Ma liste de blogs

Nombre total de pages vues

22 déc. 2011

BORDÉLÉ DÉ MERDA!


Boudha dit :  « La vie n’est pas un problème à résoudre mais une réalité à expérimenter »  Nous avons expérimenté un problème heureusement résolu sans trop y avoir laissé de plumes.
Il y a des agréments à vivre « Up in the air », et il y a aussi des désagréments;  comme quand il n’y a PAS D’ÉLECTRICITÉ dans un immeuble de 30 étages par exemple et que tu loges au 30 ième.  Et martes, le 24 nobiembre 2010 c’était le cas.  Je me suis réveillée à 3 heures, et je n’entendais pas le bruit de la « clim ».  Suspicionnnnnne!  Mi esposo s’est levé pour allumer la luz de la banos, pas de luz.  Vérifie s’il y en a au micro-onda? Bordélé dé merrrrrrda!!!! Pas de luz!

Pas de luz veut dire Pas d’électricité, veut dire surtout pas de cafetière, de toaster, de cuisinière, bref, tu ne peux pas déjeuner.  Nous avons opté pour une Suite que pour ça, prendre le petit déjeuner "chez-nous".  La handicapée qui n’est pas tellement familière avec ses « muletas »  et sa marchette, elle ne peut pas descendre au niveau « A » pour aller manger.  C’est donc su esposo qui va prendre la commande.  – No Room Service Senor!  Mais puisque la Senora « es infermo »  nous allons faire une exceptionnnnnne.  Je note que le petit-déjeuner, très copieux, est à 170 pesos (15$) par personne.  Le prix de toutttttte l’épicerie de la semaine pour ce repas à la W303.  Heureusement il y a un « groupe électrogène » qui fait fonctionner « l’élevator » alors mi esposo peut descendre non seulement pour aller commander el desayuno mais aussi pour se rendre au Bizenessss Centeure là où il travaille con los dos Mexicanos. 

Semble-t-il qu’il y a  la « luz »  à cet étage, puisqu’il ne revient pas et y passe la journée.  Ce qui n’est pas le cas à la W303.  Je reste donc assise sur mon divan avec mes magazines, mon livre et mes prothèses à côté.  Une fois de temps à  autre je me pratique à caminar con mis muletas, de long en large de la Suite. J’ai l’intention de m’inscrire aux Jeux Paralympiques de 2012 à Londres.   J’y mets beaucoup d’efforts porque ce n’est pas facile.  Surtout que la Senora a 4 ou 5 kilos en trop.  Cé lourd à « porter »!   Et en plus il n’y a pas d’air et y fait chaud!  Je sens que l’impatience va me gagner dans peu de temps. 

Heureusement non, porque il y a ELSA (la ménagère) et il y a une petite fenêtre à  gauche de la grande vitrine.  On peut ouvrir pour avoir de l’air.  À 9 h 30 heures, quand ELSA entre dans la Suite, elle va tout de suite ouvrir ladite petite fenêtre.  Elle lève les stores, m’installe le fauteuil devant la vitrine et le « pouf » pour déposer mes pieds.  Elle est vraiment « agradable » cette Elsa.  Elle me dit qu’ainsi j’aurai de l’air et de « la luz para leer mi libro ».  Enfin vient midi, l’heure de comer encore.  J’ai conservé une des deux assiettes de frutas du matin, (on en avait pour deux dans une assiette) et appuyée sur ma marchette, je me fais un sandwich. Et le temps se passe assez bien à faire mes pratiques, mes lectures, à admirer la vue superbe que j’ai du haut de mon W303 sans électricité.  À 17 heures, mi esposo revient du boulot.

Nous prenons notre « cerveza »  que mi esposo appelle « la sopa » (la soupe).  Entre deux gorgée de sopa, je fais le 4 au téléphone porque la Suite s’assombrit petit à petit.  Ce matin, on m’a offert une « emergency light » que j’ai refusée disant que « I have the light from the window ».  Je croyais que c’était pour s’arranger dans peu de temps.  Mais là, la window ne nous donne pas de light, alors je fais et refais le 4 et à chaque tentative, ça sonne occupé.  J’imagine que nous sommes une « gang » qui appelle le 4.  Qu’est-ce qu’on fait?

Nous sortons!  Mi esposo me suggère d’aller souper au Vips.   Je prends non pas mon courage mais « mes muletas à deux mains » et en route pour le Vips.  Advienne que pourra.  Il est 6 heures.  Nous descendons à l’étage A, qui est celle de la réceptionnnne (piscine, spa, fitness, business center, cocina, etc.) je pense que c’est 5e étage.  Mi esposo demande si on peut avoir la « emergency ligth » et aussi demande ce qui se passe avec l’électricité. Le réceptionniste nous dit qu’on n'aura pas besoin de la light en question porque  dans 30 minutes, la luz sera.  Muchas gracias, vamos a Vips!

Reprenons l’elevator pour l’étage L (Lobby) et je n’ai pas fait 4 pas que « OFF » plus de lumière du tout.  C’est la noirceur totale à la Plaza Suite.  Y’a pu rien qui fonctionne!!!!  Ah la la et la pauvre Senora qui vient juste de rentrer dans l’elevator quand nous sommes sorti.  Elle est COINCÉE DEDANS!!!!  Putain, 10 secondes et c’était NOUS?  Juste y penser me donne la chair de poule.  Vraiment, si ça avait été le cas, connaissant la suite de mon récit, je pétais un plomb. 

Soulagée d’être dans le corridor et non dans l’élévator, va sans dire, yo soy muy feliz d’être sur la calle.  Ça va certes s’arranger le temps de manger?  c’est ce qu’on se dit.  Je marche, clopin-clopant, jusqu’au Vips.  Là où j’ai eu la frousse, c’est en traversant le boulevard.  Les Mexicains ne sont pas tellement courtois pour les piétons.  Ils partent de la lumière rouge à fond la caisse et toi tu te débrouilles pour traverser.  Et le boulevard est large.  En muletas « cé pas ivident » .  Mais mi esposo s’occupe du trafic, et j’arrive sur le trottoir vivante.

Le temps de manger mon Pollo a la parilla con queso y tomates et papas fritas;   mi esposo son Pescado à la je ne sais plus quoi, je crois bien qu’il est 19 heures.  Mi esposo me dit :  « j’espère que nous verrons l’immeuble illuminée en arrivant au coin ».  On arrive au coin :  « Ah bin chit!  NO luz au Plaza Suites ».  Noirceur totale!  Ce qui veut dire que ça nous est impossible de rentrer à la maison.  Vous me voyez monter 30 étages en muletas?  Moi non plus!  Ça bouge autour de l’entrée :   tout le personnel dehors, et pi quelques résidents sur le trottoir et pi les autos qui attendent pour entrer dans le stationnement.  C’est la cacophonie totale.

Au Lobby, il y a des fauteuils super confortables et personne n’a penser à entrer et s’y asseoir.  Nous prenons place et attendons la suite des zzzzzévénements.  Entre un couple de Mexicanos, les deux parlent INGLES.  Ils nous disent qu’il n’y a plus de « fioul » au groupe électrogène, voilà pourquoi tout est OFF et il s’en vient le fioul. Lui est un Pilote de Aero Mexico à la retraite et il est propriétaire d’un appartement ici.  Le « Capitaine Aero Mexico » va aux nouvelles une fois de temps à autre, et la dernière étant :  le « fioul » est mis dans le moteur pero ils sont incapables de le remettre en marche.   Personne ne panique, nous attendons ensemble la suite et la rentrée dans LA Suite surtout! Viendra-t-elle?

À 8 heures, on vient nous demander de patienter encore 30 minutes.  À 8 h 30 on revient nous dire « Sorry, ça va durer encore une heure»  Je sens qu’il n’est pas certain.  Je pense que j’ai raison, porque El director vient nous voir, mi esposo et moi, et il nous dit en Ingles:  « Nous allons vous installer à nos frais au Embassy Suites por la noche, et nous vous créditerons votre suite payée ici.  Monsieur va aller vous reconduire. »   Je reprends encore une fois mis muletas à deux mains pour me rendre au Embassy Suites.  J’ai «muleté » 20 pas, et « la LUZ fut ».   Celui qui nous accompagne doute encore.  Il reçoit des messages dans son oreille, et cette fois-ci c’est bien la réalité, le problème est résolu :  il nous informe que tout est OK que nous pouvons rentrer chez-nous.  Il viendra même nous reconduire jusqu’à la porte de la W303.

Ah yaille yaille!  QUELLE JOURNÉE!  Mais QUEL SÉJOUR!  Parce que ce n’est pas encore fini.  Nous dormons très bien, jusqu’à 5 h 40 ce matin :  «  – Esposo!  La clim ne fonctionne plus!  Il n’y a plus de luz au midro-onda! »  Bof, on commence à être habitué, on ne bouge pas.  Et la chance est avec nous cette fois-ci :   la luz est revenue 10 minutes plus tard. 

Nous ne prenons quand même de chance :  Vite, mi esposo fait el cafe, los tostados, los huevos fritos.  On va déjeuner d’abord, on verra ensuite.

Il est 11 h 20.  Et la luz et la clim fonctionne.  OH’ALLAH elle sera pour le reste du séjour.  Une semaine encore?  Des jours, quand j’en ai marre de mes muletas, je partirais dans la minute. 


FISSURE À MON BONHEUR!


Lundi, 22 novembre, il est 8 heures le matin. 
Depuis mon arrivée que je me demande où trouver le temps pour raconter « mon vécu » j’ose écrire « luxueux » de Mehhhhhhhico.  On nage dedans.  Et bien je l’ai trouvé!  Vous me voyez assise sur la chaise de la salle à dîner du Penthouse W303 qui est au 30e et dernier étage du très chic Plaza Suites.  Vous voyez aussi, sur la chaise à côté,   mon pied gauche drapé à la cheville de mon foulard sénégalais porque :   Je me suis fait une ENTORSE…Bordel de Meeeeeeerde!

Hier au soir, après le souper au Restaurante Vips, restaurant où l’on mange très bien, à bon prix et à deux pas d’ici, nous sommes allés voir le spectacle « Fontaines d’eau son et lumières » au Monumento de la rrrrrrrévolucionnnnnnne.  C’est à deux pas du Vips.   Température agréable comme un beau soir d’été chez-nous.  C’était magnifique!  Il fait trop beau pour rentrer à la maison:  « On va voir si les grévistes sont encore au Mélia? » que me demande mi esposo.  Si Senor!   Et tant qu’à marcher, repérons des restos pour nos soupers?  Si Senora!    Regarde, un resto Argentin où l’on danse le Tango!  Il y a du Arrachera sur le menu.  On aime ça du arrachera mi esposo et moi.  Demain c’est ici que nous soupons! ».  Le destin avait dessiné un autre programme pour la Senora.

Après le constat qu’un espace vert prenait place aux  grévistes qui campaient depuis de nombreuses années et que nous voyions en 2008, nous retournons « à la maison ».  Or, devant le Embassy Suites, (l’hôtel où nous logions, toujours en 2008) avant de traverser le boulevard pour rentrer à la casa, je disais à mi esposo de faire attention parce que les voitures, elles viennent de tout bord tout côté.   En voulant lui « sauver la vie » j’ai risqué la mienne :  le pied m’a manqué entre le bord du trottoir et  la rue.  Je suis tombée.  Heureusement que le trafic était arrêté à la lumière rouge, sinon, je ne serais pas ici à raconter mon drame.  Mi esposo n’a rien vu de la chute.   La faute était commise :  le pied m’a « viré ».  J’ai réussi à « boiter » le trajet, suspendu au bras de mi esposo, marchant tant bien que mal sur mon pied. 

En rentrant à la W303, je me suis garochée sur le lit, puuuuuu capab!  On voyait une belle grosse bosse qui bleuissait  petit à petit.  Le pied aussi m’enflait petit à petit.  J’en pleurais non pas de douleur, mais de raaaaaaaaage.  J’étais bien consciente que cette entorse de meeeerde mettrait fin à mon bonheur et  que c’était impossible de « rewinder » la cassette. 

Mi esposo a donc fait l’infirmier :  glace dans débarbouillette, entourer le pied d’une serviette.  Mais comment dormir avec ça?  Après deux heures de « mettre de la glace, remettre de la glace encore » j’ai pensé qu’un foulard sénégalais bien serré sur le pied serait plus confortable.  Le jaune va mieux avec la chemise de nuit orange, dis-je à mi esposo.  Et j’ai réussi à dormir toute la nuit.  Ce matin, le pied est très enflé et une belle grosse bosse bleu trône à la cheville.  J’imagine que « masa masa » ?  Ça va aller?  Que ce n’est pas grave?  On verra ce soir au retour de mi esposo.  Je ne bougerai pas de la journée.   De toute manière, ils travaillent (lui et son équipe mexicaine)    au « Bizenesssss centeure »  du Plaza Suites.  Ça m’inquiète moins. 

Et si je le racontais un peu ce bonheur passé?
 J’ai le temps!

Commençons par le début?  Expérience American Airlines Dear,  First Class Dear, très très très agréable Dear.  Un luxe que Dear Suzanne adoooooore!  Dear?  L’agente de bord disait tout le temps ça, genre comme :  « do you want more coffee dear? ».   Une attitude tellement différente et moins prétentieuse que sur un vol Air France.  J’AIME!   L’attente de 3 heures à Miami a été aussi très agréable.  Un bel et grand aéroport super moderne.  Il nous a laissé un air de « vouloir revenir » un jour, pour un court séjour à Miami.  Si tant est qu’Oh’Allah!  Oh’Allah?  Hé oui,   chez les Mexicains tu fais comme les Mexicains?  Au Mexique on ne dit pas Inch’All…. on dit OH’ALLAH et ça signifie également « Si Dio le veut ».

Le temps de manger de délicieux Enchiladas au Tequilateria, de m’acheter mon parfum préféré « Daisy » de Marc Jacobs, et d’en payer 30$ moins cher que chez-nous;  nous prenons le  Skytrain qui nous conduit à la partie E pour la porte de sortie.  Et ENFIN, c’est l’arrivée « sin problemas »  sous le soleil mexicain.   Et nous avons droit à une température idéale « genre comme tsé » du 24° tous les jours.  Les soirées sont fraîches et très confortables.  Chaque soir not’amigo nous invite dans de petits restos sympas dans les chics quartiers de Mehhhhico.  

Du temps que j’avais les « deux pieds sur la terre »,   j’ai aussi visité le Centro Cultural de San Angel.  El Director del Centro qui est aussi propriétaire de La Universidad de la Voz et d’une Escuela Privée à PACHUCA,  ( un Japonais né au Mexique) nous a reçu à son bureau et mieux encore, comme il compose de la musique, il a sorti son poste de radio, a mis un CD d’une musique qu’il a composé (l’hymne des jeux panaméricains) et voilà qu’El Director me chante son hymne.   Ah la la, on ne verrait jamais ça dans un bureau québécois.  Surtout pas à celui où mi esposo travaille.  Tiens, je profite de l’occasion pour encore une fois flatter mon ego?  El Director et su esposa m’ont dit :  « Tu es oune amor! »  Cé tu cute!!!!!  El Director m’a donné son CD en cadeau + un bracelet et un collier fait par les Indiens.  L’Amor était bien contente de sa visite!  Et après le « spectacle »  l’Amor MARCHAIT dans les rues du quartier historico de San Angel.  C’est vraiment BEAU!  J’aime le Mexique!  Je m’y sens très bien!  Mi esposo tambien!  

Et comme MARCHER est mon sport favori, je ne m’en privais pas.  Le matin je MARCHAIS dans mon quartier, et pour le moment, jusqu’au Wallmart qui est à environ 20 minutes d’ici.  Tout au long de ma route, il y a des « restos ambulants » dont un qui n’offre que des fruits frais. Pour 12 pesos, je mangeais mes « pinas et melon », servi dans un grand verre en plastique.  Un soupçon de limon por favor! 

Ah yaille yaille!  Le mot MARCHER me fait frémir j’vous dis pas!

Le PLAZA SUITES

Not’amigo nous a négocié une très luxueuse « Penthouse Suite », au 30e étage du Plaza.  Tu ne peux pas être plus haut.  Si on voulait l’acheter, on payerait la modique somme de 700,000$ US.   La vue est à couper le souffle!  Mehhhhico à nos pieds!  

Il y a une chambre grand lit King, salon, salle à dîner, cuisine, 2 salles de bain;  meublé et équipé (vaisselles, frigo, laveuse à linge, etc.) rien ne manque.   L’ultime confort, dans un décor ultramoderne, très zen et de très bon goût. Or, qui dit cuisine + frigo et de la vaisselle, dit acheter « du manger » pour le petit-déjeuner.  C’est d’ailleurs pour ça que nous voulions habiter une suite :  ne pas aller au resto pour le petit-déjeuner. 

Le Wallmart de mon quartier est un vaste Super Centre.   Il y a une boulangerie, boucherie, poissonnerie, fruiterie, enfin, « toute toute toute » ce que tu veux.  J’ai donc rempli le frigo petit à petit pour être en mesure de prendre le petit-déjeuner dans not’suite :  pain, beurre, beurre de pinotte, confiture, œufs, bananes, bref le kit du parfait petit-déjeuner.  Y el cafe?  Lui on l’a acheté un midi au Habana Cafe, encore un autre charmant resto très branché où not’amigo nous a invité. Il les connaît tous les charmants restos, il y mange tous les jours de sa vie.  Sa mère aussi, elle n’a jamais cuisiné.  Laaaaaaaa chanceuse! 

Mais j’ai acheté de la bouffe que pour le petit-déjeuner.  Il ne faut surtout pas penser une minute que je suis venue au Mexique pour cuisiner ni faire du ménage.  Même que c’est la bonne qui lave la vaisselle.  Et que c’est elle qui m’a dit que j’étais « ici pour relaxer » et elle a bien raison.  JE RELAXE pi pas à peu près ce matin!!!!!  

7 HEURES PLUS TARD!

Note:  

Ce carnet est "éparpillé" puisqu'il est publié avant le premier carnet du séjour Mexico City.  Pour bien suivre le récit, il faut lire:

FISSURE À MON BONHEUR  avant 

ensuite:   BORDELE DE LA MERDA     

et celui-ci après.......  



7 HEURES PLUS TARD

J’ai été dérangé.  À 8 h 10, au moment où je racontais mes petits bonheurs passés et mon drame,  l’Urgence médicale est arrivé dans la W303 :  2 médecins en blouse blanche.  Aussitôt que mi esposo a annoncé à not’Amigo que j’étais blessée, ce dernier est allée chercher el meyor ORTHOPÉDISTE de Mehhhhico.   L’autre jolie médecin(e)  qui l’accompagnait,  est la Tante de mon Amigo.   L’orthopédiste inspecte le pied de la blessée :  « Je ne crois pas qu’il y ait une fractura.  Toutefois, elle doit aller passer des radiographies à la Clinique et après aller à l’hôpital pour recevoir les soins au besoin».  La blessée a le moral 30 étages plus bas, je dirais même encore plus bas :   niveau stationnement E3.

À la Clinique del CHOPO, toute belle et toute neuve, aussitôt arrivée dans le stationnement, un gardien m’attendait avec la chaise roulante, et il m’a poussée jusqu’à la porte de la « Rayon X ».  Pendant ce temps, not’amigo et mi esposo m’inscrivent à la réceptionnnnnne.  Prise de radiographies et rembarque dans ta chaise roulante.  Aucune attente, tout s’est passée à haute vitesse et tout cet excellent service m’a coûté 26,92$ stationnements inclus.  La médecine « à deux vitesses » chu pour!   Not’amigo arrête devant una Farmacia et je le vois arriver avec una bolsita rempli de toutes les sortes de bandages et aussi mon anti-dolor Naxen que je prendrai a la manana et a la noche.  Entonces,  Directionnnnnnne Hôpital!




Je suis chanceuse, porque la Tante de not’amigo, elle est la Directrice générale de l’Hôpital PUBLICO del Centro où nous nous dirigeons.   Mais je n’entre pas dans ledit hôpital.  La Tante a installé une petite clinique privée, dans une pièce du stationnement de l’immeuble où elle a acheté un Condo, et qui est juste à côté de la Hospital.  Condo qu’elle utilise, que pour se reposer avant de se rendre à la maison ou lorsqu’elle est fatiguée.  Juste à côté?  En fait, c’est quasiment dedans l’hôpital.  L’immeuble est collé dessus l’hôpital pour en faire un portrait.   Un gardien nous ouvre la porte de son garage, et me voilà installé sur la table de la petite pièce.  Elle utilise cette petite pièce pour soigner « les pauvres » qui n’ont pas les moyens de payer une consultationnnnne.  Et c’est très sympa, très propre, tout blanc, je me sens bien juste de me voir là plutôt que de me voir dans la salle d’attente d’un hôpital publico mexicaine. 


Pendant que la « pobre » blessée est assise sur la table,    Matante et l’orthopédiste et l’amigo et mi esposo examinent les radiographies :  et j’entends «FISSURA».  Je sais à ce moment que l’heure est grave;  c’est celle d’un PLÂTRE à mon pied!   Moral au niveau sous terrain,  pour la fissurée.  Je comprends le pourquoi du container de bandages que mi esposo tient en main.  Je comprends surtout que MARCHER ne fera pas partie de mon programme para « tres semanas »  Ahhhh PUTAIN!!!!!  TROIS semaines?  Je vis un cauchemar!

Et l’orthopédiste fait le job, avec beaucoup de délicatesse.   Il dit que la fissura est normal « vu l’âge » et la décalcificationnnnnnnne.  Fumar? Me demande-t-il.  No fumar!  repondis-je.  Semblerait que c’est mieux ne pas avoir fumer de ma vie.   Défense d’appuyer mon poids sur le pied, sinon la fissura deviendra fractura!   Je ne sais pas, je pense que 45 minutes plus tard, je suis « attelée » d’un beau gros plâtre qui couvre ma jambe.  Et c’est lourd.

Je ne peux pas rester handicapée et impotente pour le reste du séjour.    Je veux me déplacer, du moins dans ma Suite.  Alors,  directionnnnnne  boutique de béquilles et marchettes.  Essaye une, essaye l’autre, réessaye une, je n’arrive pas à me faire une idée.  Nous les pauvres de la petite clinique de matante, ne reculons devant rien, le prix n’a aucune importance :  j’achète et las mulatas et une marchette à 500 pesos chacun.   Le vendeur me dit qu’une sandale est nécessaire pour protéger le plâtre, si je marche sur la rue.  Ok pour la sandale à 280 pesos.   Je ferai le don de mes prothèses à ma « Petite Clinique de Matante » à mon départ.   Dio sait quand sera le départ!

Et voilà, cé faite, je suis handicapée!  Invalide!   Mi esposo se moque de moi.  Il me dit que las muletas, c’est pour l’autoroute et la marchette c’est pour la rue.  Té bin comique esposo!  Dans la Suite, je me déplace plus aisément avec la marchette.  Mais je compte me pratiquer dans le corridor avec les béquilles. Il est écrit en el cielo de mehhhhico  que je ne vais pas rester impotente dans mon chic Penthouse. 

Mon dear amigo, pour me remonter le moral m’offre de m’amener dîner au « La Perla de Ordera » qui est un resto de fruits de mer.  « Le resto est dans le quartier le plus dangereux de Mehhhhico ;  c’est comme le Bronx New Yorkais » nous dit-il.  C’est rassurant.  D’ailleurs en nous disant cela, nous voyons circuler une « grosse » Mercedes blanche avec chauffeur et un autre Caballero assis derrière.  Suit, une autre « grosse » voiture noire et 4 caballeros habillés de noir et aux lunettes noires.   

Comme nous ne nous « affichons » pas d’or et de bijoux et de grosse voiture, il y a moins de dangers nous redit-il.  Et pi moi j’ai mis mon « habit de camouflage militaire » ce matin.  J’ai vraiment l’air d’une « soldate » en convalescence, avec mes muletas, mes jeans militaires et mon ticheurte kaki et en plus je ne suis pas maquillé, c’est pour vous dire que je suis « invisible ».  Alors je ne suis pas inquiète.  Et oserait-on kidnapper une dame à la jambe dans le plâtre?  Parlant de lui, le plâtre :  Avec quelle prothèse, je vais tenter de me rendre à ma table?  J’ai choisi les béquilles.  Sapristi que ça marche mal!  ANIMA Susssssana me dit mon amigo.  COURAGE Susssssana!  

Prendre la commande n’est pas commun :  la serveuse nous donne une longue liste des plats de poissons et de fruits de mer et breuvages et dépose un crayon sur la table.  Il faut cocher notre choix, le nombre et aussi écrire le prix.  Elle fera le total.   Mi esposo coche « Pescado a la plancha y arroz »  (Poisson grillé et riz).  À l’époque où je marchais, j’en mangeais au Vips de mon quartier.  Époque bien malheureusement révolue, je me suis mise aux fruits de mer.  Amigo?  Que me conseilles-tu? : « Sopa Vuelve de la Vida » qui veut dire « Soupe pour te faire revivre ».  La serveuse dépose devant moi un grand bol d’un mélange de crevettes + poulpes + huîtres + poisson + crabes et sur le dessus des morceaux d’avocats et le tout baigne dans un bouillon de tomates « genre salsa picante ».  À la Mexicaine, je dois manger ça avec des biscuits soda.  À la Mexicaine aussi, je dois ajouter du limon dans ma soupe.  Du limon, on en ajoute à tout sauf dans mon maquillage le maint.   C’étais-tu bon?  Si muy rrrrrrrrrrico!  Je me suis réééééééégalééééééééée!   Mes compagnons de table itou!  Et personne ne nous a kidnappé.  Ici,   on dit que « si tu n’es pas kidnappé c’est parce que tu n’es pas riche ».  C’est bien le seul avantage d'être et d’avoir l’air pauvre! 

Cela étant dit, vous me revoyez assise à la même place que ce matin 8 h 10.  La marchette à côté de moi. Les béquilles accotées sur le mur.  Et le pieds chaussée d’une « grosse sandale » pour plâtre.  On dirait une raquette.  


Et ici la  nostalgie me revient :   hier encore, je marchais dans les rues de PACHUCA, un très joli village mexicain, à 1 h 30 d’ici.  Not’amigo nous avait invité à prendre le petit-déjeuner.  (Je vais mettre les photos, elles parleront plus que mes mots).  C’était féerique!  Rien de moins! « beau comme ça se peut pas » si je veux le décrire bien simplement le charmant petit village.  Même que je m’étais acheté des images de « La Virgen de la Guadeloupe » pour qu’elle me protège.  J’imagine qu’elle était occupée avec un autre pauvre à la petite clinique de matante? 

Hé voilà! Hasta la Vista Baby! C’est mon histoire du jour.   Triste histoire, mais la vie continue!  Je vais me pratiquer avec mes « patentes d’handicapée » et je compte bel et bien sortir, ne fut-ce qu’aller souper au Vips con mi esposo.  Pas question de cuisiner à Mehhhhico, handicapée ou pas!  Ce soir not’amigo va apporter le souper, directement du Vips.  J’ai commandé un Club Sandwich et mi esposo un Hambourgeure. 

Hasta Luego! 



JOUR J et petits problèmes...


C'est le JOUR J, nous partons cette après-midi pour la première partie du chemin qui nous amène à Mexico City.  
J'ai quelques petits problèmes avec MON e-check-in!  J'ai fait un erreur de frappe, ce qu'il ne faut jamais faire.  En faisant ma réservation, 
à la case "Passeport" j'ai omis le E de mon nom de famille.  Voilà que l'ordinateur est tout "mélangé" et il ne sait plus qui Yo Soy!  À cause de ce E manquant, je suis incapable d'imprimer my "boarding pass".  Je dois me présenter demain matin au guichet, où l'on vérifiera si je suis bel et bien MOI.  Bordel de Merde!
  
Ce soir, étant donné que le vol est tôt demain matin,  nous ajoutons un nouvel hôtel à notre longue liste;  nous dormirons au Aloft à l'Aéroport Trudeau.  

Et j'ai enfin réussi à nous dénicher une place où habiter à Mehhhhhhico.  C'est au PLAZA SUITES!   Tout nouveau et super moderne.  Pour m'exprimer dans ma langue Sénégalaise:  " Cé Nickel" au Plaza Suites.  
Cliquez ici


vous verrez de quoi il a l'air le très nickel Plaza Suites.  Not'amigo a négocié à un prix abordable pour El Maestro.
Et le décompte est commencé... le Taxi vient nous chercher à 15 heures,  et L'Aventura commence!

Hasta Luego!

ON THE ROAD AGAIN

Willie Nelson chante:
On the road again
Goin' places that I've never been
Seein' things that I may never see again,
I can't wait to get on the road again.
C’est l’air que j’ai en tête, mais les paroles sont légèrement différentes, n’en déplaise à Willie,
I just can't wait to get on the road again…
mais sur une route déjà connue espérant voir des choses jamais vues !

J’avais remisé les valises,  je m’étais remis, tranquillement pas vite,  de mon "choc culturel",  j’ai réussi à calmer mes crises d’asthmes, et à peine  installé dans ma routine,  changement de programme.   Ce matin j’ai ressorti les valises du placard, je me suis réinstallé devant l’ordi dans les sites de voyages porque   Vamos a Mehhhhhhhhico!  

Ce weekend,  l’Agente de voyage virtuelle pitonnait sur « kayak.com » pour trouver un vol, et comme on y a pris goût,  j’ai dirigé ma souris dans la colonne "Business" voire même "First Class" et c'est dans cette dernière classe que j’ai réservé, sur les ailes d’American Airlines, mercredi 17 novembre.  Il n’y a pas de vol direct, alors une escale est obligatoire.  Et c’est à Miami  que AA nous fait attendre plus  de 3 heures.  Le temps de prendre un bon dîner (enfin espérons qu'il sera bon?) et de trouver la « porte de sortie » pour le deuxième tour d’avion.
Et  j’ai réservé "ONE WAY".  Pourquoi ?   El Maestro n’a aucune idée de la date de retour.   Tout dépendra de « sa mission ». 

Va sans dire,  c'est hors question pour les "Premières" de  dormir dans une chambre "ordinaire";  les Premières ça doit dormir dans une SUITE.  Surtout si « la mission » est de plusieurs semaines.  C'est plus confortable pour celle qui reste "à la maison".  A. a mis son Amigo de Mehhhhico sur le dossier.  L'Agente a trouvé un endroit qui me semble super, l'Amigo nous dira si ça a "dé l'alllloure".  Et ma Suite, devra être dans un quartier archi-super-hyper sécuritaire.  Vente de sacoches ou pas,  c’est primordial.

Nous nous retrouverons donc la semaine prochaine Au Mexique !
Hasta Luego !

19 déc. 2011

LES DÉSOLÉS du DÉSOLANT Kyriad Prestige CDG

Le sage est celui qui prend les choses comme elles viennent (Y.Khadra)  
« …. Il n’est absolument pas question de se « faire kier » sur un banc du Terminal 2F durant plus de 10 heures.  Alors nous irons dormir un peu …. au très beau Kyriad Prestige…. il y avait une chambre…. »

C'est ce que j'écrivais?   Povre'de'moa ! Laissez-moi vous raconter cette journée cauchemardesque que ce dimanche 3 octobre 2010 à CDG.
Commençons par le début.  Le départ du Novotel se fait comme de coutume, « Vous allez nous manquer ». Tout le personnel est à la réception pour nous saluer.  Le Directeur compris.   

Nous, nous avons hâte de partir.  Je crois que le « barouettage » des trois semaines nous presse de retourner chez-nous.  Nous n’avons pas l’habitude de vivre dans nos valises.  La mienne « chu pu capab de la voir ».  J’ai donné la plupart des chemises et ticheurtes de A. à l’homme de ménage de la 1032, au Maître Nageur, aux serveurs.  J’ai donné robes, ticheurtes, nuisette à la Femme de chambre.  J'ai donné beaucoup de ma trousse de maquillage à Thérèse, la serveuse à la piscine.   Bref, il est temps de rentrer au bercail nous n’avons plus rien à se mettre su’l’dos et je n'ai qu'un mascara et rouge à lèvres dans  ma trousse.

Comme à l’habitude, avant de partir, 30 heures avant plus précisément, je « gère ma réservation ».   On s’est cogné le nez sur la porte de Air France de la rue A. Sarraute, because s’est fermé le samedi.  On s’est aussi cogné sur le vendeur de chemises !  Je lui dit :  Aujourd’hui c’est congé, LAISSE-NOUS TRANQUILE !    Retour au Novotel pour « gérer » par internet.  Curieusement je suis incapable de le faire.  On me dit de me présenter au guichet de l’aéroport.  Ce que nous faisons à 19 h 30 le samedi 2 octobre.  Et OH la BELLE surprise nous sommes SURCLASSÉS en CLASSE AFFAIRES !

Quel bonheur que de sabrer le Champagne dans une vraie coupe en verre et non dans un minable verre de plastique.  Mieux encore, il nous est servi juste après le décollage et non pas une heure après le décollage, en même temps que le repas, comme dans l’aut’classe…. tsé ? la classe « bétail économique » ?  Et pi on en ressert encore, et pi en nous mettant une nappe,  on nous donne un Menu qui nous offre une « suggestion du jour » :  Filet d’Empereur sauce Dugléré, tomates concassées, riz safrané, légumes.   Mais d’abord, goûtons à l’Entrée :  Dos de saumon fumé et gambas royales sauce asiatique à la coriandre et à l’huile de sésame.  Et après on a droit à « La sélection du maître fromager ».  Comble de gourmandise, nous buvons un….Calvados 12 ans d’âge pour madame et Cognac Delamain Pale XO Grande Champagne 1er Cru pour monsieur….et ce après le repas.  Le vin choisi ? Margaux Château Desmirail 2007 3eme grand cru classé et servi à souhait. Servi ainsi, je ferais le tour de la planète.

Pendant ce temps, le bétail économique reçoit dans son cabaret :  l’ apéro, l’entrée, le repas, l’eau, le dessert, LE fromage, LA mini bouteille de « Vieille Ferme » et « l’eau de vaisselle » pour le café.  Toutttttte le repas au complet dans le petit cabaret et le bétail en cognant les coudes du voisin, tente de manger le tout sans dégât.  En Affaire c’est un plat à la fois, un verre à la fois.  Ah la la ! je me consume d’un sentiment que j’appellerais J O I E sur le vol AF719.    "C'est déjà la richesse que d'apprendre la signification du contentement" Sagesse Chinoise  

Et après le contentement ? Les riches et contents "pitonnent" sur touttttttttte les pitons concernant le siège, ce qui nous met dans une confortable position COUCHÉ.  Et j’ai dormi jusqu’à Paris.  Le 5A me dit que j’ai ronflé ?  Non non non monsieur, j’ai RONRONNÉ de bonheur !  Le vol qui n’a duré que 4 h 55 n’était pas assez long pour nous.  On a pensé rester dans l’avion jusqu’à 19 h 10.  Mais non, il faut sortir.  Il est 6 heures 05 « Paris s’éveil » comme dit la chanson.  Et nous aussi.  On est heureux, on ira gaiement vers l’hôtel Kyriad où une chambre nous attend.  Il faut sortir de CDG.  Donc, passer aux douanes mais à la section « Accès 1 » qui est réservé aux Affaires mais aussi aux Premium Voyageur. 

Ça niaise pas à Accès 1, pas de ligne d’attente.   Le temps de dire sortir et nous sommes à la Porte 8 en attente de la Navette Kyriad. ATTENTE est un thème principal de ce voyage au Sénégal et il ne nous lâche pas à Paris.  Passe toutes les Navettes mais jamais la Kyriad.  Une heure plus tard, nous sommes à la réception dudit Kyriad.  Et qu’est-ce qu’on entend ?

DÉSOLÉ IL N’Y A PAS DE CHAMBRE DE LIBRE AVANT MIDI !
QUOI ?  MIDI ?  Nous voulons DORMIR jusqu’à MIDI !
DÉSOLÉ !

Le désolé ne fait rien de plus. Nous avons déjà vécu une telle situation.  Au IBIS par exemple.  Mais la réceptionniste, par téléphone,  nous a déniché une chambre ailleurs.  Pas au KYRIAD.  Il est DÉSOLÉ.  Assi’toé’dans’l’coin’pi’ATTEND !

Les voyages forment la PATIENCE et non la jeunesse.  Du moins celui-ci et en ce qui me concerne.   La mienne est À BOUTTTTTTTTTTE.   J’en ai utilisé plus qu’il m’en faut durant ce séjour.  Mais bon, on ne fait pas de scène.  Nous prenons place sur les fauteuils de la réception.  Qu’est-ce qu’on fait ?  Question répétée deux ou trois fois.  Et c’est fini !  A. annule la réservation.  DÉSOLÉ nous dit-il encore.  Il ne nous offre aucun remboursement.  N’oublions pas que j’ai payé 150.60$ pour dormir à cet hôtel de meeeeerde.  De toute manière, c’est via expédia.ca que je l’ai fait.  C’est donc expédia qui me remboursera.  On verra rendu à la maison.  Nous reprenons la navette ! 



Vous voyez LA désolée bougonner sur son sort:  Bonjour l’ATTENTE !

Nous voici sur un banc de CDG en mode ATTENTE jusqu’à 19 h 10.  Heure du vol AF348.  Nous allons au Relay pour l’achat de livres.  Nous ATTENDONS encore sur un banc.  Nous allons au WC.  Nous ATTENDONS encore sur un autre banc.  Nous « faisons le trottoir » de long en large.  Je zieute les parfums mais j’en ai déjà acheté un à Dakar « les petites folies » qui sent la vanille.  Il est 13 h, et si on allait manger ?  Nous choisissons le  Maxim’s Bar, menu du jour : Tartare pour madame, Carpacio de bœuf pour monsieur + un fritte et un demi de « piquette » + facture de 100$.  Et nous ATTENDONS encore sur un autre banc.  Et nous passons encore une fois à l’Accès 1, direction Porte 54 où nous ATTENDONS l’avion.  Quelle journée !

Ça m’apprendra à utiliser le site Expedia.ca de meeeeeerde.  Habituellement je le fais directement sur les sites d’hôtel.  Je vérifie les prix sur Expedia et je fais affaires avec le service réservation de l’hôtel pour le même prix.  Et pi quelle idée j’ai eu de choisir un hôtel au nom bizarre comme KYRIAD.   La morale du jour ?  Ne jamais utiliser Expedia.ca, jamais, jamais, jamais...pour les réservations et surtout ne JAMAIS payer d’avance pour une chambre.  J’ai ronchonné sur le sujet toute la journée.  J’ai ma leçon ! Vive le Groupe ACCOR Hotel !!!!  

Et vient enfin l’HEURE du départ.  18 h 25 nous prenons place dans la cabine Premium Voyageur.  Vivement « l’espace » qu’offre la Premium Voyageur.  C’est LE critère majeur :  l’ESPACE !   À 19 h 10, on Vrrrrrroum les moteurs, « Enfin on décolle » que je me dis.  Hé bien non, on décolle pas ! On ATTEND Putain de merde!  La « voiture » qui déplace l’avion est en panne.  Voici qu’un autre désolé, le Pilote cette fois-ci, qui nous dit «  Désolé il y a un retard de 10minutes ».  Il ferme les moteurs.  Et le désolé revient encore pour nous dire que le véhicule en question ne peut plus se déplacer… « désolé nous attendons qu’un autre le déplace ».  Les moteurs revroumvroum et enfin NOUS DÉCOLONS.  Il est 20 h 18. 

Malgré la cabine Premium, le vol est des plus désagréables.  Je n’arrive pas à dormir, je suis inconfortable.  Je regarde un film, ça m’occupe.  Et c’est à 21 h 08 que nous atterrissons.  Le Taxi C… est au poste…VIVEMENT MON LIT DU 2709 !!!!!

DAKAR dernier tour de piste!

Alors ça été?
C’est la question qu’on nous pose depuis notre retour de brousse.  Et quand tu reviens du Diamarek, incontestablement, tu réponds :  Oui ça  vraiment été!  Mon Guide du Sénégal, à la page Saint Louis, et à la rubrique :  « Où dormir? Prix moyens à plus chic »  le plus chic étant le DIAMAREK, termine le texte sur cet hôtel par ceci :  Très bon cuisinier.  J’appuie (très fort) ce commentaire.  Tellement que de retour au Novotel, nous trouvons que « cé pas si bon finalement ici ».

La restauration est changée et ça ne fait pas tellement l’affaire des résidents de la Suite 1032.  Il n’y a plus de « Menu du jour » mais seulement « À la carte ».  Et la carte en question, elle n’a même plus le savoureux « Poulet en Affra » et les « Gambas grillées pili-pili » et non plus le savoureux « Spaghetti bolo ».  Il est remplacé par « Keftas à la bolognaise et son spaghetti » :  3 boulettes de viande hachée épicée au cumin et paprika dans une sauce tomates.  Ce n’est pas méchant, mais ce n’est pas du« sphagate bolo ».  Robinson et sa VendrediE ont été très choyés et très gâtés au Diamarek et j’ajoute aussi au Massa Massa, alors la réadaptation à la cuisine du Novotel n’est pas facile.  « Cé pas ivident » comme disent mes compatriotes.  Et pour m’esssssprimer en Dakarois  « Ça va aller », il nous reste une semaine à faire au Novotel.

Semaine que nous avons débuté ce samedi 16 heures, après un long et périlleux voyage.  Samedi matin, 10 h 30, avec un petit pincement au coeur, départ de notre « bungalow» 132.  Dernier regard sur ma "terrasse" privée sur laquelle je prenais mes marches matinales.  Ça va me manquer.




Comme le chauffeur roulait parfois à plus de 155 Km heure, je me disais qu’on arriverait plus vite mais j’espérais juste qu’on arriverait tout en morceau.  A. avait beau lui dire de modérer, c’est comme s’il n’avait rien dit.  Il s’en moque le chauffeur.  Il dit qu’il fait de la «conduite commercial ».  J’ai donc imploré Notre Dame du Cap-de-la-Madeleine, encore une fois, de nous ramener à Dakar vivant!  

Avant de partir nous demandons au Chauffeur : « Ça prend combien de temps jusqu’à Dakar? »  Réponse : « 3 heures ».   J’étais très contente, je me disais qu’à 13 h 30 je rentrerais « à la maison » et que j’irais me rafraîchir à « ma » piscine.  Il n’a pas tout dit le chauffeur, il a oublié de nous spécifier que les 3 heures de route en question, c’est jusqu’à RUFISQUE, (banlieue à 20 minutes d’ici) et que rendu à Rufisque c’est «CATASTROPHIQUE » comme dit un serveur du Novo.  Castatrophique, parce que comme à Saint Louis, Rufisque est inondée.  Toutes les routes de contournement de Rufisque sont fermées.  Té o u té e!  Touttttte!  Et il ne reste plus que la route nationale pour rentrer à Dakar.  Donc, c’est la cacophonie totale!  Et nous étions coincés dedans!

Ça nous a pris 2 heures pour faire 2 Km.  DEUX HEURES en position «stationnement » à avancer cm par cm.  C’est là que j’ai compris pourquoi on m’avait dit auparavant que c’est 5 heures Saint Louis – Dakar.  On « sèche » sur place deux heures à Rufisque.  Les heures que le chauffeur gagne à rouler en fou, hé bien il les perd à attendre à Rufisque. 

C’est un méchant problème que cette « bouette » et les trous et les cahots dans les rues. Enfin, ce qui était « rue » en saison sèche.   Au Diamarek, on m’a offert de faire un tour de Saint Louis en Calèche.  Je me demande comment il aurait fait pour circuler.  C’était infernal, juste sortir de l’hôtel.  Le Taximan qui prenait A le matin, il a carrément « cassé » sa voiture un matin.  Le trou était trop gros et le taxi est « resté dedans » le trou.   A. a été obligé de prendre un autre Taxi.  Surprenant qu’il n’a pas dit comme notre chauffeur de Yaoundé qui n’évitait pas lesdits trous et qui cassait la voiture, enfin ce qui lui restait de voiture: « cé pas moi, cé le trou ». 

Revenons à Rufisque.  Ce qui était stupéfiant, c’est tout le système économique « des petits boulots », c’est-à-dire le marché ambulant qui se fait sur place.  Étant stationnaire pendant des heures, les vendeurs apparaissent à tour de produits devant ta fenêtre de la 4X4, des vendeurs de tout ce que tu veux.  Chacun te présente sa marchandise. Le chauffeur m’a même déniché un petit pot de « baume mentholée » pour mon rhume.  Et plus loin, comme il nous est impossible d’aller manger au resto à midi, nous avons acheté des petits sacs de « cashews » très frais.  C’est la saison.  Nous n’avons pas acheté les petits sacs d’eau, qui sait d’où elle vient l’eau.  En fait j’aurais pu revenir avec un radio, des sandales, des ticheurtes, un balai, un fer à repasser, des biscuits, du café, tsé?  Toute toute toute ce qui est imaginable et vendable!  Alors vous vous rendez compte du drame que ça  causerait si on faisait des vrais routes « surélevées » pour empêcher l’eau d’y stagner et que la circulation serait comme sur not’autoroute 10?  Fini le commerce!   Dramatique!  Une partie de la population « crève » tout simplement.  Impensable!  L’attente de deux heures est donc là pour y rester!

Et vous nous voyez au Penthouse du Novotel, vue mer, Suite 1032

jusqu’à samedi 2 octobre, jour du départ.  Nous redécouvrons les "trucs" modernes, comme le rectangle noir, sur le mur de la 1032 et qui nous donne des images de toutes les couleurs quand tu as pesé sur un piton d'un autre "truc" qui était sur le pupître et qui s'appelle "la manette".  Et ça parle dedans le rectangle.  On se rappelle que ça s'appelle TÉLÉ cet étrange rectangle noir.  Et si je pèse sur un autre piton de la manette, j'ai de la musique ou des nouvelles.  Je préfères peser sur 43, c'est la Radio RFI.  Tu parles!  La télé ça fait deux semaines qu'on a pas regardé ça.  La radio non plus on l'a pas écouté puisque par excès de générosité, je l'ai donné à notre femme de chambre du Novotel.  

Comme j’ai beaucoup dit sur Dakar, je n’en rajouterai pas.  C’est la même vie :  je vais faire mon tour en ville, je me fais dire que « je suis torop belle » et « toujours torop mignonne » ce qui fait toujours plaisir à Madame Dakar.  Ce qui le fait moins, c’est que je me fais harceler encore et encore par les « Artisans », surtout les nouveaux qui me posent  LA question qui devrait accrocher Madame Dakar et la conduire au Marché Sandaga :  « Française? ».  Je fais semblant que je ne parle plus.  Je tousse et fait signe que je n’ai pas la voix.  Ils me laissent tranquille.  Sauf UN :  le vendeur (le crissssse de vendeur) de chemises m’embête toujours avec ses chemises (ses crissssssses de chemises) Polo Ralph Lauren.  Je lui répète, pour la millième fois :  Ndjiénouma!  Et il me fait sa litanie usuelle :  « je n’ai pas d’argent pour rentrer à la maison, mes enfants n’ont rien à manger, etc... »  C’est la tactique employée des vendeurs :  « culpabiliser le blanc » tactique qui ne marche jamais avec moi, je ne suis coupable de rien.  Ce matin je lui ai dit :  Écoute-moi bien MON MARI NE VEUT PAS DE CHEMISES!  Il insiste, je le laisse parler tout seul.  Ça suffit!  Celui-là « il me gonfle ».  Mais les vendeurs de  montres, foulards, et lunettes de soleil, eux, ils nourrissent leur famille grâce à mes achats.  J’ai marchandé deux montres, quatre foulards et deux lunettes.  J’ai donné mes «compensées roses» au Cordonnier sur la rue Albert Sarraute.  Les talons sont finis.   Pour 2 500 francs, (je vais lui donner 3 000) il va me les remettre « à neuf ».  Je verrai le résultat demain matin.   Et ce matin, du nouveau dans mon marchandage;  j’ai négocié des CD de ISMAEL LO. 

Cé qui Ismael Lo? C’est un auteur compositeur Sénégalais.  Et c’est la musique qui jouait, en dînant le soir au Diamarek.  Une chanson en particulier m’a envoûtée:  Incha’Allah! Cé teeeeeellement beau!   Mais tout le CD est agréable à entendre. De retour à ma vraie vie, Ismael va me ramener sur ma douce Langue de Barbarie.  Je l’écoute présentement.  Le vendeur voulait me les faire à 4 000 du CD.  Félicité m’avait dit de ne pas payer plus cher que 1 500.  J’ai tenu ferme, et j’ai 4 CD pour 5 000.  Il m’a donné un CD (compilation de chanteurs sénégalais) en cadeau, parce que lui et moi « On né ensemble ».  Voilà, c’est FINI pour le marchandage.  Il me reste 4 jours et j’ai prévu  d’en profiter « sereinement ». 

J’ai donc repris ma place à la piscine;  place que je compte l'occuper le reste du séjour. Faut dire que sortir en ville est comme sortir dans un sauna.  La chaleur plus l’humidité est insupportable. Même les Sénégalais disent que ça n’a jamais été aussi chaud. Ce matin sur RFI on disait que ça faisait des années qu’il n’y avait pas eu autant de pluie à Dakar.  Personnellement je ne sais pas quand elle a « tombé » la pluie.  Tous les jours j’ai vu le soleil et y fa chaud!  Après ma marche matinale, je rentre trempée comme si je sortais de la piscine.   J’imagine que c’est la nuit que les ravages se font.  Mais la nuit, nous dormons torop bien pour se rendre compte que la pluie tombe.  Par contre, la nuit passée, OUI nous avons entendu et la pluie et surtout entendu le vent.  Oh la la!  Mini ouragan, rien de moins.

Ce matin, j’ai réservé une chambre à l’Hôtel KYRIAD PRESTIGE, à l’aéroport CDG.  Nous arrivons à Paris à 6 h 05 le matin, heure de Paris.  Pour nous il sera 4 h 05  et le vol est à 19 h 10.  Il n’est absolument pas question de se « faire kier » sur un banc du Terminal 2F durant plus de 10 heures.  Alors nous irons dormir un peu, se doucher, manger et enfin nous attendrons notre vol qui nous ramènera chez-nous.  Trouver une chambre n’a pas été facile.  Beaucoup d’hôtels affichent complet.  Le IBIS où nous allons la plupart du temps aussi affiche complet.  Alors « money is no objetc » pour les Priority, nous irons où il y a de la place.  Et au très beau Kyriad Prestige il y avait une chambre, et oh surprise, 10 euros de plus que le IBIS.  Bien contente de ne pas avoir trouvé de place au Ibis en fin de compte.

Et c’est ainsi que se termine la deuxième mission au Sénégal. Nous avons hâte de rentrer à la maison. Monsieur « Le Feu », il est impatient d’aller acheter les pneus d’hiver de son nouveau Chaaaaaar!  Moi?  Je ne les ai pas fait poser, j’ai passé l’été en pneus d’hiver.



JEUDI 13 H 29
J'avais dit que je terminerais ma semaine en toute sérénité à la piscine?  Ce matin j'ai "pris le large" par la rue Parchappe.  Direction devinez laquelle?  Hé oui, Boutique Kadel.  Et devienez quoi encore?  Hé oui encore une belle sandale de toutes les couleurs pour ajouter à la collection de Suzanne "Marcos".  En marchant ce matin je vois passer un très joli tout petit tout petit Taxi.  C'était une TATA.  Tsé les mini-voiture Indienne.  L'usine est à Thiès.  Alors je me suis dit qu'au retour je prends une TATA pour retourner à la maison.  Et c'est ce que j'ai fait.  Ce n'est pas moi qui ai vu la TATA c'est la TATA qui m'a vue et m'a klaxonnée.  - Combien pour le Novotel?  - 1000 francs.  Il ne le sait pas, mais il m'aurait dit 5000 et j'ouvrais la porte quand même.  Un tour de TATA quand même je ne pouvais pas éviter.

Bon, là c'est vrai, je termine sur une citation que j'ai lu hier sur ma chaise longue:

On peut toujours courir derrière des chimères, mais c'est tellement bon de se dire:  "Ce que j'ai dans ma vie actuellement, c'est formidable"