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7 juin 2012

"Pic et Pelle" de retour à la maison

Pic et Pelle?

À "not'maison" de Libreville, au Méridien, on nous surnomme "Le Couple" parce que nous sommes toujours ensemble.  
Au Sénégal, c'est "Pic et Pelle".  Inséparables.  Si tu prends le Pic tu prends aussi la Pelle que nous a dit not'chauffeure de Taxi:  Mama.

Et Pic et Pelle, sont de retour à la maison depuis lundi soir, le 4 juin.  Et Pic et Pelle laisse décaler les heures, tranquillement pas vite.  Tous ceux qui voyages connaissent les affres du décalage:  coucher très tôt le soir, levée très tôt la nuit.  Repas à toutes heures.  Enfin, on y trouvera jamais parade.  Comme on dit à Dakar:  Mais ça ira!  Quelques jours encore et on n'aura que les souvenirs de ce séjour.

Pic n'a pas chômé.  Dès mardi matin il était au bureau.  Pelle, pendant ce temps était au Maxi pour regarnir le frigo.  Pas facile, se remettre dans la routine de Pelle.  Elle était bien, à faire la Princesse du Novotel Dakar.  Mais "ça ira" dans un mois ou deux?

Tout voyage a un départ et une arrivée.  Nous sommes contents au départ mais doublement  contents d'être arrivés.  C'est le temps du jardinage.  Et comme nous avons "skippé" deux semaines, Pelle fait le tour des pépinières. Pic débutera les travaux ce weekend.

Y aura-t-il un autre séjour à Dakar?  Je ne sais pas encore!  Pour le moment, je vais profiter de l'été...si été il y a.  Lundi, les 11 degrés m'ont fait geler.  Là-bas, à Dakar, tu ne te poses jamais la question:  fera-t-il beau?  Ici c'est l'ultime question, tous les matins, tous les jours.  J'aime pas ça!

1 juin 2012

Le Lac Retba

C'est ce lac que nous allons voir demain.  Voici ce que mon guide dit:

"Étendu telle une oasis entre la savane et la plage, sur 5 km de long pour 800 m de large, et séparé de l'océan par un interminable cordon dunaire planté de filaos, le lac Retba - plus connu sous le nom de lac Rose - a gagné sa notoriété avec le rally Paris-Dakar, qui y célébrait son arrivée avant de changer de continent...si vous passez par Dakar,il serait dommage de ne pas venir admirer cette véritable curiosité naturelle du Sénégal, dont la particularité est de détenir un record du taux de salinité (380 g/l, soit 10 fois le taux normal en mer.)  Le lac rose doit sa couleur à une cyano-bactérie, algue microscopique, qui le colonise.  afin de résister à la forte concentration de sel, cette cyano...... secrète un pigment rouge.  Plus l'évaporation est forte, plus la concentration en sel augmente.......S'il est accompagné d'un ciel lumineux, le lac prend une teinte rouge violacé absolument remarquable."




Et voici "Pic et Pelle" au fameux lac, que je préfère nommé le Lac Retba parce qu'il n'y a pas le "rose" dans le nom au moment où MaMa a pris la photo.  Enfin, on voit bien une "lueur" rose, mais il n'est pas du tout rose comme l'image que j'ai mis plus haut et encore moins  celle que je m'étais fixé en tête. 
 - Pourquoi il n'est pas rose le lac?  

-   Parce que le soleil doit taper très fort et il doit y avoir des vents forts pour qu'il soit rose.  


"Un soleil lumineux" au Sénégal et "un soleil lumineux" au Canada ce n'est pas du tout pareil.   Pour nous ici, il fait vraiment soleil.  Pour eux, "c'est gris un peu".  - Ah bon? Mais bon, le voyage fatiguant, de 45 km dont 35 de pistes poussiéreuses et pratiquement non carrossables, et aussi très contraignants pour le petit taxi;  il aura été quand même bien agréable.  Du sel, on aura vu du sel, ça, on y a pas échappé.  On marche sur le sel.  Et les vendeuses nous en offre du sel.  


MAMA et Missieu et une Vendeuse de sel...et du sel sur le sol.  


MAMA et "Ma chérie", sur une dune de sel.  

Et nous sommes revenus heureux de notre p'tit tour au Lac Retba!

L'économe de la 1045

Vendredi 1 juin 2012

Aussitôt publié mon récit hier matin, je me suis dit que les économies, c’en était fini pour Madame Dakar.  Je suis sortie.  Je ne peux pas partir d’ici sans avoir  fait la rue « des Libanais » comme on dit ici.  C’est LA rue des magasins à Dakar, la rue Lamine Ngueye.  C’est juste à côté du fameux Marché Sandaga qui à date, pas un « Française? » n’a réussi à m’y conduire.  Réussira-t-on ajourd'hui?  Allons voir.....

Des kiosques du genre...il y en a des "millions" sur ma route du "magasinage"














Qui dit sortir, et surtout jusqu’à LA rue, dit faire une très longue route.  Non par sa distance, mais par les efforts que ça demande.   Tout le long de la  rue Sarraute, traverser la Place de l’Indépendance et tout le long de Mohamed V et jusqu’à Lamine Ngueye;  je dois affronter la junte de vendeurs ambulants, les mendiants, les handicapés, enfin une foule de « donne moi 100 francs » ou « viens voir juste pour le plaisir des yeux ».  Et « ce n’est pas petit affaire » pour utiliser le vocabulaire de notre jardinier Comorien.  Je m’arme donc de mon courage et « mon bagou ». 

Je n’ai pas fait 10 pas, dès la sortie du terrain du Novotel, un nouveau?  Qui me pose LA question qui tue :  Française?  Et mon Fan club qui n'est pas là pour me sauver.  -  Laisse, je prends une marche santé.  Il me suit, je répète, il m'offre du parfum, je répète, il retourne à sa place.  Ah yaille yaille!  La journée commence!

Sans trop de problème, je réussis à me rendre à la Place de l’Indépendance.  Et que vois-je?  Un vendeur de lunettes.   Et il a sur son étalage « portatif »  les mêmes lunettes Rayban que j’ai vu dans tous les magazines français acheté à Paris :  Prima, Marie-Claire, Elle, etc…  À la rubrique « le must de l’été » il y avait dans chacun de ces magazines les Rayban’s qui viennent juste de me sauter en pleine face.  Et me voilà à négocier une paire.  Il en veut 10,000 francs, me disant que « ce sont des vrais » mais  il en aura 2500 francs.  – Tu veux un sachet?  - Non je vais les porter tout de suite.

Encore un peu plus loin, que vois-je encore? D’autres Rayban, mais la couleur est encore plusssssssssse belle que celle que je viens d’acheter.  Inutile de négocier bien longtemps, je lui dis que j’ai payé 2000 francs, et que je les achète s’il me fait meilleur prix :  - Donne 1500!  Mais ici, je suis quelque peu embêtée.  J’ai 3 paires de lunettes avec moi.  Je les mets où?  Je n’ai que mon petit « sac au cou », avec mes lunettes de lecture dedans et mes 18,000 francs.  C’est incontournable, j’ai besoin d’un deuxième petit sac et il doit absolument être de la couleur de ma robe.  Lilas qu’elle a comme couleur.  De kiosque en kiosque je vois que ce n’est pas une couleur bien commune.  Un me dit :  Viens j’en ai!  Viens avec moi à ma boutique.  – Si ta boutique est à Sandaga, je n’y vais pas.  -  Non non, c’est là-bas!  Et il m’indique là-bas de son doigt.  Je sais bien qu’ici « là-bas » ça peut être 2 kilomètres.  Mais bon, allons voir jusqu’où il est son « là-bas ».

Dans ma tête, je n’irai pas plus loin que mon là-bas à moi :  LA rue des Libanais.  Nous voilà sur le coin de la rue en question.  Il veut aller plus loin.  Je lui dis que je ne vais pas plus loin.  « Non non, tu vois le tableau? c’est là. Tu as peur? les Sénégalais ne mange pas les blanches. »  Bon, à ce compte-là, et comme le tableau en question n’est qu’à 2 kiosques plus loin, j’y vais.  Et effectivement, le petit sac qu’il me montre est « genre » bleu qui tire sur le lilas.  En plein ce qu’il me faut.  Et il est très joli.   Mais l’affaire n’est pas dans le sac.  On n’a pas encore discuté du prix. 

Combien?  -  2500 francs  - Tu m’as fait marcher tout ça pour me flouer?   Et il me raconte que le tissus,  il est de Casamance, enfin bref, une histoire qui ne tient pas debout et je lui dis qu’il me dit n’importe quoi.   – Je te donne 500 francs ou rien.  C’est à son tour de me dire qu’il a marché tout ça pour 500 francs?   Je n’aime pas cette situation :  je suis loin de mon périmètre de sécurité, à l’intérieur d’une boutique sombre et étouffante, et 3 Sénégalais autour de moi.  Je sors de sa boutique.  Je n’ai plus rien à faire ici, vite sur la rue où il y a « des blancs ».    Pour faire une histoire courte, il me court après, et je lui ai donné 700 francs et il est venu me reconduire jusqu’à ma rue Lamine Ngueye.  – Donne-moi 500 francs pour le café?  Pensez-vous que je lui ai donner?  Je ne sais plus ce que je lui ai baragouiner.  Je ne pensais qu'à voir un Libanais!  

Il y en a qui visite les musées, les galeries d’art, ils vont au concert, mais ce n’est pas le cas pour Madame Dakar.  Elle visite « la rue ».  « Regarder le monde à travers les yeux » j’aime bien le  faire.  Et je le fais, aisément,  jusqu’à la boutique KADEL.  Et à la boutique, comme à chaque fois, il y a une paire de sandales qui m’attendait.  Et en sortant de la boutique, il y a un vendeur qui m’offre encore des lunettes Rayban.  Décidément, ce séjour-ci en est un sur le thème "Rayban".  Il y a eu les foulards Pashmina, les montres de marques, les lunettes Versace et les Dior, etc. etc...  cette année ce sont les Rayban, et elles sont vrrrrrrrraiment jolies.  

– J’en ai!  Que je lui dis.  - Donne 1000 francs.  Tu es ma première cliente, et tu me porteras bonheur.  À ce prix, et pour lui porter  bonheur, j’achète!  C’est mon dernier pécule.  Je n’ai plus un rond.  J’avais prévu manger un « chandwich » (c’est ainsi que c’est écrit sur le menu du « Bistro Gorée »).  Mais je mangerai un club chandwich au Novotel. Fini le magasinage!  Le reste du séjour se fera bien à la piscine.