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15 nov. 2011

LA ULTIMA SEMANE A Mehhhhhico- Chapitre 3


LUNDI 7 AVRIL 2008
Esta mi ultima semana. Soy muy triste! Avant de commencer, je dois faire une correccion, me disculpe; je ne dois pas escribir mi nombre : LaMayor mais LeMejor. Mayor veut dire plus et Mejor veut dire mieux. Bon, je sais bien que je pourrais écrire los dos : Lamayormejor, (la plusssssssmieux) mais bon, soyons humilde (humble, une de mes grandes qualités) et utilisons celui qu’on m’a donné à ma naissance. Ssssssusssssannna LeMejor.

Où allons nous aujourd’hui? 

Nous commençons par le deuxième tour du fameux du Turibus. Sabado, nous l’avons repris pour aller au Zocalo. Vous vous rappelez? Le Zocalo, c’est le CENTRO. Le centre-ville des rues de boutiques de tout genre mais aussi le centro historico : Catedrales, Palacios, Hosteles, y otras vieilleries en quoi? En pagaille! Ma primera interès de la dia es de comprar mi régalo d’anniversaire. Le 15 marso passado, je vieillissais d’un an. J’avais dit à A. de ne me comprar nada à Sherbrooke : tu me l’achèteras à Mehhhhhico. C’est fait. 

En passant devant la boutique Bulgari, une Lunetterie haut de gamme, une paire de lunettes de soleil m’a interpellée! Comment résister devant des Versace, qui après essai, tu te rends compte que c'est LA paire. –Tu ne veux pas en essayer d’autres? No, c’est celles-la. La signature Versace bien évidente « en diamants » qui «flash» sur les côtés c’est en plein mon genre! A es afortunado, hoy un descuento de 20% sur des lunettes à 3990$ (pesos). Les Versace, après négociacionnnnn de la fêtée, ne lui coûteront queeeeeeee 3195$ (pesos). Una ganga (aubaine), considérant qu’à Paris j’en avais vu à 375 Euros. Va sans dire, la fêtée « faisait sa fraîche » dans les rues du Zocalo avec ses Versace. Malgré la teinte foncée des verres, cela ne m’a pas empêchée de voir, dans una otra vitrine de una boutica de zapatos, des sandalias que estan muy linda! Comme je n’ai pas trop d’espaces libres dans ma « grosse poche qui fê dur », je me suis contenté queeee de 2 paires. Faut dire qu’au SUBURBIA, j’en ai aussi acheté une autre. (Je suis comme Imelda Marcos et Céline Dion, j’achète des chaussures!). Et pi une roba, et pi una ticheurte. Et pi aussi au ZARA, dos ticheurtes. Et pi au mercado, una bolsa con la photo de Frida dessus. Vous voyez que la grosse poche, si je continue, elle ne zippera plus?

Cela étant dit, il est midi, y tenomos hambre! Entonces, nous nous attablons au Grand Cafe. Mais ici hay problema. Comme c’est ma fête, je ne vais tout de même pas boire une vulgaire cerveza avec des lunettes Versace sur le nez. No way! Donc, je regarde la liste de « bebidas » (breuvage) et elle est tellement longue (je pense qu’il y en a une 60taine, voire plus) je n’arrive pas à faire un choix. « Quand j’étais jeune », j’ai eu des périodes « drink » de tout genre. Pour en citer quelques-unes, il y a eu celle du Téquila, du scotch sur glace, du campari-soda et j’ai eu aussi une longue période « Pina colada », tiens, c’est ce que je prends. Ohhh agradable sorpresa! una Pina colaaaaaada à Sherbrooke et una à Mehhhhhhico no es igual. À Mehhhhhhico, c’est du vrai pina, pas du jus delmonte à l’ananassssss. C’est tellement délicieux, que le soir venu, El Maestro Laflamme et la Senora LeMejor étaient au Manager’s reception, pour la première fois du séjour et buvait du Pina colaaaaada avec un morceau de pina sur le borde de la copa por favor. 

Revenons au Zocalo : rassasié de fajita con pollo, nous reprenons le Turibus et le « vent en poupe » direccion el quartier POLANCO. Ici on dit « Polanski » parce qu’il y a beaucoup de juifs qui y habitent. À l’arrêt de bus, au diable les boutiques Chanel et autres, nous restons bien assis, il est 16 heures, « on né fatiqué » et pi anyway je ne vais pas m’acheter une paire de sandales PRADA, (j’ai pas les moyens de Céline) entonces nous continuons le tour et rentrons a la casa.

  Nous sommes la noche del sabado et mon jour de fête continu. El Maestro me dit que nous allons souper au Evita, le très zen resto Argentin du Embassy. Le jour de ma fête, me desculpe, je ne regarde jamais la colonne de droite du menu. Queeeeee la colonne gauche. Que tomar? La carta de vino por favor. Miss Versace, de son air « très classe » pregunta au somelier – Que tu me aconsejar? Il dirige son doigt vers la ligne du SERAFIEL Adobe de Guadalupe. J’ai triché. Muy discrètement, j’ai regardé la colonne de droite. Bof! Cé pas graaaaave, cé ma fête tchiquetchique VISA : buvez maintenant y payez mas tarde…No Problema! Je ne vous film pas ce que nous avons mangé, ni la cuenta (facture), mais l’Evita, cé caro, pero la cocina Argentina, sobre todo la carne, es mas de muy bueno. Feliz cumpleanos Sssssusssssana! (Vous remarquez certes que je parle espagnol de plus en plus.  J'adore cette langue.  Elle est chantante.  J'en apprends de plus en plus de jour en jour.  Je voudrais bien parler couramment.)  


Je fais une pause : Observation restaurant/Classement fourchettes :

Depuis que nous sommes ici, au fil des sorties restaurants, nous sommes en mesure de faire le classement d’après les « napkins », les napperons desdits restos : 

4 fourchettes : Le serveur en prenant le coin, déplie le napperon en tissus et, d’une volée, le dépose sur nos genoux. 3 fourchettes : Il y a des napperons en tissus, mais tu fais la djob toi-même. 2 fourchettes : Il y a des grands napperons en papier. 1 fourchette : Il y a un paquet de napperon sur la table, tu fais ce que tu veux avec. (Il m’est arrivé de me moucher ha ha). 0 fourchette : Tu demandes « napkins por favor? »


Domingo, Hhhhhérarrrrdo et Claudia sont venu nous chercher à 8 heures 30. Au Mexique, l’heure change comme avant chez-nous, el primero domingo de abril. Nous avons donc perdu une heure. Pour la première fois, nous sortons de la ciudiad pour une « bouffée d’oxygène ». C’est à 140km d’ici donc à + ou - 45 minutes . Ça c’est « à la Mexicaine ». À la Canadienne, c’est à 280 km d’ici et à + de 2 heures d’autoroute. Destination du jour : QUERETARO (Santiago de Queretaro) et SAN MIGUEL DE ALLENDE.

Un p’tit cours d’histoire? Queretaro inscrite en 1996 au Patrimoine Mondial de L’Unesco est reconnu pour être le cœur d’un complot connu sous le nom de « conspiracion de queretaro » qui aboutira à l’indépendance du pays au 19ieme siècle. Date où l’épisode Impérial y a pris fin. L’Empereur Maximilien y a été exécuté le 15 mai 1867. Queretaro était la capitale provisoire du pays. La constitution y est signée en 1917. Interessante no? J’arrête ici, je n’en sais pas plus.

 Je sais par contre, que nous sommes à 1880 m d’altitude. Ici, comme à Mehhhico, on a le souffle court, mais l’air est bon. Ici aussi, comme partout, nous passons devant des Monasteres, Couventes, dont celui de Santa Cruz et otras Palacios, enfin encore et toujours de ses somptueux monuments historiques. Après deux semaines en notre compagnie, Gerardo a compris que, comme dit Virginie à Marilou qui a 3 ans, devant mes bibelots: « on regaaaarde, on touche pas » Ha ha. C'est ce qu'on fait, On « touchera » lors d’un autre séjour. À l’entrée de la ville, nous passons sous une imposante structure, une immense arcade de pierre qui me paraît bien haute et bien longue. Hhhhérrrraardo que es? Es un Aqueduc, construit en 1735, il y a 74 arcades de 23 mètres de hauteur, et qui s’allonge sur plus de 1280 m. Voilà pour Queretaro la coloniale.

Maintenant, allons à l’otra Queretaro, la moderna, ou depuis quatro anos l’expansionnnnnnn se fait à haute vitesse. G. dit que nous sommes au quartier JURIQUILLA. Les « chilangos » (les habitants de Mexico) tannés de la pollution et du trafic bien emmerdant et bien sûr ceux qui en ont les moyens développent et construisent à gogo. De loin on ne voit que du blanc. Mais ce n’est pas de la neige, c’est une agglomération de belles Villas blanches, lofts et condos. Tout est nouveau et bien architecturé : des parques, un Golf, avec juste en bas un lac et des écoles et des Universités et des restaurants, enfin bref, pour les deux « chilangos de Canada » c’est LA SEDUCCION TOTALE! El flechazo! Le coup de foudre! Rien de moins.

 Je dois vous dire qu’André et moi avons devant nos yeux, des images bien familières qui nous ont fait rêver à Mohamedia (Maroc) ou à Gamarth et Hammamet (Tunisie) par exemple, et où nous nous étions exclamés : Cééééé t’ici que je prendrais bien ma retraite! Hé bien à Queretaro? Même exclamation. Je précise : s’il y a retraite bien sûr! Les goûts ne sont pas à discuter. G. dit que c’est trop « plastic » et que c’est mieux à quelques kilomètres plus loin, au village natal de sa mère, où c’est plus rustique et moins cher et… où il a un terrain! On verra le temps venu mon cher Hhhhhérrrrrardo. Pour este momento, c’est drette là que nous installons nos pénates! Tu vois cette très jolie Villa juste en face de nous? C'est celle-là!  Pas ailleurs!

 Je fais une petite parenthèse. Quand nous « planifions notre retraite » (si retraite il y a) je devrais dire quand nous "parlons" de retraite, des points bien importants sont à considérer pour l’escale entre la résidence et le « foyer pour tivieux » : outre le confort, le décor, la facilité de vivre, il y a aussi « boire du vino tinto ». Qu’esssssse-vous voulez, on aime ça! Contrariamente à nos contrées maghrébines où boire de l’alcool cé péché, surtout pour une dame; au Mexique ça l’est pas. On est chrétien ici. Et Jésus n’a-t-il pas transformer l’eau en vin? Bin voilà! Quoique les Mexicains sont plutôt cerveza ou tequila, du VINO on en fabrique, importe-exporte, vends et boit! D’ailleurs, chez-nous nous achetons souvent le délicieux L.A. CETTO / Petite Syrah. Or devant ce fabuleux décor, nos contrées maghrébines s’effacent : à Juriquilla nous serions muy feliz! un verre de vino rosso en main!  Y’a TOUT : centro commercial, supermercado, bistros, cafés, restos, boutiques de tout genre, bref cé la place. Comme dit mon amiga Paulina : Que demande le peuple? …..Chantons en choeur?  « Allez viens prendre un p’tit couououououp à la maison! »

Marco, el amigo de G. qui y habite, et chez qui nous sommes présentement, nous dit qu’en plus c’est très sécuritaire : no violencia, no secuestro, nada! Muy interessante! Pero, quand A. a demandé à Marco combien coûte sa superbe Villa et que la réponse fut 400,000$ US on a un peu désenchanté. Mais Marco nous rassure. Pour 150,000$ il y a de très jolies petites Villas. Fiou!!!!! Et il nous a fait visiter sa splendide villa.   Ahhhh yaille yaille! Quel beau décor...qui me va très bien!

  Après les exclamations d’usage : Ahhhhhh que céééééé beau! Je déménaaaaaage la semaine prochaine! Après un fastueux brunch au « Mision Juriquilla », une imposante Hacienda du 18e siècle transformée en un luxueux 5 étoiles; nous reprenons la route 57 direccion SAN MIGUEL DE ALLENDE. (En passant, les autoroutes sont comme chez-nous. Des bouts sont « bringuebalants », d’autres ça roule très bien.) Déclaré « Monumento Nacional » en 1926, ce « coin de pays » fut occupé en 1542 par les Conquistadors Espagnols et c’est un Franciscain, Juan de San Miguel qui y a établi la première ville « San Miguel ». En 1826, on ajoute « Allende » en l’honneur de Don Ignacio de Allende, la « tête » de l’armée du Père Hidalgo, et c’est ce Allende qui a libéré cette ville du joug espagnol. Voilà pour le curso numero dos del Historia de esta ciudad! Vous voyez qu’après dos semanas, mon ignorance s’amoindrit.

Vendredi, G. dit à A., « domingo je te montre un endroit où beaucoup de retraités canadiens viennent passer l’hiver ». Ma première pensée? « Ahhh non on va voir des Ticounois zzzzé des Ticounoises? ». Cette ville est construite à flanc de colline et elle bénéficie toute l’année d’un climat doux, et sin pollution oblige, le ciel est clair et pur! En y entrant, j’ai compris pourquoi les retraités choisissent ce coin. Comment dire, c’est SUPER-BEAU! tout simplement.  Nous sommes vraiment au Mexique à San Miguel, le charme colonial y est très bien conservé : murs roses, jaunes, ocres. TOUTE la ville, (150,000 habitants), est d’un charme fou. Églises baroques, fontaines, calles en pierre et trottoirs en dalles avec des petites places ombragées sous les jacarandas où on peut s’asseoir sur des bancs. Je rêêêêêêve! C’est comme on voit dans les films. En marchant dans les petites calles, je remarque que toutes les portes sont en bois sculptés. À les voir j’imagine que certaines date du siècle dernier, tellement elles sont usées mais au combien fascinantes. J’ai envie de les ouvrir, pour découvrir les jardins secrets de ces belles demeures. Dans ma Villa de Juriquilla, j’en aurai une, cé sûr, pour cacher mon jardin intérieur dans lequel vous ne verrez queeeee des cactus piiii des palmiers! 

Nous sommes tout de même chanceux, certaines de ces belles portes nous sont permis, nous entrons dans de belles boutiques, des galeries d’art. Ahhh vraiment je comprends pourquoi c’est si populaire San Miguel. C’est animé, agréable, charmant, rien n’y manque. Ici foisonne des boutiques d’artisanat, d’antiquaires, d’écoles d’art, des bistros, des restaurants « haut dé gamme » comme dit mon amigo… et j’en passe. À chaque pas, il y a de quoi s’extasier. On ne voit pas que des turistas mais aussi beaucoup de résidents de la place. De simples Mexicains chanceux d’y avoir une maison. Il fait 35 degrés, y fâ chô, nous montons où domine la Parroquia de San Miguel Arcangel, une immense Catedral avec sa façade néogothique et le plus intéressant pour ceux qui ont chaud; il y a un charmant parc où, sous les nombreux figuiers taillés comme des parasols, (l’arbre à palabre comme disent mes Africains) sur des bancs en fonte, paressent ou jacassent des Mexicains et turistas et enfin, nosotros.


 Comme ma culture s’épanouit de ville en ville, je vous glisse un mot sur cette majestueuse Cathedrale? On dit que l’architecte s’est inspiré d’une carte postale d’églises Européennes, celle de Barcelone et de Cologne pour la construire. Ici, comme devant toutes les « vieilleries » on « regaaaaarde on touche pas ». On s’asseoit sous un « parasol » et on mange un helado de fresa y limon. Et pi après on prend des photos, on va faire un p’tit tour dans les boutiques d’artisanats, on va au Starbucks Cafe, mais là, en y entrant, c’est la séduction. Ouf! il s’est surpassé le Starbucks. Il n’a pas du tout l’allure de tous les Starbucks de ce monde. Il s’est installé dans une vieille résidence du 19e, (il n’avait pas le choix il n’y a que ça ici) avec sa cour intérieure et des arcades. Dans la cour, autour de la fontaine, il y a une exposition de meubles de terrasse. J’ai choisi mon parasol pour mettre sur le patio de mon jardin intérieur, de ma petite Villa de couleur ocre de Queretaro. Ici « on touche et on regarde » mais on boit pas de café, ici on fait pipi, on se lave les mains et l’on retourne dans les boutiques.

 Il est 16 h 30, not'amigo depuis le début est toujours étendu sous le parasol sur un banc du jardin de la Catedral. El Maestro veut s’en aller et moi tambien. Nous remarquons, qu’en altitude, la fatigue nous rattrape plus facilement. C’est ainsi quand on marche à Mehhhhico, ainsi aussi à San Miguel. Nous avons tout le temps le souffle court, le nez sec et la gorge sèche. Tener sed? Siiiiii. Arrêt au garage Premex, il y a un « dépaneur ». Que preferir Sssssusssssana? Be Light sin calorias a sabor de limon! Y El Maestro? Ciel limon sin gas!

 Mais dis donc amigo, je n’ai pas vu de « Ticounois zzzzé de Ticounoises » à San Miguel. Ce sont surtout les Canadiens de l’Ontario qui viennent passer l’hiver à San Miguel de Allende. C'est bien!  Qui sait? Un jour peuplerons-nous de notre illustre présence cette toute charmante place? A continuara! Au retour à la ciudad, nous avons mangé dans un très joli restaurant d’URUGUAY dans le quartier CONDESSA. J’ai appris que jadis, le Condessa était l’hypodrome d’une Comtesse. C’est pourquoi on l’appelle « Condessa ». Et comme à chaque fois que nous sommes confronté à notre triste sort : « SALUD » nous avons trinqué à notre triste sort.

MERCREDI 9 AVRIL 2008 DÉJÀ!!!!

Il fait toujours très beau, très chaud. Les Mexicains disent que c’est anormal cette chaleur extrême, ces 35 degrés. Nous on ne s’en plaint pas mais pas du tout. C’est chaud et sec; très différent de Libreville, Casa, Tunis. Comme à chaque séjour, une petite déprime s’installe de jour en jour. Nous sommes bien, nous n’avons pas le goût de repartir. Repartir vers Juriquilla? Siiiiiii. Mais vers Sherbrooke? Bofffffff!. Hier, A. avait un souper très important avec des Directors très importants. Il fallait donc que je mange toute seule. J’ai donc mis mes sandalias et je suis allée au Reforma222. Il y a un p’tit restaurant Italien, le SPOLETO. Le menu se choisi en 3 étapes : Uno tu choisis les nouilles, dos tu choisis 8 ingredientes et tres la sauce. Mon choix fait, je passe à la caisse. Bordel de meeeeerde je n’avais que 40 pesos dans ma poche. Ooooopsssss! - Possible pagar con tarjeta credito? Si. FIOUUUUUUU! Le pire c’est qu’A. est parti ce matin, et j’ai toujours queeeeeee mes 40 pesos et pi ma Visa qui expire le 05/08. J’ai toujours peur qu’on me dise que ça ne passe pas. A. est obligé d’utiliser son American Express, porque la sienne verdad, elle ne passe pas. Yé temps qu’on parte! 

Comme il n’y a pas TV5 Monde à la télé, j’ai regardé Oprah et j’ai lu. Ça nous manque TV5. (J'ai suggéré à la Directrice du Embassy de s'y abonner.)  Beaucoup de postes espagnols et beaucoup de news américaines. Et les postes espagnols, j’vous dis pas, c’est d’un ennui! C’est la première fois que je n’ai pas le temps de lire un livre. Ce n’est que cette semaine que je l’ai commencé mon roman. Le matin, je vais au SPA et ensuite je me rafraîchis dans la piscine et despuès je m’étends sur la chaise longue et je lis. Et je recommence la ronde : SPA-Piscine-Chaise-Livre! J'y suis toute seule la plupart du temps. Hier matin, il y a vait une petite fille qui sautait sans arrêt.   Elle me dérangeait:  Je suis montée à la chambre, faire Le Budget. Tchiquetchique a beaucoup tchiquétchiqué! Viernes je n’aurai plus de connexion internet.  Voilà, vous m’avez encore une fois accompagné au Mexique. J’espère que le voyage vous a plu? 

Note:  Vous vous demandez certes comment Monsieur L. fait pour donner ses Séminaires dans une Université Mexicaine?  Gerardo a engagé une interpréte, et c'est la soeur de Suzanne Lévesque, jadis animatrice au Radio-Canada).  

El Maestro et La Senora Lamayor - Chapitre 2


Mes carnets ne sont pas des guides du routard ou autres guides touristiques. On n’y lit pas l’histoire des Mayas et des conquistadors de la mancha. Comme on a jamais lu celle des colonisateurs des pays Africains où j'ai séjourné.  Je ne suis pas le bon « guide » pour vous raconter l’histoire du Mexique. Pourtant, il y aurait tellement à vous raconter. J’en apprends à tous les jours; et dans mes lectures et dans les conversations avec les Mexicains. Mais ce n’est pas à la lecture de ce roman que vous les apprendrez. De ces guides, il y en a en pagaille dans les librairies et sur internet. Mes carnets sont bien personnels; j’y écris mes zzzzzzimpressions, mes zzzzzzzélucubrations, tout ce qui attire mon attention, les moments, les lieux qui me marque, le vécu hors guide touristique. Les petits moments cocasses quoi. En fait, ce sont mes souvenirs que je veux garder noir sur blanc. Et ce matin, je les partage encore une fois, avec mes lecteurs assidus. Voici donc le chapitre 2, d’El Maestro et de la Senora Lamayor.

C’est miercoles abril secundo. 

La vitesse des heures filantes nous conduit à la moitié du chemin. Que ça va vite! Hoy, j’ai quelques petites histoires à raconter. Les voici : 

J’ai failli visiter un Musée! Un jour de la semaine dernière, je ne sais plus lequel, Claudia devait aller chez un avocat et à la banque, alors je l’ai accompagnée. Direction COYOACAN (lieu des coyotes). Première résidence du Conquistador et de sa compagne La Malinche. C’était la première capitale de la Nouvelle-Espagne. Jadis, ici régnait Cuauhtémoc, le dernier empereur aztèque. J’en sais des choses hein? C’est écrit dans mon livre ha ha!!! Mais allons au mien : Pour s’y rendre, on doit prendre le Metrobus, un métro extérieur, très moderne et confortable qui fait l’Insurgentes du nord au sud. J’ai appris ce jour qu’Insurgentes c’est l’artère principale, elle traverse la ville de Mexico au complet. Ensuite, pour se rendre à notre destination, c’est le Microbus, plus petit, plus vieux et moins confortable et plein de Mexicains. Pour vous le mettre en image, disons comme des minibus de chez-nous. Et au retour, Claudia voulait aller à l’épicerie alors nous avons pris le Combi. Mais, alors là, quand j’ai vu ce Volkswagon Westfalia, un « vieux chausson » plein à ras’porte, j’ai dit à Claudia : on embarque la dedans? Elle ne m’a pas répondu, elle a ouvert la porte avant, celle où le chauffeur est assis et où il y avait les seules places de libres. Comme je n’ai pas l’intention de rester planté sur la calle, je prends place.

Dans mes contrées africaines, je paye le double voir le triple pour une course où le taximan ne « ramasse » pas d’Africains en chemin. Madame voyage seule. En Combi, hé bien c’est inutile d’y penser, je paye 5 pesos pour les deux passagères et pas moins de 12 passagers sont en arrière.  « Rrrrattattattatttt » (ça c’est le bruit de moteur du vieux chausson Westfalia– (Luc si tu me lis sssssscuse! Ha ha) en route vers le « mercado commercial » qui est un supermarché. Le chauffeur dit à Claudia que je ne dois pas appuyer mon bras sur le bord de la porte parce qu’elle ne ferme pas bien. Claudia me tient donc par le bras; au cas où la vieille porte rouillée du vieux chausson déciderait d’ouvrir en chemin. Sapristi, j’ai pris à peu près les pires taxis du monde…Tiens me vient en tête celui de Nouakchott qui a « rendu l’âme » en chemin, mais le Combi? C’est le plus folklorique dans lequel j’ai voyagé. 

 Maintenant que je vous ai montré le chemin et surtout les moyens de transport, revenons à notre destination du jour : COYOACAN. Comptant les bus que nous avons pris, je crois bien qu’on se trouve à plus de 45 minutes du Embassy. Claudia me dit qu’ici, les soirs et weekends c’est la foule. Les citadins bien nanti viennent prendre un bain de décor « colonial ». (N.B.:  les bureaux de C.Inter.M. s'y trouve) En semaine, ça redevient le refuge exclusif des Mexicains fortunées, où se cachent derrière les « murailles » leurs somptueuses villas. Heureusement pour nous, c’est la semaine, c’est tellement calme. Je suis séduite du premier regard. Il est pas mal charmant le quartier. Nous passons devant de belles maisons plain pied, la plupart couleur « terre cuite » (ça fait différent de mes buildings de Reforma) aux fenêtres grillagées en fer forgé. Pendent aux murailles des bougainvillées de toutes les couleurs. Les trottoirs sont en dalles et les rues en pierres et partout ponctués de frênes géants et de mes arbres favoris : les jacarandas. J’aime beaucoup ça. Comme partout, c’est plein de petites plazzas, parques, jardins, églises, et de quoi? De Museos!!!! dont celui de Frida Kahlo. (1907-1954). Vous savez, cette dame, « percursoras del feminismo y de la revolucion sexual » au Mexique. Peintre très célèbre. À 18 ans, elle a eu un accident de voiture et confiné à vivre le reste de sa vie dans son lit. Elle a continué à peindre malgré le fait d’être grabataire. Pour avoir vu de ses peintures, j’avoue que je n'en voudrais aucune sur mes murs. Et pi… On méméres-tu tant qu’à y être? : elle était la femme de Diego Riverra (un très grand peintre Mexicain reconnu pour ses grandes fresques, que j’ai vues dans un édifice du Zocalo) on dit qu’il couchait avec la sœur de Frida!

Hé bien nous voici Claudia et moi devant la maison de Frida et Diego, où ils vécurent 25 ans: la maison bleue. Ça me touche de la voir. Pero, devant ladite maison, il fait 30 degrés, il est midi, il y a la queue – Susanna tu veux entrer? - Toi? – Non – Eh bien moi non plus. J’ai fermé les yeux et touché à la maison de Frida et ça me suffit. Voir son grabat, sa chaise roulante et son corset de plâtre? Eeeeee non merci, ça ne me tente pas. – Susanna on va boire un jus? – Siiiii! Et c’est en buvant mon jus de pêche que j’ai fait ma première expérience culinaire : les PAPAS. 

Qu’est-ce que les papas? Ce sont des chips, tout simplement, mais elles sont fraîches et délicieuses. On les achète à des vendeurs en « brouette-mobile » qui sillonnent quasiment toutes les rues, du moins celles où je marche. Un sac = 10 pesos. Il ajoute du jus de lime (Parenthèse : du jus de lime, ils en mettent dans TÉ O U... TOUT sauf dans le café) et de la salsa picante tambien. J’aime bien les chips Lays de chez-nous, mais les papas de Coyoacan sont absooooooolument un « déliche ». Elles font désormais ombre à mes Lays. Et je ne m’en prive pas. Dans mes marches matinales, j’en prends un sac et je les déguste une à une.  Bienvenue les kilos en plus? Bof!

Tiens, tant qu’à être dans les découvertes culinaires, je vous fais part de notre deuxième et non la moindre. Un soir (décidément je perds la notion du temps, je ne me rappelle plus lequel) Joel nous a invité à dîner dans un petit restaurant où l’on sert de la cuisine d’Oaxaca. Dîner, c’est après le boulot, vers 16 heures 30. Pourquoi d’Oaxaca? Porque es la ciudad de Joel. (Il travaille avec A. Il habla muy bien el frances.) D’après lui, c’est la meilleure cuisine d’Oaxaca de Mehhhhico. Et c’est vrai.  Enfin je n'y connaîs rien en cuisine d’Oaxaca, mais mon pollo à l’oreganos et l’aroz y las verduras étaient savoureux.  Parmi les nombreux plats qui défilent sur la table, la serveuse dépose celui des CHAPULINS. Un grand plat de graines brunes, disons grosses comme une « bine » (fève en québécois). J’ai fait comme les enfants : tu fermes les yeux, bouche ton nez, ouvres grand la bouche, mets la « chose » dedans, croque et avales la chapulin.   Ahhhh?   c’est très bon!  Autre constation, comme la lime et la salsa picante, des tortillas, on en mange avec tous les plats. Quoi qu’il y ait dans ton assiette, tu en mets dans une tortilla, la roule, et la mange. J’ai mis des chapulins (une grosse cuillérée) dans ma tortilla.  Et j’en ai remis encore.

Mais Susanna, qu’est-ce que les chapulins? Ce sont des SAUTERELLES, ici elles sont grillées à l’ail. Je me rappelle avoir manger une sauterelle ou deux au Mali. Je ne me rappelle pas si j’avais aimé ou pas. Probablement pas, je n’en ai jamais remangé. Pero, les chapulins d’Oaxaca? À reprendre por favor. Et pi, Carlos dit que c’est aphrodisiaque. Comment on dit ça? rendre l’utile à l’agréable?

Hier, A. avait un rendez-vous à 17 h 45. Alors le groupe est passé me prendre pour aller dîner. Direction « Hamburgueras Memorables » sur la calle Nuevo Leon, au quartier CONDESSA. On l’appelle ainsi parce que jadis c’était la propriété d’une Comtesse. De ses jardins, on a fait ce très beau quartier. Enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre. Là où nous nous trouvons, c’est un endroit très spécial. Nous mangeons « drette’su’l’trottoir », à une tablette sur le mur du bistro, pendant qu’un « mexicain basané ééééé son sombrero sur la têêêêteee en guiiiiise en guiiiii….iiiise… » (Vous connaissez cette chanson?)….et pi après il nous a passé le sombrero et l’on y a mis que’qu’pesos…. en guiiiiiiiise en guiiiii…iiise deee recompensacion..oooonnnnn.  Et sur la tablette, il y avait nos frites, format familial, (famille de 10 au moins) et qui étaient muy muy delicioso. Et le hamburgueras? Plussss meilleur que les bons hamburgers que l’on se fait au BBQ el Maestro et moi. Quelle différence ont-ils? J’ai choisi le « tradicional con queso y pïna » c’est-à-dire avec fromage et ananasssss. Oune Deliche!!!! L’ananas dans un hamburger, vraiment, il faut l’essayer. C’est vraiment bon. Joel me dit que la prochaine fois, il me fait goûter à des Tacos avec poulet y pinas. Je me rends compte que Joel est un gourmet. Chaque petite place qu’il choisit, c’est un rendez-vous avec le bon goût, le spécial, le pas ordinaire. 


Nos Mexicains aimeraient nous faire faire le tour du Mexique en 3 semaines. Chaque jour on nous propose une ville. A. a beau leur dire qu’il n’est pas en vacances, qu’il travaille et qu’il a besoin de repos. Le weekend dernier, ils voulaient nous amener à Acapulco, qui est à 4 heures d’autoroute. Gerardo a une « petite maison » là-bas. A. n’a pas voulu y aller. Il est avec eux toute la semaine, parfois même le soir, alors le weekend il ne veut pas les voir, il est en CONGÉ! Or, en congé, il fut, et nous avons fait une très belle balade en Turibus, et ici je me rappelle du jour : samedi après-midi, 29 mars.

 Ce grand bus rouge, à deux étages, dont le deuxième est convertible, fait le tour des principaux attraits et quartiers de Mexico. Il y a 19 arrêts, dont l’arrêt #9 est juste en face du Embassy. Le tour dur + ou - 4 heures et ça coûte 115 pesos (11$). Nous pouvons débarquer à notre guise et reprendre un autre bus 30 minutes plus tard. En résumé, tu embarques et débarques à ta guise, et il passe un Turibus aux 30 minutes et tu as une journée pour le faire. C’est un bracelet de papier au poignet qui nous sert de billet. Comme nous avions beaucoup marché dans la Zona Rosa le matin, parce qu’à la recherche de regalos (cadeaux) au Mercado Insurgentes, nous sommes restés confortablement assis dans la partie à ciel ouvert todo le parcours. Ainsi, el sol nous a bien bronzé le visage. Mais surtout on a tout vu de cette stupéfiante ciudad.


Ce qui était fort agradable, c’est que nous pouvions prendre des photos à gogo, sans être gênés et surtout sans gêner personne. J’en ai pris 103. Agradable aussi parce que d’en haut, nous avons un meilleur aperçu des quartiers où nous circulons. Du 2e étage nous voyons très bien. Et quel quartier est notre favori? Il y en a deux : Le CONDESSA, et le très chic POLANCO, un peu le Westmount de Mehhhhico. Ici on y trouve les boutiques Chanel, Burburry, Dolce y Gabana, etc…etc.… On y a vu de très belles villas et de beaux immeubles à appartements. Des restos très branchés. Des Sushis bars. Enfin, c’est un quartier très riche. C’est aussi le quartier des Juifs. Samedi prochain, nous reprenons le Turibus, mais là nous débarquerons primo : au Polanco pour dîner.  Un t-shirt Chanel avec ça? 


Ce grand tour de ville nous a aussi permis de voir que le Zocalo est à environ 30 minutes de marche du Embassy. En ce lieu, il y a le majestueux Palacio Présidentiel. Il y a aussi la Cathedral Metropolitana, le Templo de Mayor, et le Grand Hotel où en octobre dernier nous étions attablés. Enfin bref, je vous dirais que c’est un « patchwork » architectural construit autour d’une immense plazza : la Plazza de la Constitucion où a souvent lieu les « contestationes » de tout genre. Certains campent pendant des semaines à cette plazza. Pas loin d’ici, il y a l’hôtel Grand Melia (depuis hier le restaurant est notre salle à dîner porque el buffet es pas mal bien) et juste à côté de ce 5 étoiles, des contestataires y campent depuis des années. Ça déguise un peu le chic 5 étoiles.

Tant qu’à parler contestation : hier, en marchant vers mon Centro Commercial Reforma 22 pour aller manger mes sushis du midi, il y avait aussi une contestation. Le trottoir était bloqué par des milliers de mexicains. Je crois que c’était des agriculteurs. Il y avait une ligne de policier avec bouclier tout au long la rue. Disons que je suis passée très vite, pas au travers des contestataires, mais juste devant la rangée de policiers. Je me sentais mieux. Au retour, même si on me dit que c’est préférable de marcher sur les grandes artères, porque es mas securidad, j’ai risqué ma vie, et j’ai pris la calle Roma, cette dernière étant beaucoup plus calme.

Cela dit, nous sommes le dimanche 30 mars, sur La Reforma. Contrairement aux jours de la semaine où cette rue est achalandée par des millions de voitures, le dimanche, il n’y a aucun bruit de circulation. C’est un jour particulier:  Les vélos font place aux voitures. Il y a tout au long de la Reforma des tentes « garage à vélo », des tentes « Gatorade », des arrêts musique. Enfin el Paseo de La Reforma est très animé et bien agréable pour les deux marcheurs. Même le Embassy a son kiosque à eau fraîche avec des tranches d’oranges dedans. J’vous dis très esspecial à voir. Cette parade est très colorée, par les vélos qui sont décorés avec des fleurs… .des feuilles…et des guirlandes. Une petite fille avait un palmier en papier comme décoration. Mexicains on ne peut plus!

Les magasins sont fermés le dimanche. Mais les petits bazars de calles non. Et c’est la foule dans les rues perpendiculaires où ils sont tous en file, un à côté de l'autre. Endroit de prédilection pour les pickpockets. On y a fait un tour, mais c’est tellement chaud, les gens sont tellement à proximité et il n’y a que des cochonneries « made in china ». Par contre un kiosque nous a attiré : celui des CD à 15 pesos (1.45$). A. en a acheté 6 (dont deux seuls sont intéressants). La chaleur et la foule nous incommodant, nous revenons sur la Reforma . C’est l’heure de manger nos fajitas con pollo y de la cerbeza Modelo Negro por favor. Sommes partis à 10 heures et revenus à 15 h 30. OUF! Vite un bon bain et un roupillon, porque à 17 h 30 c’est l’heure du restaurant.

 De carnet en carnet, de Tome en tome, de chapitre en chapitre, de ville en ville, vous voyez certes que nous sommes fidèles à nos habitudes. La semaine A. va au travail. Je sors. J’arpente mon quartier. Il revient. Nous sortons. Nous mangeons. Nous buvons. Nous rentrons. Nous dormons. Hasta la vida! Baby! (c’est Arnold qui dit ça). Je vous épargne donc du duplicata de not’vécu de citadins. Mais laissez-moi vous faire quelques petits commentaires sur Mexico City. Contrairement à toutes nos villes Africaines, à Mexico nous ne sommes pas au tiers-monde. C’est hyper branché à certains endroits. Comme au Reforma222. Le centre commercial où nous allons parfois souper. Il y a de belles boutiques mais aussi de beaux restaurants. Le Chili’s est souvent le choisi. On y mange de la cuisine mexicaine-californienne, très savoureuse.

 Observations au fil des marches :

Les « ninos de la calle », les adolescents qui vivent dans les rues. Chaque fois que nous sortons, nous en voyons. Ils sont la peur principale des Chilangos (ainsi qu’on nomme les habitants de la capitale) plus que les voleurs, mais probablement moins que le « secuestro express » la prise en otage. Et ces surtout au parc de l’Alameda qu’ils se regroupent. Ce parc était jadis le lieu d’exécution des sentences du tribunal de l’inquisition. Aujourd’hui on dit qu’il est le rendez-vous des amoureux et…des « ninos de la calle ». Dans les parcs, nous ne circulons pas. Nous passons devant. Le plus grand étant le parc de Chapultepec, qui veut dire : la colline de la sauterelle. Dans mon livre, on dit que c’est le « ballon d’oxygène » de la ciudad de Mehhhhico. Il a 400 hectares, donc assez de place pour non seulement la foule, mais aussi, un Museo, un Zoo, un Château (qui est aujourd’hui le Museo Nacional de Historia) et un grand lac où on peut faire du pédalo.


La pollution.
Je crois bien qu’on en prend conscience par l’indice de pollution qui est plus révélateur que l’expérience de la rue. Des millions de voitures qui circulent dans une « cuvette » donnent certainement un indice très élevé. Mais on s’en rend plus ou moins compte. Notre indice à nous? C’est quand on se mouche, au retour d’une marche. Quant au programme « hoy no circula », au nombre de véhicule, je me demande lesquelles n’ont pas le droit de circuler. Gerardo dit que l’an prochain les vieux taxi volks ne seront plus en circulation. De 21 millions de voitures, ils passeront certes à 15 millions tellement il y en a de ces taxis vert et blanc.

La température?

30 degrés todo los dias. Sol todo los dias! Et ça se prend très bien. Je vous disais hier que nous étions au quartier Condessa à manger des hamburgueras memorables. Je vous disais aussi que A. avait un rendez-vous à 17 h 45. Du Embassy, sans trafic, ça serait à environ 15 minutes. Mais du Embassy, dans le trafic et l’heure de pointe, c’est à + d' une heure d’ici. Alors? Que faire avec Susanna? On la laisse avec Claudia. Claudia et Susanna marcheront pendant une heure, dans ce quartier Condessa qui me paraît être comme le « Plateau Mont-Royal » de Mehhhhico. Des petits bistros « branchés", de belles boutiques de meubles ultra modernes. Des boutiques de couturiers. Et des parcs, et encore des parcs, et des arbres, et toujours des arbres. De très belles villas, encore et toujours de style coloniales. Et pi il y a OXXO, une superrette où nous nous achetons una helado Solero con limon y durazno (glace au citron et pêche). J’avais marché une partie de la journée. Marcher encore ça va faire! - Claudia, il y a un banc dans le petit parc allons attendre là-bas?  Et c’est ce que nous avons fait, tout en léchant notre délicieuse glace.

 Constatation majeure :

Le paysagement, c’est-à-dire les arbres partout en bordure des trottoirs. Partout, partout, partout. Beaucoup de figuiers et de ces magnifiques Jacarandas qui me fascinent. J’en voudrais un dans ma cour. Les petits parcs aussi sont sympathiques et bien paysagé et ce dans tous les quartiers. Les sculptures le long d’El Paseo de la Reforma. Tout ça embelli beaucoup la ville. Mais je dis LA ville et c’est faux. G. dit que seulement les beaux quartiers sont ainsi paysagers. En perifico, là où vivent les pauvres dans les favelas, des arbres, il n’y en a plus. Ils vivent sur « le dur », sur la terre dans des cabanes de tôle. –Tu veux voir? Non merci, je n’ai aucun plaisir à voir la pauvreté. Je l’ai déjà vu, qu’a répondu el Maestro à G.. Personnellement je déteste les gens qui reviennent de voyage, par exemple les ticounes qui vont à Cuba une ou deux semaines et qui disent : j’ai vu les pauvres, j’ai été dans une maison, j’ai mangé avec eux. Pauv’cons! Ça les grandit? Pas nous. Nous n’avons pas besoin d’images d’horreur pour nous grandir. Ce ne sont pas des animaux en cages. Ça ne nous intéresse pas du tout faire le tour du zoo et regarder la misère des gens. – Ahhh regarde t’as vu le singe dans la cabane de tôle? Je préfère aller voir les « singes » de POLANCO, dans les boutiques chics et chers. –Ahhh t’as vu la robe Chanel dans la belle boutique? Vous l'aurez compris: "Nous regardons en haut pas en bas!"

Bon, ok, …C’est donc sur ces propos philosophiques que je vous fais un grand bonjour! Je vais voir les riches de mon chic Reforma222 et y manger un Tacos! Hasta Pronto!

HOLA de MEHHHHHICO! Tome II - RETOUR


El Maestro y la Senora Lamayor a Mehhhhhhhico! TOME II – Chapitre Uno

Hola! Nous revoici à Mexico City. Je suis bien contente, quitter l'hiver ne fut pas du tout mais vraiment pas difficile. Ici c'est le Printemps! Je partage donc encore une fois avec vous mes Carnets, une ébauche de mon vécu mexicain. Pour se rendre à Mexico, nous avons « 3 pas » à faire : Une nuit au Hilton-Dorval, Trudeau et le Vol. Après le premier pas; fort agréable, le deuxième pas est allé de surprise en surprise.

Mais d’abord laissez-moi vous raconter une p’tite anecdote au Hilton. 
Je me suis cru, pour un moment, au Maroc. Le Concierge, celui qui vient porter nos bagages à la chambre et surtout celui qui ouvre la porte du garage pour que A. puisse y laisser son bolide en toute sécurité, c’était un nnnnnnnnnArabe. Voici la scène : A. lui demande : - vous allez m’ouvrir la porte du garage? - Quelle sorte de voiture avez-vous? – Mercedes - Ahhh monsieur, il n’y a plus de place au garage, mais pour vous je pourrais faire un petit quelque chose... et il baragouine un scénario auquel nous sommes tellement habitué; celui qui nous mène à mettre la main dans la poche et à en sortir des dollars pour obtenir LA faveur que nous fait ce bon et généreux concierge. C’est en écoutant ce dialogue arabique que je me suis dit : Bordel de meeeerde me voilà à Casa? Mais, d’expérience en « entourloupette arabienne », el Maestro a plus d’un tour dans sa poche et pas de dollars dans ce cas-ci. Il dit au concierge – non non j’ai regardé par la porte et j’en ai vu des places! Maestro 1 / L’Arabe 0. Des places il y en avait « en pagaille » comme on le dit dans mon Afrique bien aimée pour dire « qu’il y a beaucoup de choses ». Et la Mercedes y est bien stationnée.

À Trudeau, 5 h 25 du matin, surprise numéro 2 : L’enregistrement. On ne fait plus la queue au guichet, on la fait aux machines électroniques. Nous obtenons la carte d’embarquement et les tickets de valises en pitonnant sur un ordinateur. « Cé pas évident » comme disent les ticounes. Heureusement une préposée nous y aide. Nos cartes, nos valises bien « ticquetées » il faut aller les porter au guichet AC et nous concernant, payer 75$ pour un surplus bagage. Non non! détrompez-vous, ce n’est pas la mienne, c’est celle de C-Inter qui est trop lourde. Le haut savoir de cette illustre entreprise a son « pesant d’or ». Deux heures plus tard, nous sommes assis aux sièges 7 E et F sur le vol AC 995. Mais pour y prendre place j’ai été obligé de « désièger » un bonhomme. Dans monnnnnafrique, c’est familier désièger quelqu’un. Mais dans mon Canada soi-disant civilisé, je pensais ne jamais le faire. Bin je l’ai fait! - Sssssscusez-moi monsieur, vous avez quel siège? - 7D - Et bien je suis désolée, c’est ici le D. Connard!!! (pas dit…juste pensé). Le siège était très tentant parce que très bien, il n’y a aucun banc devant : c’est la porte de secours. Alors de la place pour s’allonger les jambes il y en a. Et l’espace entre les bancs de cette rangée est plus large que les numéros suivants.

D’ailleurs, surprise supplémentaire, j’ai remarqué sur le site AC, qui me montrait le plan du A319, que plus tu recules moins il y a d’espace entre les rangées. En arrière, 28e et 29e rangées, ils avaient tout simplement les genoux au front. Nous n’avions pas le choix de voyager sur Air Canada. Le vol direct est à + ou - 5 h 15 tandis que les autres compagnies qui font escale à Atlanta, Philadelphie et autres, durent entre 12 et 13 longues heures. Méchante différence. Donc, ce n’est pas la compagnie que nous choisissons c’est le vol direct. La dernière fois c’était Mexicana qui y allait directement.

Surprise numéro 3? Quelque temps après le décollage, une agente de bord nous passe un menu cartonné, imprimé des deux côtés mais les ¾ sont biffés. OOOohhhhh surprise il y a des prix à côté des plats. Et plats est un grand mot. Il ne reste de choix que : quelques grignotines et sandwiche quiznos au poulet (ou bœuf) 6$; du vin ou bière à 6$ et des chips à 2$ et, aubaine mirobolante : un trio à 12$ composé du sandwich + chips + verre de piquette-rouge (ou bière) Nous avons choisi 2 trios poulet avec piquette-rouge. L’eau, le jus de pomme et le coca est gratuit. Tu payes ton lunch sur place, à l’agent de bord. Ça alors! plus cheap que ça…Tu voyages sur Air Haïti?

5 h 15 plus tard, nous voilà enfin devant le tapis roulant, les yeux rivés dessus avec une certaine apréhension, mais ohhh bonheur , aucun inconvénient qui mène aux larmes : ma grosse poche qui fêêêêê dûr trône bel et bien sur le tapis et les deux du Maestro tambien. Soulagement; on ne sera pas tout’nu au Mexique! En route vers le Embassy Suites, un cri del corazon (à la Verlaine) m’est venu en tête : …..«voici des arbres, des feuilles et des fleurs!!!…et voici mon cœur qui ne bat que pour Mehhhhhico!....» Verlaine ne disait pas comme ça, mais j’imagine qu’il ne se trouvait pas à Mehhhhhico au mois de mars en composant son poême.

Quand il y a à peine une journée, tu étais sous la neige, le froid et la tempête; à la vue des majestueux et magnifiques Jacarandas tout en fleurs bleues qui bornent (en paigaille) les rues de Mehhhhhico; tu ne peux t’empêcher de crier de joie : Queeeeee ça fait du bien, voir toute cette verdure. C’est le vrai printemps ici et piiiii cééééééé beau!!!!! AAAahhhh Bordel que c’est agréable voir toutes ces couleurs chatoyantes! Ça change du blanc!!! Et ça remonte un moral j’vous jure!

Nous sommes le mercredi 26 mars,

Vous me voyez au pupitre de notre chambre de la Suite 404 du Embassy Suites sur el Paseo de la Reforma. Agustin Lara chante en sourdine. J’ai mis le CD dans mon ordi. Tout ce que j’avais lu de critiques sur cet Embassy s’avère véridique. 5 sur 5 en tout point. C’est chic, moderne, très design. Ce qui nous convient très bien el Maestro et moi. Notre Suite est vaste, très « classe » pour m’esssssprimer dans mon jargon africain et bien sûr, très confortable. En plein ce que nous avions escompté. Nous ne serons pas à l’étroit. Si je me tourne la tête à gauche, de ma grande vitrine qui donne une vue « imprenable » sur la statue de Cristobal Columbus je vois aussi le trafic incessant de Paseo de la Reforma, une artère principale de Mehhhhico. L’image de ma vitrine bouge en tout temps. Des taxis volkswagon vert et blanc, il en passe 30 à la seconde. 

Nous n’avons pas encore fait acte de présence à l'invitation du "Manager’s reception". Nous sommes trop occupés à prendre nos marches dans not’quartier en vue de dénicher un resto. À date, nous avons bien déniché, bien mangé et bien bu. Un Argentin le premier soir (c’est le resto de l’Embassy); un Italien le 2e, retour à l’Argentin le 3e, un Mexicain le 4e, un « Oaxacain » le 5e. En résumé : bonne bouffe, bon séjour! Bon prix? Pas tout à fait, ça dépends si les convives boivent una copa de vino ou una botella.

Dans le Herald Tribune de ce matin, j’ai lu : « without the bad, no one would appreciate what is good ». Traduction : sans le mauvais, personne ne pourrait apprécier le bon. Pour certains voyageurs, the bad c’est le trafic, le bruit, le ciment, les gros buildings, la foule, enfin vous savez… la pollution urbaine d’une ville de 21,000,000 d’habitants? Pour nous, (pour le moment) c’est « what is good ». Mexique oblige, je ne vous dirai pas chacun sa tasse de thé, mais : Chacun son verre de tequila! Je pense que c’est tellement « arrêté » sur C. Bau., tellement calme à Sherbrooke, et tellement plate et laid par cette putain d’hiver qui n’en finissait plus, que ce « bain urbain » nous enchante. Viva la differencia!  Viva Mehhhhhhhhhicooooooo!

Jeudi le 27 marzo 2008 :

Déjà 5 jours de rayés sur le calendrier. Je dirais que l'agenda du jour est  du « copier-coller ». Où que l’on voyage, c’est toujours un peu le même vécu : A. quitte vers 8 heures et moi vers les 10 heures. Je pars à l’aventura, après avoir mis « mon rimmel », lu mon Herald Tribune et surtout avant que la bonne de jour arrive. Je précise de jour, juste pour faire « ma fraîche » : nous avons aussi une bonne de nuit, qui nous prépare le lit, nos robes de chambres et nous met une petite bouteille d’eau sur la table de chevet et un petit chocolat. Elle ferme les rideaux, tamise les lumières : buenas noches! Il y a aussi le barman qui vient remplir le frigo de cerveza, tous les après-midi, avant l’arrivée du Maestro. Muchas Gracias!

Ok, maintenant que j’ai fait ma fraîche, retournons à mes expéditions? J’ai arpenté une grande partie de mon quartier. Je constate qu’outre les grands hôtels, les Palacios, les Plazas et les Museos de mon quartier, il y a, à toutes les 3 « blocs », un Sanborns. Qu’est-ce que Sanborns? Ce sont les grands magasins de l’homme LE plus riche au monde, qui est un Mexicain (Libanais d’origine) : Senor SLIM. Et chez Slim, comme chez Jean Coutu; on y trouve de tout, même un ami? Hé bien oui. J’ai trouvé deux amies, mais pas ce que je cherchais. Je vous raconte : Hier matin, A. me demande de lui acheter des lacets, porque un est cassé. J’ai tout de suite pensé au Sanborn de la calle Insurgentes. C’est le plus grand, le tout nouveau et il est tout près d’ici. Avant de partir, je vérifie dans mon Larousse comment on dit lacet. À un vendeur, je demande : « tener cordon por zapato? » - no senora.

Alors je « fouine » donc dans ce très chic magasin : rayons livres, magazines, CD, montres, bijoux et soudainement, voici que le département de cosmétiques (Italien) PUPA me « saute en pleine face ». Vous connaissez? Moi si. Lors d’un voyage en Italie, à Milano plus précisément, (on fait la fraîchepette ou on la fait pas) j’ai « fait connaissance » avec ces très beaux et bons produits tout de rouge empaqueté. En fait des cosmétiques Pupa j'en ai acheté non seulement en Italie mais souvent à Paris.  Revenons au Sanborn;  Je me dirige donc vers ce kiosque, et deux mexicaines belles et bien maquillées me conseillent sur un rouge à lèvres, un mascara et un blush. J’achète. Elle me donne un vernis « regalo para ti » Muchas Gracias! Hasta Luego! Hé bien non, pas hasta luego. 

Une me demande : - Hay tiempo por maquillaje? - Si, todo la dia. Soy sola mi marido trabajo! (Vous avez du temps pour un maquillage? - Oui, toute la journée, je suis seule mon mari travaille). Elle me fait donc signe de m’asseoir sur la « chaise-haute » de maquilleuse. Et là, pendant plus d’une heure de pur bonheur, au son d’une belle musique du département des CD, elle me « tripote » la face : démaquille, remaquille et voir même me coiffe. Une prends une photo « antes » et aussi « despues ». Mais despues, vraiment, je ne me reconnais pas! J’vous dis, une autre Suzanne. 

On dit que dès que tu mets les pieds au Mexique, les mexicains te prennent en charge. C’est le cas pour nous. Notre mexicain, not amigo G. a tenté, dès que nous avons quitté l’aeropuerto de le faire. On va visiter ci? on va aller prendre un petit café là? On va voir le ballet? À chaque suggestion, A. décline : Merci, On veut s’en aller à l’hôtel.  Ne dit-on pas que tout vient à qui sait attendre?   c’est bien le cas de Gerardo. Le lendemain, dimanche de Pâques, après la réunion au sommet du C.InterM.  qui s’est tenu à la 404, (de 9 h à 15 h 15) il nous dit – allons manger en dehors de la ville, je connais une belle place et ce n’est pas loin, qu’à 10 minutes d’ici. Il est 15 h 30. Nous avons pris le petit-déjeuner à 7 heures. On y va!  Les minutes mexicaines ne sont pas les mêmes que les canadiennes; les distances non plus.

Ainsi, 40 minutes plus tard, 75 km plus loin, nous arrivons à TOLUCA, la capitale la plus élevée du Mexique : 2,600 mètres. Je l’ai d’ailleurs remarqué. Plus ça allait, plus les oreilles me bouchaient. Et c’est aussi plus frais qu’à Mehhhico. Mais ça valait les 35 minutes et le bourdonnement d’oreilles. Ahhh mais quelle jolie place pour y dîner. Nous sommes au restaurant l’Escondida qui veut dire la cachette. C’est caricatural : ladite cachette ressemble au pays des merveilles d’Alice. Un décor de bande dessinée. A. me dit que ça ressemble au « village du père noël ». Vous avez compris que lui et moi n’avons pas lu les mêmes histoires, mais voyons le décor du même œil : naïf : petits ponts par-ci, sculptures de scène mexicaine par-là. Petits sentiers pavés de petites roches avec rangées de petites fleurs bordant de petits bassins où comme partout on y a jeté de la monnaie (remarquez que je ne dit pas petite LOL) dedans. Enfin bref, plein de « petites zzzzaffaires » qui décorent cet endroit tout de même magnifique, et grandiose. 

La terrasse du restaurant (qui n’est pas petite) se trouve comme sur un plateau. Au milieu « du ravin ». Oui, nous sommes dans un trou. Dans un « canyon ». Autour il y a des rochers et en haut des arbres, de gigantesques épinettes, des palmiers et pi nous dans le fonds du ravin, qui buvons un très bon vino tinto mexicain et mangeons el pescado du jour. C’est incontournable, comme dans chacun de nos séjours, nous trinquons à notre minable existence et à notre courage de souffrir de tels moments! Non mais, attendez! Ce n’est pas facile déguster toute cette bonne bouffe et boire du bon vin tout en pensant qu’à tout moment un tremblement de terre peut t’engloutir dans ton escondida!

Après notre délicieux repas à la cachette d’Alice et du père noël, le tremblement de terre n’ayant pas fait ses ravages, il est 18 heures 30, nous sommes toujours vivants. Gerardo veut nous amener au Museo de Bellas Artes qui occupe un ancien couvent des carmélites du 17e. Il y a une exposition d’art espagnole de ce siècle. Ici je fais un commentaire Museo. Je n’ai jamais vu de ma vie autant de musée. Il y en a de toutes les sortes, partout mais vraiment partout. J’ai quasiment envie de vous dire, à tous les coins de rue et ce dans toutes les villes mexicaines. A. et moi ne sommes pas trop trop musée. Pardon, mais ce non-goût ne nous fait pas inculte. Nous en avons visité plusieurs en France, Italie, Espagne, Hollande, Angleterre, Afrique. Je dirais même plus : j’ai déjà visité le Musée de Bulwer (petit village des Cantons de l'est).  Ce qui n'est pas peu dire. Mais les milliers de musées d’ici? Pas pour le moment. Nous n’avons vraiment pas le goût de nous enfermer dans les « vieilleries anthropologiques » et les vieux pots cassés pas les Incas, les Aztèques et les Mayas. Ce que nous voulons c’est profiter du BEAU temps chaud et humer les émanations de gaz à plein poumon! ha ha! La cultura? Manana!!

Mon commentaire "muséal"  fait; Revenons à Toluca, dimanche de Pâques? El Maestro décline l’invitation de visiter el Museo. J’irai le voir sur internet! dit-il.  Dix minutes mexicaines plus tard, nous rentrons chez-nous! Ce soir, pas de sortie restaurant, pas rien, la sainte paix à la 404. Oh la la….Je vois le chiffre 6 en bas…j’ai beaucoup parlé non? Je crois que je vais vous quitter ici. Claudia vient me rejoindre, nous allons magasiner au Suburbia.  Elle est la « quepine » (je le prononce à la québécoise)  de Gerardo. Elle connaît bien Mexico, elle y est née, elle y habite. Alors elle sait où elle va, contrairement à moi quand je suis seule. Et pi avec elle je n'ai pas peur, elle était professeureeeeeee de Karaté. Avis aux brigands qui penseraient me prendre en otage. C’est fréquent ici, dit-on, les prises d’otages avec demande de rançon. Surtout les « faux » chauffeurs de taxi « libre » qui font ça.  J'ai reçu ordre de ne jamais prendre de taxi.  "Tu m'appelles" que me dit mon Gerardo!

Elle parle un peu français, moi un peu espanol. On parvient à se comprendre. Mais inutile de vous dire que je rentre a la casa : FATIQUÉÉÉÉEEEEE de parler! Ce qui n’est pas le cas quand j’écris à voir le nombre de page! Avec elle, aussi, j’aime bien ça parce qu’on se déplace en Metrobus ou Microbus ou voir même en Combi. Il ne manque que le bicitaxi. Il y a aussi le Touribus. Lui, c’est un beau bus rouge « convertible ». Il fait le tour de la ville. Pour 10$ tu t’y balade todo la dia. On veut en profiter, samedi, el Maestro et moi. Je vous raconte dans mon chapître deux. Voilà c’est sur ce que je prends congé de vous! HASTA LUEGO!