siècles des siècles...ne chante-on pas "mon pays cé l'hiver"?

On regarde la télé, la "miss météo aux drôles de chapeaux" à "tva" ou "rad'can" qui nous apparaît toute énervée quand il y a une tempête en vue, et c'est carrément l'Apocalypse qu'elle nous annonce, alors qu'il va tout simplement neiger!   N E I G E R  Bordel!  20 cm de neige devient un événement qui fait la UNE des journaux et des nouvelles télé.  D'ailleurs ladite Miss Météo, elle apparaît au moins 15 fois pendant le journal télévisé.  Elle dit:  «je vous en reparle plus tard.»  À la fin du journal, c'est là qu'elle annonce l'apocalypse.  Chu pu capab!!!!  Ne pourrait-elle pas tout simplement, à la fin des nouvelles, nous dire la température qu'il fera et pi rien de plus?

Mais qu'est-ce que cette histoire?  CÉ L'HIVER, il neige, et pi quoi?   Un peu de pluie devient LE Verglas et faudrait tous rester dans nos chaumières.  Qu'est-ce que c'est que cette obsession de la neige et de l'hiver?

J'écoutais la radio lors de la première tempête vécue au début décembre.  Le gros problème discuté:  le déneigement des rues de "mourial" (et de ma ville itou).  Les gens se plaignaient qu'à 7 h 30 ils étaient tous "pognés" dans la neige.  Bin quoi?  Irions-nous jusqu'à exiger que toutes les rues de mourial soient déneigé avant 7 h le matin?  Une charrue par rue avec ça?

C'est vraiment bizarre.  On ne veut plus d'hiver.  Clic à droite sur ta souris, "highlight" le paysage, delete et voilà!  fini l'hiver...apparaît la floride.  Hé bien non.  Pas pour mon tchum pi moi.  Quand il y a eu "tempête" on a mis nos bottes, tuques, mitaines, foulards, manteaux et nous sommes allés prendre une belle marche dans notre quartier.  De TOUTE BEAUTÉ. 
Voilà!  C'était mon éditorial du jour  LOL

Voyage de retour...et Le retour à la routine!


On n'y trouve pas parade à ce déplaisant décalage horaire.  Depuis dimanche tout est à l’envers.  Mais bon, il faut faire avec et attendre que notre horloge se règle à l’heure québécoise.  Et ce n’est pas facile!  Nous sommes samedi ça fait déjà une semaine que nous sommes de retour et encore ce matin nous prenions notre petit déjeuner à 4 h 45.  Tous les soirs au lit à 19 heures.  L’horloge elle est vraiment déréglée.  Accrochée au « mur » du Gabon?
Ah que cé loin le Gabon.  Je n'ai pas arrêté de le dire tout le long voyage.  Nous avons quitté le Méridien vendredi à 19 heures pour prendre un pot avec Jean Christophe (alias SG) au Tropicana avant le départ.  (Une nouvelle découverte nous concernant.  Je l’ai noté dans mon carnet.  Siiiiiiiii nous retournons la-bas, cé certain qu’il sera dans notre tournée de resto.)  Et nous sommes entrer dans la maison le samedi 19 h 30.  C’est 24 heures sans dormir…bof disons 3 ou 4 heures en tout. 

Comme nous devions attendre 6 heures à Paris, et que j’avais de la place dans ma valise cabine (place que j’avais prévu au départ)  j’en ai profité pour faire mon magasinage de cosmétiques à la boutique hors taxes.  Pour la modique somme de 245$ j’ai un rouge à lèvres, un mascara, un crayon khôl Yves Saint Laurent et un mini-kit maquillage Clinique. Heureusement qu’il n’y a pas de taxes!    Je me suis aussi acheté un sac à main et pi une armada de mini-magazines féminins.  Mais j’ai aussi été obligé de m’acheter des paquets de Kleenex parce que mon thermomètre interne n’a pas pris le changement de température.  Le nez me coulait et j’éternuais sans arrêt.  Je ne supporte pas passer du chaud au froid en moins de deux.  C’est la rhinite à tout coup.  Et cé bin plate!!!!   C’est donc kleenex en main que je ne me suis pas interdit le magasinage.  Pas question de rentrer chez-moi sans mes produits Yves Saint Laurent.  Mes préférés.  Ici je dois aller chez Holt Renfrew pour en acheter.   

Le dernier vol, celui Paris Montréal a été un supplice.  Le pire jamais vu ni connu.   Des sièges tellement inconfortables et tellement coincés que je n’arrivais pas à lire mon magazine. Je pense qu’il y avait 6 pouces entre le dossier du passager avant et moi.    Pour tourner les pages, je devais soulever ledit magazine au-dessus du dossier du siège en avant de moi et pi ensuite « l’accoter » sur le dossier en question.  Plus « collé-serré » que ça on te mets en canne.  Et que dire des repas?  Beurk!  En fait c’était le même menu qu’il y a deux ans.  Même chnoute immangeable.  La première chose que nous avons fait en mettant les pieds dans notre chaumière?  On s’est fait des toasts au beurre de pinotte…  Ça’r’met’l’canayen ça j’vous le jure!!!

Et nous voilà de retour dans notre routine.   Dès lundi matin je suis allée au garaaaaaage faire poser mes pneus d’hiver.  Heureusement il a attendu notre retour pour s’installer l'hiver en question.  J’étais bien contente de ne pas voir de neige en sortant de l’aéroport. Le choc est moins fort.  Quant à Noël je vous dirais que nous ne sommes pas « dedans » mais vraiment pas.  Entendre les chants de Noël à la radio, voir les décorations dans les magasins nous laisse indifférents.  Hier nous avons acheté un joli sapin tout doré tout illuminé, mais rien y fait, nous avons encore les palmiers dans les yeux.

C'est sur ce dernier chapitre de mon Roman Librevillois 2008 que je vous souhaite de très joyeuses fêtes!

Je termine sur cette phrase entendue au Lycée Basile Odimba:

«Une femme n'est ta femme que lorsqu'elle est à la maison»


à la prochaine?

POUR MOI QUOI!


Suite des Carnets de « La Blanche » de Libreville
Je vais vous faire la lecture de mon grand quotidien préféré l’Union au sujet des « maîtresses ».   J’aime bien lire ce petit journal.  On en apprend beaucoup des gens qui nous entourent à lire les nouvelles locales.  Depuis le 6 octobre c’est la grève des enseignants.  Ce qui avait retardé de deux jours le début du Séminaire, le 28 octobre dernier :  les participants avaient oublié d’avertir les élèves que les cours étaient suspendues pour 5 semaines.   Comme ces derniers sont payés quand même, ils sont sourds à toute proposition.  Le Présida menace de couper leur salaire cette fin de mois.  À suivre dans mon grand quotidien préféré.

Mais revenons au sujet du jour :  les maîtresses.   

Ce matin, je lis un article sur les MST.  Non non, ce ne sont pas les « Maladies sexuellement transmissible » mais les « Moyennes sexuellement transmissibles».  Lisons d’abord :  Annie Léa Menye, membre fondateur, secrétaire général et porte-parole de l’association Cri de femmes écrit :  

« Le problème des « Moyennes sexuellement transmissibles » est une vieille pratique au Gabon.  De nombreuses filles ayant un niveau scolaire très approximatif réussissaient leur cursus à l’ENS parce qu’elles servaient de maîtresse et d’amantes soit à un enseignant, soit à l’un des dirigeants. »   Autre pays autre mœurs n’est-ce pas!


Nos enfants 
Le matin quand Ariane entre dans la chambre, elle demande :  « Et comment va mon papa? ». Notre famille s’agrandit :  outre le laveur de la 4X4  il y a mon fournisseur de carte d’appel Libertis qui se plaint tous les jours « mais maman tu ne m’achètes plus de carte? »,  et pi « not’plus’vieux » aussi notre gardien du M’Bolo qui assure toujours André que « Papa, même une mouche ne touchera pas ton 4X4 ».  Je dois vous préciser que le gardien de mouche en question est handicapé et qu’il se déplace en béquille.  Mais bon, nous le traitons très bien quand même à 500 francs la mouche.  Il est notre gardien depuis 2002 c’est pourquoi je dis not’plus’vieux.  Et gardien est un petit métier pas tellement payant.

C’est mercredi 26 novembre 2008
J’intitule mon dernier paragraphe comme mon « idole » Makaya le fait pour sa chronique :

Pour moi quoi! 

La chaleur de jour en jour est de plus en plus accablante et insuuuuuuuuupportable, surtout le midi où il fait plus de 40° et que c’est hyper humide.   C’est comme dans un four, non un Sauna quand on vient de jeter de l’eau sur les pierres!  Il n’y a que dans la chambre sous la clim ou « dedans » la piscine que c’est vivable.


J’ai mis fin à mes marches matinales.  Je n’avais pas le choix :  ça va pas :  je tousse, je crache et je mouche encore. Marcher  au bord de mer de Libreville n’est pas comme marcher sur celui de Casablanca.  Ici c’est comme si je marchais dans un « tuyau d’échappement ».  Ça sent le fioul à plein nez.  Mon « grand quotidien préféré » m’a appris que cette année 90 000 voitures de plus circulent à Libreville.  D’autant plus que « cé pas évident » comme dit le ticoune.  Je suis obligée de contourner tout ce qui se présente devant moi :   du Gabonais, au Chinois, aux Libanais, aux poubelles, aux chiens errants et dégueulasses et pleins de bobos, au « sdf » sale et pouilleux qui est tout le temps sur le pont et qui me fait peur.  Et pi en plus des bus, des autos garées carrément sur le trottoir plein de trous et de cochonneries ce qui me fait prendre la rue et risquer de me faire frapper par les millions de taxis qui longent l’accotement pour « ramasser » un client.  Il arrive même à certains endroits ou je suis obligée de marcher dans un stationnement parce que le trottoir n’est pas accessible.  Et quand je mets les pieds sur ladite rue, le petit ruisseau qui coule je ne sais pas si c’est vraiment de l’eau de la pluie d’hier ou tsé?  Le caniveau qui déborde?  Ouach!  Alors mes marches étaient toute une aventure.  Ce qui rendait Madame L acariâtre rendue en ville.  Or la chinoise qui veut me vendre deux foulards 4000 francs alors que j’ai payé 3000 francs la veille;  ne m’entend plus parler froooooooonçais, le québécois revient au galop:  « Garde-la té cr@@#$$%%?ssses de foulards ». 


J’avoue que ce contrat-ci est bien différent des autres vécu à Libreville voir partout où il y a eu contrat.  A. n’est vraiment pas « disponible » en fin de journée.  Fin de journée ici étant 14 h 30.   J’ai l’impression d’être toujours en mode « attente ».  Heureusement que je m’arrange bien toute seule.  Que l’ennui n’est pas mon ami.  Et que « lézarder » à la piscine une partie de la journée ne me dépeigne pas.  L’Expert il « bosse fort et longtemps ».   Il rentre vers les 17 heures, et encore ici il doit préparer son rapport de fin de séminaire.  Bien sûr après avoir pris une bonne Regab bien fraîche.  Pas de loisirs pour Monsieur à la piscine.   Comme on me voit tout le temps toute seule, ils me demandent :  Monsieur a voyagé?   Oui entre le Méridien et le Ministère!


Et la fin commence à se faire espérer.  La 572 a beau être une grande chambre « supérieure » les murs se raprochent quoi!  J’ai hâte de me déplacer dans mon 1890 pi.ca.   Et ce qui me manque le plussssss c’est La LIBERTÉ que me procure mon PoutPout.  Ça me manque énoooooooooormément.  Me déplacer quand je le veux où je le veux. 

Une seule chose qui ne me tanne pas et qui je le sais d’avance va me manquer :  Ariane ma toute charmante de femme de chambre.  Ahhh vraiment, celle-là je la mettrais dans mes bagages.  Elle me dit qu’elle « arrange ma maison » comme le Royal Club qui est l’étage « classe affaires » du Méridien.  Elle me dit :  la semaine prochaine quand je vais frapper à la porte et que je ne vous verrai pas je serai très très triste.  Elle souhaite « que dieu me protège tout le temps ».  Amen! 


A. me taquine.  Il dit qu’on va poser une plaque commémorative à l’entrée du Méridien  en mon honneur!  Ouais Ouais té bin drôle l’Expert!


Je crois bien que c’est le dernier carnet Librevillois 2008.  À moins qu’il arrive un événement très particulier à vous raconter.   Comme la cérémonie précédant la pose de Ma plaque commémorative en présence du « Présida » OBO lui-même d’abord!  Ha Ha!!!!!


Voilà!  Les dés sont jetés et c’est le chiffre 3 qui est sorti.  3 jours à attendre!   Vendredi, 23 h 25 nous prenons le vol AF977 via Paris pour repartir sur le vol AF344 à 13 h 15.  Ce qui nous fera rentrer au pays à 15 h 05. 
Brrrrrrrrrrrr je suis certaine que ça sera le premier mot qui me sortira de la bouche! 
Le deuxième?  Y fa bin fretttttttttte icitttttttte! 

Le troisième :  AHHHHHHH ma maison!!!!! 

La BLANCHE!


« Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page » St Augustin
Continuons donc à lire et à voyager dans notre « Gabon d’abord »!

Faits Divers et DEMANDE EN MARIAGE!


Dimanche 2 novembre 2008 
Je pense avoir terminé mon message sur un projet d’aller souper au Ding Ding. Le Buffet chinois du vendredi soir. On l’a fait. Pi? C'était comment?  Bof!  Fini les restaurants chinois. J’ai presque envi de dire : fini les restaurants. On s’est « fait fourré » quoi. 105$ pour un buffet bin ordinaire. Étonnamment les prix ont doublé depuis notre dernier séjour. C’est ahurissant! Exemples? Au Médidien : Pizza 26$ - Spaghetti bolo 21$.   Un quart de vin Chenet 14$ + une Régab 9$ + une pirogue d’ananassssssssss 5$ l’addition est hallucinante quand on la reçoit.   Et à l’épicerie, il faut compter à chaque article acheté,  le double voire le triple du prix de chez-nous.  Mais bon, nous ne sommes pas ici pour se priver.  "No Way" comme le dit ma soeur.  
Notre minable dollar canadien nous fait filer bin tcheap. Un dollar canadien = 397 francs CFA. 1 Euro : 655 CFA Cé pas pareil quand vient le temps de payer en canadien ou en français. Nous, les pauvres de l’Afrique, sommes pratiquement à un cm au-dessus du seuil de la pauvreté. Cela dit;  Passons aux faits-divers. 

Ce matin, A. et moi (et nos passagers les bébites?)  NOUS sommes allés « au quâââtier » Charbonnage pour faire laver la 4X4. Un coin bien folklorique que le lave-auto. C’est très animé aussi. Nous allons chez l’oncle de SG. Il a l’air plus jeune que lui mais bon. Ce matin non seulement l’oncle mais le frère de Blanche, l'épouse de SG y était. Enfin, je m’interroge si les laveurs sont, comme Makaya l’écrit dans mon journal préféré : « le petit frère du neveu du cousin du grand frère de la tante de ma bonamie »? En arrivant, un me dit : « Ahhhh Bonjour maman! ». Une entreprise familiale quoi. Me voici mère d’un laveur de chaaaaar à Charbonnage?

Pendant que les laveurs font leur job : lavage extérieur, intérieur, tapis et « poush-poush » déodorant, nous sommes assis sur un banc de planches à une buvette en tôle rouge, peinturée coca-cola propriété de l’oncle. L’oncle s’excuse, il n’a pas encore l’électricité. Il ne nous offrira pas de sandwich. Il a demandé, mais il est sur la liste d’attente. Pour l’avoir, il doit aller à 400 mètres pour se brancher. C’est dimanche, jour de repos.  On ne fait pas 400 mètres.   Mais quand même il a dans une glacière du coca, du D’jino ananas ou pamplemousse et de la Castel. L’Expert prend une bière Castel et je prends un d’jino pamplemousse. Ma liqueur préférée. Fait avec du jus de pamplemousse, au Gabon, à Libreville même.

Et là, assis sur not’banc fabriqué à partir de vieilles planches, au carrefour du quartier charbonnage, nous causons. D’abord des chinois qui dérangent les Gabonais. Ils sont en trop grands nombres et l’on en rencontre de plus en plus. Ils envahissent l’Afrique. Ils sont comme des fourmis que dit l’oncle. À l’aéroport de Paris effectivement nous avons compris ça. Il y en avait une trentaine qui attendaient avec nous à la porte 58. Ils ne sont pas bienvenus parce qu’ils ne font travailler que les Chinois et non les Gabonais. Nous causons encore, et des Arabes qui sont en trop grands nombres. Ils achètent tout. Celtel (compagnie de sans fil) appartient aux Saoudiens. Ici on dit « BenLaden télécoms ». Et bien sûr les Lybiens qui achète les hôtels au bord de mer. Moi j’ai remarqué qu’il y avait aussi des Marocains. À la piscine, je les entends parler au téléphone. Ils font dans l’informatique les Marocains. Et les Canadiens?  - Il n’y en a plus, il y a vous deux et une québécoise qui a marié un Libanais, à Montréal, et il l’a amené vivre ici.

Et pi arrive une Gabonaise, qui passe là tous les dimanches, elle s’en va à la messe. Elle arrête à la buvette de l’oncle. Smouch à droite, smouch à gauche resmouch à droite et resmouch, fiou, 4 bises et ils causent en dialecte gabonais. On y ne comprend rien, jusqu’à ce qu’ils discutent de « l’égalité des femmes ». Et bien là, on s’est bidonné! J’vous dis pas. L’oncle dit : 
« ce n’est écrit nulle part dans la bible que la femme est égale à l’homme. Non mais, je ne suis pas fait d’une partie de ta côte, tu es faite de ma côte, donc tu es inférieure à moi. Tu vois, au Gabon, les femmes ne payent jamais rien. Les hommes payent tout. Alors si elles disent qu’elles sont égales, elles devraient payer aussi. Elles ont un bébé? C’est l’homme qui paye le trousseau. Non Non Non! Vous n’êtes pas égale à nous! Y’a que les Arabes qui ont compris ça »

Il continue ainsi sa version de l’égalité de la femme. Il nous dit : « nous ici ont fui les intellectuelles. Une bonne villageoise et puis on est bien. Elles ne savent rien alors comme ça tu lui dis fait ça et elle le fait. Sans rouspéter. Les intellectuelles, ça arrive que c’est pratique. Elles savent nous dépanner pour l’ordinateur. » Nous sommes su’not’banc de planche et rions aux larmes. Ahhhh vraiment, c’est un pur plaisir que d’aller au quartier pour faire laver la 4X4. – Monsieur, c’est prêt! On a mis un tapis pour Madame, pour s’essuyer les pieds avant d’embarquer. Pi ça ne coûte pas cher. Le lavage, la bière, le d’jino : 2500 (6.30$) et l’Expert laisse 500 francs à chaque laveur. S’affiche « la banane » à leur visage!

LE MAJOR BOUKAMBA

Vous ai-je déjà parlé du Major Boukamba? Je pense que non. Alors je vous raconte son histoire : Il était une fois deux Canadiens qui habitaient le Gabon pour la première fois. C’était en 2002. Un soir qu’ils sortaient pour aller dîner au resto Tivoli, à la sortie de l’hôtel Rapotchombo, se présente un Gabonais : « Bonsoir! Vous vous rappelez de moi? Il nous serre la main; Je suis le Major Boukamba. C’est moi qui vous ai accueilli aux douanes à l’aéroport. C’est grâce à moi si vous n’avez pas eu de problèmes. Bla bla bla…..» Non, nous n’avons aucun souvenir de cet homme. Il continue pour enfin sortir de sa poche un papier tout fripé. Et il dit : « - ma femme est malade et souffrante et elle a besoin de médicaments. Voici la prescription. J’aurais besoin de 12,000 francs… .bla bla bla… » Le Major ne sait pas que nous sommes des « vieux routiers ». L’arnaque est bien astucieuse, mais elle sent fort la « tentative d’extorsion du blanc ».  Alors,bien gentiment, nous lui disons que nous ne pouvons pas l’aider, qu’il y en a trop qui nous demande de l’aide. Enfin, nous nous en débarrassons poliment.

Nous revenons au Gabon deux ans plus tard. En 2004. Nous voilà au Méridien. Un soir que nous allons prendre notre marche jusqu’au Super Glass (épicerie), sur la rue, juste au coin de l’entrée du Méridien arrive un homme : « - Bonsoir! Vous vous rappelez de moi? Je suis le Major…. » et il n’a pas le temps de continuer…André lui dit que nous le connaissons et qu’on a déjà donné. Bonsoir! Il reste planté là avec sa vieille prescription en poche.

Nous revenons encore une fois, toujours au Méridien. En 2006. Un soir, dans le garage, alors que nous nous apprêtons à embarquer dans notre chaaaaaar, on voit un homme. « – Bonsoir! Vous vous rappelez de moi? » - Oui et nous ne sommes pas intéressé. Bang! Ferme la porte et on se barre!

Enfin en 2008, au volant de la 4X4, en se baladant au quartier Louis, l’Expert s’est trompé de direction au bord de mer, il a tourné à droite au lieu de gauche. Impossible de faire un « llou-turne » Le seul endroit pour tourner est chez Mouammar Kadhafi, au Laïco Okoumé Palace. Juste à la sortie de l’hôtel, en attente de traverser le boulevard de l’indépendance, on voit un Gabonais qui nous salue comme si nous étions de bons amis. Il nous fait signe d’arrêter. Il a vraiment l’air de nous connaître. Nous pas encore. Comme André dit, ils se ressemblent tous, c’est peut-être un participant au séminaire?  Je suis sceptique, je n’ouvre la fenêtre qu’au tiers. – « Bonjour, vous me reconnaissez? Je suis le Major Boukamba…. » Ah bin bordel! LUI encore? il n’a pas eu le temps de finir, j’ai fermé la fenêtre et nous sommes parti. Le Major en question, c’est un truand, et sa profession est d’escroquer les blancs. Chose bizarre, il semble LE seul Gabonais à ne pas nous reconnaître.

Les Gendarmes

Je n’écrirai pas long sur le sujet. Pas de contrôle! Le nouveau Directeur de Police a décidé que c’était assez d’embêter les gens. Par contre, SG dit que ça dépend s’ils sont affamés ou pas, en fin de mois. Ce mois d’octobre, il faut croire qu’ils ne l’étaient pas. Nous roulons en paix et c’est tellement agréable!

Chronique littéraire

Je suis à lire « Le cœur glacé » d’une auteure Espagnole; Almudena Grandes. Roman désigné la meilleure lecture de l’année 2007, par les libraires. 1072 pages. Coup de cœur de la plupart des magazines féminins achetées à CdeG et coup de cœur de la liseuse itou. J’en suis qu’à la page 225 et j’avoue que c’est une lecture passionnante! Une foultitude de beaux mots et de belles phrases. Mes heures de lectures, sur ma chaise longue, brise de la mer et mon D'jino pamplemousse, sans contredits, ce sont des moments de grands plaisirs.

Demande en mariage!

Hier matin, comme à chaque matin, vers les 10 heures, Madame L. va prendre une marche. Depuis toujours, je tourne à gauche, vers le centre-ville. Changement au programme, ce matin je tourne vers la droite. Je veux aller chez les couturiers en vue d’acheter un pagne. Un pagne c’est un paréo que portent les Gabonaises. Mais moi je veux en faire une nappe. À l’hôtel, on me dit de prendre le taxi et d’aller au Marché Ouloumi. Ah non! je ne vais pas là toute seule. Voyons voir sur le Boulevard de l’Indépendance communément appelé « Bord de mer ». Je marche. J’arrête chez un Libanais pour l’achat d’un gel douche Ushuaia et un dentifrice Signal. J’arrête dans une boutique de couturier, mais les pagnes ne m’intéressent pas. La couleur ne me ferait pas une belle nappe. Et pi, le prix est trop élevé. 3 yards – 5000 francs ou 6 yards – 15000 francs. Bizarre, ce sont des « yards » et non des mètres. J’avais jamais remarqué. Et je marche encore. Je vois une affiche « Perle d’Orient » tiens? Des chinois.

J’entre et c’est un fouillis de chinoiseries. J’ai besoin de vernis à ongle, de dissolvant et pi tiens voyons cette jolie nuisette sur le cintre. En effet, elle très jolie et elle me sera très pratique puisque Je n’en ai apporté que deux. J’en reviens bien de laver la mienne à la main, dans le lavabo de la salle de bain avec du savon Omo. Ça assèche mes mains et détériore mon vernis. 5000 francs? J'en prends deux.

Après arrêt infructueux chez deux couturiers, j’entre chez « Étoile Couture ». Cheik me reçoit. Je lui fais ma demande d’un pagne, et lui dit qu’un yard, ça ferait mon affaire. Pas moyen de moyenner, que disait ma mère. C’est 3 yards et 5000 francs. J’insiste et ça marche. J’achète 3 yards pour 4000. Je suis bien consciente qu’une peau de couleur différente de la mienne payerait 2000. Je veux une nappe! Et pendant qu’il cherche un sachet pour mettre ma nappe, il me dit : « tu voudrais correspondre avec moi? On s’écrit, on se visite et on sait pas, peut être c’est le mariage ». Ça alors! J’en suis « bouche la bée ». Une demande en mariage? - Mais tu as quel âge toi? 30 ans. – Je suis désolée, mais je suis déjà mariée.   Évidement, je ne lui dis pas que j’ai quasiment le double de son âge. Je préfère lui laisser l’illusion que je suis une jeune mariée! Surtout Jeune!  Ha Ha! Cette fois-ci c’est moi qui ai la banane sur le bord de mer.

Tradition Gabonaise

Parlant mariage. L’autre jour, alors que j’étais chez Blanche, entre dans le salon un beau, grand, costaud Gabonais dans la trentaine. Blanche me le présente « c’est mon p’tit mari » dit-elle. En voyant mes sourcils en circonflexe elle m’explique : Ici au Gabon, si l’homme meurt, les oncles te donnent un mari pour la sécurité de la famille quoi. Les enfants restent dans leur maison, la femme continue à bien vivre, il y a un homme pour s’occuper d’eux. Moi, j’ai déjà choisi le mien. C’est lui. Mais tu sais, c’est pareil pour l’homme. Si la femme meurt, les oncles lui donnent une femme. On peut même donner ma sœur à Jean C. Il ne me dit pas s’il a déjà choisi. Il est mieux de ne pas me le dire. S’il a choisi ma jeune sœur, je serais déjà jalouse. Alors il ne dit rien. Et je vois SG le sourire en coin. Blanche est très belle. Sa jeune sœur l’est certes. Je suis certaine qu’il a aussi déjà fait son choix. En autant que ça ne soit pas moi? LOL

Je lui ai dit que chez-nous les oncles sont remplacés par le « gouvernemaman ». C’est l’État qui te donne une pension « de veuve » pour toi et tes enfants. Si je ne me trompe, les enfants aussi, dépendant de l’âge, ils ont une pension d’orphelin. La tradition chez-nous c’est le « chèque du bonheur social » si tu n’as pas les moyens.

Retour sur l’économie

Je dis que c’est cher? Pire encore! J’ai envoyé quelques vêtements de l’Expert au Pressing. Voici la liste : 4 chemises + 1 t-shirt + 7 caleçons + 2 pantalons. Combien ça coûte? 38,700 CFA divisé par 397 = 97.48$ et ce n’est que la première semaine. Il en reste 4 autres. Oh la la!!! Heureusement que j’ai lavé ses chaussettes. Ça aurait coûté 1200 de plus pour chaque chaussette. J’en ai lavé 6 paires. Une facture de 115$ pour un petit lavage. Inbeleivable!!!! Que diraient les têtes à claques!

Évidemment, le Pressing je n’ai pas le choix. Les chemises, les pantalons, les caleçons pas question de laver ça au lavabo, comme je le fais pour mes slips par exemple. Si je ne lavais pas mes slips, j’ajouterais encore 1500 (3.78$) du slip.  Ça me revient donc plus économique.  Je suis mieux d’acheter une ou deux bouteilles de vernis à 1500 francs chez les chinois et qui va me durer pendant tout le séjour!

La modération a meilleur goût

Tous les matins, de retour de ma longue marche de plus de 2 heures, j’arrête à la tabagie du Méridien pour m’acheter mon journal préféré « l’Union ». La page « Société & Culture » me plaît plus que les autres. Je vous glisse une nouvelle du « Faits Divers » :  

"En état d’ébriété, elle meurt à la suite d’une morsure de serpent. Une jeune compatriote vivant à Ndendé, chef-lieu du département de la Dola, partie pour une partie d’agapes chez son ami à Lébamba, est décédée à la suite d’une morsure de serpent. Elle ne se serait pas rendu compte de cet accident, tout simplement parce qu’elle était en état d’ébriété très avancée. Une mort subite qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la contrée. Lors de la découverte du corps sans vie de l’infortunée, la famille est en émoi. L’ami en question est interpellé. La défunte ayant au préalable informé ses parents de sa randonnée avec celui-ci à Lébamba. Les spéculations avancées ici et là, faisant croire à un empoisonnement, et des effluves d’alcool émanant du corps, les parents ont exigé une autopsie au Centre médical de Ndendé pour en avoir le cœur net. Les conclusions du médecin légiste ont été catégoriques :  l’infortunée est morte à la suite de la « morsure d’un serpent venimeux » et « malheureusement elle ne s’est pas rendu compte vu son état second » Ce verdict, en dépit de la douleur de la perte de la jeune fille, est venu calmer les ardeurs menaçantes des parents envers l’ami de la défunte. Peut-être que si le couple avait consommé l’alcool avec modération, le pire ne serait pas arrivé.

À cette lecture, je me rappelle en 2006, une invitation à sabler le Champagne chez Emile et j'ai souvenir de la conversation au travers des bulles concernait les serpents, entre autre les Mambas verts, qui venaient sur sa terrasse. Heureusement que jamais aucune « effluve d’alcool émane de mon corps » et que je bois tout le temps avec modération! Hum hum!  Sinon…Bienvenue le ciel! Je suspecte ici les personnes qui me connaissent bien se dire que je suis menteuse.  La modération?   A beau mentir qui vient de loin! lol!

Oh la la, je vois 8/8 en bas de mon Word. 8 pages? J’arrête donc ici. C’est l’heure d’aller à la piscine. J’y fais de l’exercice : monte le dossier de la chaise, descend le dossier de la chaise, répétez 15 fois chaque mouvement. LOL!