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9 oct. 2016

Départ imminent.....


Nous avons nos billets électroniques sur nos iPhone.  Et j'ai tout réglé toute seule.  Ainsi j'ai économisé 100$:  le montant que je paye d'habitude à Isabella, l'Agent de voyage de Monsieur C.Inter.

Mieux encore:  

J'ai réservé une Suite au Novotel Dakar.  Pas question de passer 3 semaines dans une chambre standard ni supérieure.  On y a pris goût à faire nos séjours dans "Grand confort".  Le temps se passe mieux. Surtout pour moi.  Bon, ça va nous coûter beaucoup plus cher.  C'est pas "bin grave".  Pour le temps qu'il nous reste,  à faire des séjours africains, on va les faire super confortable.  Le mot "économie" n'est plus dans notre vocabulaire.  Ici comme ailleurs.

J'ai commencé à remplir nos valises.

Un départ est imminent.....

Comme j'aime bien Dakar...  j'ai hâte!

30 sept. 2016

Pourquoi je lis.....

En pitonnant sur internet, j'ai lu ce pourquoi je lis.  Il m'enlève les mots de la bouche le Beigdeber.  C'est pour tout ça que je lis... et que je lirai "là-bas" sur ma chaise longue du Novotel, tout le mois de novembre...

Je lis parce que la vie ne me suffit pas.
Je lis pour être ailleurs.
Je lis parce que c'est la seule activité au monde qui permette d'être à la fois seul et accompagné.
Je lis pour sortir, sans sortir.
Je lis pour échapper à la société autant qu'à moi-même.
Je lis pour être libre.
Je lis pour ne plus être ici mais là-bas.
Je lis sans raison.
Je lis pour lire. 
(F. Beigbeder)

24 sept. 2016

Ça alors! Un autre vol d'avion?

Je pensais ne plus écrire de carnet de voyages.  Ni voyager d'ailleurs.  Enfin, voyager dans mes contrées africaines.  Encore moins en écrire un du Sénégal.  Il y a des lunes que "Madame Dakar" n'y a pas mis les pieds.  J'avais mis une croix sur cette destination.  J'ai même jeté ma "carte des rues" qui m'aidaient à me diriger dans mon quartier.  Un peu plus loin quand "l'aventure" m'appelait.  À quoi bon la garder?  Je n'y vivrai plus....que je me disais.

Ce matin, en ouvrant mon Blogue, je m'aperçois que je n'ai même pas terminé celui de Niamey.  La farniente du Gaweye m'ayant barré les doigts, rendant mon clavier silencieux.

Si la tendance se maintient, je devrai me les débarrer, les doigts, il semble qu'un voyage se pointe.   La certitude se fera quand j'aurai le billet d'avion en poche, mais je crois bien qu'il n'est pas bien loin.  Puisque le Directeur Principal....(un nouveau titre de Monsieur).....du C. Inter. m'annonce que fin octobre, nous nous envolons....vers une destinée qui m'est familière et fort agréable à vivre.

Aurai-je du nouveau à raconter sur Dakar?

Ça reste à voir...et à lire....si.............

3 mai 2016

Retour à Niamey!

Il ne manquait que la Fanfare. 


Nous sommes arrivés à Niamey, jeudi le 14 avril dernier.   

 R. (l’Adjoint de A.)  nous a dit que ça fait deux semaines que non seulement Kounta  (mon tout charmant chauffeur), mais tout le personnel de l’hôtel le harcelait sans cesse « elle revient quand madame Suzanne ? ».  Et quand elle est revenue, ce fut tout un accueil je vous jure !    Ne manquait que la Fanfare !  

Le voyage

Depuis le nombre d’année que j’écris mes carnets, je ne vais pas vous rabattre les oreilles et en décrire « le trajet ».  Je l’ai fait et refait le trajet et aussi raconter le fameux trajet.  Mais je vais quand même répéter, encore une fois,  que c’est trop fatiguant et éreintant que de voyager Sherbrooke-Montréal-Paris-Niamey.  28 heures plus tard, malgré le sur classement en « bizenessss » et les heures d’attentes dans les confortables salons AF ;  on rentre à destination Cassés !

Mais c’est déjà une vieille histoire.  Ça fait déjà 2 semaines que nous sommes ici et il en reste encore 4 autres.  Nous repartirons le 30 mai prochain.  À moi de "composer" mes journées.   Je me suis apporté de la lecture plus qu'il m'en fallait.  En 2 semaines, j'ai lu 4 romans.  Dont un que j'ai adoré:  Le livre des Baltimore/ Joël Dicker.   Quelle belle lecture!  Un conteur que cet auteur.  

Nous logeons toujours dans notre spacieuse Suite 426/427.  C'est la même que nous avions en janvier/février dernier.  À notre entrée, trônaient sur la table du salon, un immense Bouquet de fleurs et une grande corbeille de fruits.  Gracieuseté de « mon ami » le DG. J    On a le sentiment que nous ne sommes jamais parti. Les habitudes sont faciles à reprendre quand tu te remets dans un environnement familier que tu connais comme le fond de ta poche.  J'ai tout replacé aux mêmes places.   Et la vie continue……


Madame Bic

Au séjour dernier, contrairement à TOUS les séjours africains que j’ai fait, je n’avais pas de stylos C. à distribuer.   Mais cette fois-ci, j’en ai commandé un « container » et je compte bien en distribuer à tous. En plus ils sont très beaux.  Orange et argent.   Alors mon « trafic »  marche à merveille.  Je fais des heureux.  On m’appelle « Madame Bic » J 

 J’en ai même donné un au nouveau Ministre de la Santé. Il était au déjeuner hier midi.  Et comme Mamadou, le Maitre d’hôtel, (celui qui me surnomme La Boutique encore) il m’aime bien, il a tenu à ce que le Ministre me rencontre ?  Ou à ce que je rencontre le Ministre ?  D’une façon ou d’une autre, on s’est rencontré.   Même qu’on a discuté.  Je dis JE parce que « Le Doyen » avait perdu la voix depuis le matin.  Ça lui arrive pratiquement à chaque début de séjour.  « Choc thermique » qu’a dit le Ministre de la Santé. 

Ce dernier a demandé ce que deux Canadiens fabriquaient au Niger ?  Comme « Le Doyen » était sans voix, j’ai fait la conversation et lui ai expliqué la raison de notre présence ici.  Et comme j’avais mon « magasin » de stylos dans mon petit sac, je lui en ai donné un et lui ai dit d’aller voir sur c.qc.ca, qu’il y verrait ce que fait l’illustre entreprise du Doyen.

Mercredi 25 avril 2016

Déjà 15 jours que nous sommes à Niamey !  Le temps file et malgré le fait d’être assignée à résidence,  j’arrive à ne pas m’ennuyer.  

La température tourne autour de  45° le jour et  30° la nuit.  Il fait chaud !  Très, très chaud !  Avril/Mai c’est la période de l’année la plus chaude nous dit-on.   Le fleuve est quasiment séché.  En janvier dernier, il coulait juste là, majestueux, devant l’hôtel.  Aujourd’hui, on voit une toute petite rivière au loin.  Là où il y avait le fleuve, il y a maintenant un grand champ.  Des chèvres et des vaches viennent brouter l’herbe, des Nigériens y cultivent je ne sais quoi mais je les vois arroser tous les jours.  Et il y a aussi des Lavandières au bout du champ.  On ne dirait jamais qu’il n’y a pas longtemps, c’était le fleuve.  C’est un spectacle différent de la dernière fois, mais tout aussi agréable à voir de nos grandes vitrines.

Depuis notre arrivée, nous avons risqué deux sorties.  La première, c’est à mon restaurant préféré, Côté Jardin.  Malgré les 38°C, (vu sur mon iPhone) oh surprise, nous étions très confortable.   Et dire que chez-nous on pense qu’on va crever lorsqu’il ne fait que 29°.  On sort même pas sur la terrasse.  Est-ce la fabuleuse ambiance du magnifique jardin où nous étions attablés ?  Le mijoté de pintade ?  La Conjoncture** bien fraîche ?   Tout ça en même temps ? 
(** Bière Niger).

Nous sommes extrêmement prudents.  Nous ne sortons jamais.  Sauf le samedi matin.  Nous allons au Supermarché, avec Kounta, pour s’approvisionner en bouteilles d’eau et le nécessaire pour grignoter quand nous ne voulons pas aller au Buffet du  midi.  Du fromage, des biscottes, des biscuits, et au Bar de l'hôtel je demande de remplir mon pot d'arachides.  Elles sont délicieuses les arachides du Niger et c'est nourrissant.   Pendant qu'on fait l'épicerie, Kounta va nous acheter les pommes et les bananes pour la semaine.  "Je paye bien meilleur prix que toi" m'a-t-il dit la première fois.  

A. revient du boulot à 14 heures.  Parfois il n’a pas du tout envi de ressortir.  Alors on mange « à la maison ».  Il travaille à « la sueur de son front » non pas parce qu’il bosse à fonds, mais parce qu’il a chaud.  Dans son grand local, la climatisation fonctionne à peine.  Et l’entreprise Luxembourgeoise qui l’embauche, ne fournit même pas une bouteille d’eau.  Crève donc ?  Pire encore, le directeur du projet c’est un québécois.  Un épais !  à mon humble avis bien sûr.  Ils empochent des millions avec ce projet et ne prennent même pas la peine de fournir de l'eau.  N'est-ce pas vital de l'eau?  Voilà, un ÉPAIS que ce québécois!

Alors il est obligé d’envoyer Z. chercher de l’eau.  Ce dernier en achète 3 bouteilles:  1 pour A. + 1 pour lui + 1 pour le Directeur du centre.  Que les quinze autres s’arrangent.  C’est bête mais c'est comme ça, A. n’y peut rien. 


Bon, je cherche mais je vois que je n’ai pas grand nouveau à raconter.  On verra au fil du séjour ?

2 mars 2016

Retour à la "vraie" vie

D'abord parlons du voyage?

Mes "guérisseurs" de la piscine avaient réussi à ce que mon rhume se passe vite et bien.  Voilà que le dernier jour, celui du départ, une sinusite s'installe.  C'est le sable me dit-on.  C'est ma faute surtout.  La veille, je suis allée à la piscine un jour de poussière, de beaucoup de poussière.  Et je n'y ai pas échappé.

Vol de nuit, Niamey/Paris a été très désagréable.  Jamais, jamais de ma vie, j'ai utilisé, tsé? le petit sac devant toi qui te permet de vomir?  Bien je l'ai utilisé.  Je n'allais pas bien, mais vraiment pas bien.  Heureusement, au Lounge Air France du Terminal M, il y a une partie "chambre".  Enfin, "genre" chambre.  Tout au fond, bien entouré d'un mur, avec des chaises longues hyper confortable.  J'ai réussi à dormir de 6 heures 30 jusqu'à 8 h 30.

Premier geste en arrivant à CDG, direction le "Service Clientèle Air France".   Nous avons réussi à obtenir un surclassement en Business.  Il ne restait que deux places.   Au Siège 4E, j'ai dormi une grande partie du trajet.  Ça m'a remis "sur le piton" comme on dit.

On y a pris goût, depuis quelques années, au "Business".  Surtout pour le dernier trajet, celui Paris/Montréal.  En fait, c'est l'avant dernier trajet, puisqu'il nous faut faire les + ou - 1 h 30 de route pour l'arrêt final:  LA maison.  Et pour le faire ce dernier trajet, nous louons une voiture.  A. doit conduire.  Dormir est donc primordial avant d'arriver à Montréal.  Quoi de mieux qu'un confortable siège en Business.  Je dis confortable siège, mais il y a TOUT ce qui tourne autour aussi:  meilleur nourriture, vin, services, bref "que du bonheur".  And money is no object!

2 mars 2016

Semble-t-il que le retour au Gaweye va être devancé.  Nous devions y retourner en mai?  On me dit que c'est peut-être en avril.

À suivre......

13 févr. 2016

Française ou Canadienne?



Je ne parle pas « canadien » qu’il m’a dit le marocain qui est venu terminé son café à ma table, au petit déjeuner. Je devrais plutôt dire l’hurluberlu qui a pris son café à ma table ce matin. 

Qui est-il? 

Depuis que j’habite ici, je l’ai vu à quelques reprises.  Le soir au Barbecue par exemple et au petit déjeuner aussi. Il vient, il part, il revient et repart.  La plupart du temps il est accompagné d’une « jolie demoiselle » du Niger.  Ce matin, il est seul à sa table.  Dès que je suis rentré il m’a dit, non, je devrais dire il a crié de sa table  - Madame, je te vois à la piscine, toujours la piscine !  Je lui jette un regard mais ne dit rien.  Il cri encore plus fort. 

Je te vois, à 10 heures  et tu es sur ta chaise longue. Tu te fais bronzer et tu fais la lecture et je te vois échanger avec le Maître nageur bla bla bla, bla bla bla, bla bla bla.    Enfin, il défile dans les moindres détails, tout ce que je fais depuis que j’habite ici.  Et les petites-déjeuneurs du restaurant en sont témoins.

Vous m’épiez ?   
- Ah mais je suis à la fenêtre de ma chambre et je vous regarde. (Et avec ses mains il dessine un corps bien moulé.) Des jours j’ai eu envi de vous saluer de ma fenêtre.

Il a un accent très prononcé que je reconnais très bien.  Il est arabe voire marocain etje mangerais ma tasse si il n’en était pas un.   

Il me demande si je veux une Omelette espagnole, comme celle qu’il mange.  –Je te l’offre. Je lui dis que je préfère mes Toasts. Que je commande à Amadou. Deux Toasts.  Ce dernier voit bien que je suis prise au dépourvu par ce drôle de pistolet.  Alors il vient à ma table et me dit - C’est un client, il fait trop la fête.  Je viens donc de comprendre l’exubérance du personnage. C’est un oiseau de nuit et elle vient de se terminer « sa nuit ».  Mais que fait-il au Niger ?

Il est assis de l’autre côté de la table du Buffet.  Je vois qu’il fait tout pour que je le regarde.  Je fais tout pour ne pas le faire.  Je garde le nez dans mon assiette.  Soudain, le marocain qui a fêté toute la nuit, vient me demander si il peut prendre place, en déposant sa tasse d’expresso sur ma table.  Il m’offre d’en prendre un avec lui.  Je le remercie, je préfère un café au lait.

Ça y est, je sens qu’il va me draguer !

Je suis quand même rassurée. Je vois que tous les Serveurs « me tchèquent » pendant que l’hurluberlu me fait la conversation. Je dis hurluberlu parce que sa façon de se comporter est des plus extravagantes.  Et il parle très fort.

- Ça fait dix ans que je vis ici. 
– Vous travaillez ici ?
- Non je demande la charité et on m’offre le couvert.
- Et vous faites quoi de vos journées à part m’épier de votre fenêtre ?
- Je fais beaucoup la fête.  Je voyage beaucoup.  Au Burkina, Guinée, Sénégal. Bla bla bla, bla bla bla,  

Enfin, je vois qu’il me barratine n’importe quoi, ce qui ne me dit rien sur lui réellement. Quand même, il est pas mal, je dirais qu'il approche la quarantaine, bien « friqué » comme on dit ici pour bien vêtu.  Il a une Rolex au bras. Il s’adresse aux Serveurs comme si c’était lui le propriétaire du Gaweye.  Il connaît tout le personnel et je vois que tout le personnel le connaît aussi. Malgré mes questions, je n’arrive pas à savoir ce qu’il fait vraiment dans la vie.

  Et il te drague ?  Mais bien sûr qu’il le fait.  Vous connaissez un arabe-marocain qui ne le fait pas quand une jolie femme (présomptueuse La Boutique ?) est assise toute seule à une table dans un restaurant ?  Je l’ai même vu vérifier le numéro de ma chambre, puisque la clé est sur la table, et on le voit très bien « en gros ».  Il me dit, entre autres : 
- Et ton mari il n’est pas jaloux ? 
- Mais pourquoi le serait-il ?
– Une belle femme comme toi, toute seule à l’hôtel et toute la journée… bla bla bla….. 
Je sens que vais devoir m’éclipser en douce du restaurant à la fin de cette « rencontre » de peur qu’il me suive. Mais avant, testons encore le personnage ?   

- Vous êtes marocain ?
- Ah tu as vu que je suis marocain.  Tu connais le Maroc ?  - Oui, très bien. - Tu connais Mohammedia ?  Oui j’ai mangé au resto sur le bord de la mer, je ne sais plus comment il s’appelait. Je connais mieux Casablanca.   

Bon, ok, je ne vais pas tout écrire la conversation. Elle a durée quoi. Passons toute suite à LA question :

Vous êtes françaises ?  
Non je suis canadienne 
- Ah non, ce n’est pas vrai. Tu n’as pas l’accent canadien.  Les canadiens ils parlent pas comme vous.  « Tabarnak, hostie ! » ( les baguettes en l’air) et répète encore….

Désolation à la table #20.  Tabarnak, hostie, câlisse ? C’est ça que nous laissons comme « image » à l’étranger ? C’est ce qu’il reste de « nous » ?  C’est pourtant bel et bien ce que j’entends ce matin et que j’ai entendu je ne sais combien de fois dans mes voyages. Ça m’écoeure royalement !  Hostie ! J Lol

 Alors je dis à celui qui ne cesse de prendre plaisir à sacrer, puisqu’il répète encore et encore « tabarnak, hostie d’câlisse cé pas d’même que ça marche ». Je lui dis :

- C’est tout ce que vous avez retenu des québécois que vous avez connus ? Vous avez rencontrez que les brutes, ce sont qu’eux qui parlent comme ça.

- Mais non, j’ai entendu ça de la bouche des Ingénieurs dans les Mines. 

Ah ?  Ingénieur ?  Mines ?

Après avoir tenté de le convaincre que les canadiens français ne sont pas tous des brutes, il persiste à me dire que je suis française.  Il me demande de le lui prouver, que je suis canadienne.  Que lui dire ?  Je cherche.  Non seulement que lui dire, mais comment le dire.  J’ai perdu mon accent ?  Ouais, un peu.  Je lui dis même ça, que c’est « par déformation professionnele que j’ai cet accent ».  Sur la table il y a mon petit sac dans lequel je mets mon iPhone, rouge à lèvres, etc.  Alors je m’applique bien à le dire le plus « ticoune » possible :

-Tu sé tu commin on appelle çaaa un naffffaille de maême ? Onnnnappelle çaaaa un sacooooche.

Et je le dis très vite.  Et il n’a rien compris.

- Ah mais non, tu imites bien là.  Tu es française.  Tu parles vraiment pas canadien.
- Et bien tu as raison, j’imite bien les canadiens !

Je le laisse faire son cinéma. Là, il a fini son café.  Moi aussi.  Je ne veux absolument pas prendre l’ascenseur avec lui.  Absolument pas.  Je me lève donc avec ma tasse, lui montrant que je vais m’en chercher une autre.  Ma troisième.  Et je lui dis -  Bonne journée ! 

Je suis chanceuse, deux jeunes femmes sont assises pas loin de ma table.  L’Hurluberlu va donc tenter de les séduire.  Ça n’a pas marché à la Table 20.

Comme je n’ai pas réussi à savoir qui il est vraiment et que ça m’intrigue,  en signant la facture, je demande au Maître D :  Qui est-ce ?

- C’est un bon client.  Il travaille dans les Mines d’OR.  Il a beaucoup d’argent.  Ça fait dix ans qu’il loge ici quand il est à Niamey. 

J’étais certaine qu’il avait du pognon.  Juste à le voir commander et donner ses ordres à tout le monde.  Et à se faire servir comme si il était le Roi du Maroc. J’étais certaine que l’hurluberlu était bien nanti.

Je croyais m’en être débarrassé.  Hé bien non.  À 10 heures, je regarde par ma fenêtre si « mon spot » est bien préparé par mon tout charmant Yao.  Qui vois-je ?  La « Mine d’OR » qui est assis sur une chaise longue de la piscine.  Putain !  Il va encore me déranger ? 

Peut-être pas.  Il y a des jeunes femmes avec lui. Dont une juste à côté de lui.  Me sauvera-t-elle ?  OUI.  Je suis descendu, je ne suis pas passé devant lui mais de l’autre côté de la piscine.  Et ne l’ai pas regardé. Enfin, avec mes verres fumés je le faisais.  Juste pour le voir faire avec les Nigériennes. Et commander ses bières.

De 10 heures à 11 h 45, il a bu 7 bières.  Et il a fait « suer » à peu près tout le personnel en poste à la piscine.  Le Barman surtout. 

J’ai donc eu la paix pour ma dernière matinée sous ma Paillote.  


Amen !   



10 févr. 2016

Déjà terminé?

Les nouvelles Robes/Plage-piscine de La Boutique

Elles sont vraiment belles mes robes, je les aime beaucoup.   Le Tailleur voulait faire "plus de  la fantaisie" c’est-à-dire mettre de la broderie autour du cou.  Cheybou "on est ensemble"  lui a dit :  Fais ce qu’elle te demande de faire. On verra plus tard.   Plus tard, c'est à mon retour.  Le Tailleur a déjà un contrat avec La Boutique.  Si nous revenons, je pèse bien sur le Siiiii....c'est certain que je vais apporter encore du tissus, et cette fois-ci il y aura en plus « de la fantaisie ».  

Et ça t’a coûté combien ?  La modique somme de 5 000 francs pour les deux. = 11$.    Pas cher.  Vraiment pas cher.  Impensable payer un tel prix « dans mon pays ».   Je pense même apporter un modèle de chemisier que j'ai à la maison et que j'aime bien et m’en faire confectionner un en tissu africain avec de la fantaisie bien sûr.  Enfin, bon, on n’y est pas encore.  On traversera le pont rendu au fleuve Niger qu’on dit ?  Bien voilà, on fera comme tel.    





Note:  Le sac de plage a été confectionné spécialement pour Madame DAKAR.  



L’enfant perdu.

Le Doyen me disait hier que le petit fils d’une Nigérienne de son groupe était perdu.  On ne savait pas où il était.  Personne ne l’avait vu au village.   Ça fait deux jours qu’on est à sa recherche. 

Bonne nouvelle.  Aujourd’hui, l’enfant a été retrouvé.  Ce qu’en pense la Mamie ? 

Nous sommes à quelques jours des Élections. (21 février)  Il arrive, qu’on enlève un enfant, pour le « sacrifier » dans le but d’obtenir ce qu’on demande.  En l’occurrence ici,  les villageois veulent « gagner » leurs Élections.  Elle croit que l’enfant avait été enlevé pour cette raison, mais qu’il devait y avoir un « autre choix » puisqu’il est revenu. 

À entendre cette histoire, je me dis que je suis loin.  Très loin.   Et à voir cette photo aussi, je me dis que je suis très très très loin.  Le Trafic sur l'autoroute, ce matin:





La deuxième femme

Le jeune frère de Z. (Z. travaille avec A et il le voyage aussi tous les jours)  vient de prendre une deuxième épouse.  Non sans problème.  Z. est le « Conseiller principal » de toute sa famille.  Il est seul de la famille, à avoir « fait des études » et pas n’importe lesquelles.  Universitaires.  Alors, Z. il sait tout et il peut tout régler.  Même si il est le plus jeune, c’est lui l’Avocat et le Juge en quelque sorte.

Son jeune frère lui raconte que c’est très difficile pour lui en ce moment.  Sa première épouse n’accepte pas du tout la deuxième.  Cette dernière n’habite pas encore avec « le couple »  mais il voudrait bien « l’introduire » dans sa maison au plus vite.  Ça coûte cher la loger ailleurs.  Qu’est-ce que je fais ?  Voici ses conseils.

Elle va te faire du trouble c’est inévitable.  Mais ça ne va pas toujours durer.  Tu vas être obligé de tout lui donner ce qu’elle te demande.  Elle va même te priver de « relations ».  Tu n’auras pas le choix d’attendre.  Il faut être patient.  

Quand elle va voir que tu persistes et que la deuxième épouse est bien là, elle va se rendre compte qu’elle n’a plus de choix.  De toute manière, elle ne peut pas partir.  Elle va aller où ?   Ça va changer ne t’en fait pas.   Pour rivaliser avec ta deuxième épouse, Elle va se maquiller, se coiffer, être plus « sexy » pour bien t’aguicher.  Pour que tu l’aimes autant que l’autre.  C’est à ce moment que tu auras gagné. 

D’abord, tu auras une première épouse plus belle qu’avant et plus sexy.    Et une deuxième aussi.   Tu seras gagnant ! 

Commentaire très personnel :    J’irais me faire belle AILLEURS !   J 

Le Manequin de La Potinière

Parlant d'aller se faire belle...je parade tous les matins au restaurant La Potinière, lorsque je vais prendre mon petit déjeuner.  C'est vraiment drôle.  Dès que je franchis la porte, on entend le Maître D s'exclamer:  Ahhh la Boutique ce matin elle est tout en noir.......   Et le matin que je portais le "tout en noir" avec mon très beau collier que Myriam de Dakar m'a vendu, là vraiment, c'était "la folie furieuse" enfin presque  ha ha ha!  Mais je les comprends, c'est vrai qu'il est très beau et très particulier ledit collier.  Même ma belle amie Luce me l'a dit.    Pour une dame de "mon grand âge" faire la mannequin au petit-déjeuner et entendre autant de compliments sur son "humble personnage", ça lui fait beaucoup de bien quoi!  


Le cimetière

Hier nous avons invité Malham et son épouse Bintou au Buffet du soir de « notre résidence ».  Malham a une maison d’Édition.  Il travaille de concert avec A. puisque des « manuels techniques » seront édités……un jour.  Je pèse bien sur le un jour.  Rien n’est coulé dans le ciment….dans l’encre…. encore.

Or, Malham est aussi un farceur.  En nous présentant son épouse, il dit « elle est mon cimetière ».  Inutile de préciser que l’Hôtesse a sourcillé, les yeux grands ouvert.  Cimetière ? 

Il m’explique :   La femme fait « fondre » l’homme de jour en jour.  Jusqu’à la fin de sa vie.  Alors je dis qu’elle est mon cimetière.

J’ai compris que faire « fondre l’homme » voulait dire qu’il doit travailler pour lui donner tout ce qu’elle veut, toute sa vie, alors de labeur en labeur, l’homme fond de plus en plus jusqu’à la fin de sa vie, jusqu’au cimetière. 

Pas sûr que je la trouve drôle ! L 

Et Vous,  Madame La Boutique ça été ? 

La sooooolituuuuude….ça n’eeeeexiste paaaaas ....Chez moi il n’y a plus que moi….et pourtant ça ne me fait pas peur… (Gilbert Bécaud).

C’est le cas de La Boutique.  La solitude ça ne lui fait pas peur.  Et je ne suis pas du toute seule.  D’abord j’ai ma lecture qui meuble agréablement mon « activité piscine ».  Et au salon de la Suite j'écoute la Radio au poste R.F.I que j’aime bien écouter.  Quand je reviens à la maison, la radio me paraît insipide à comparer à RFI.  Et faut dire encore, que Le Doyen rentre à la maison vers 14 heures.  Mes journées ne se sont pas bien longue, sans compagnie.  Ça se passe donc assez bien.

Sans oublier que j’ai « ma Cour » au Gaweye, et tout autour de moi.  Ça m'occupe à temps plein!  D’ailleurs ils m’ont tous dit que « ahhh madame vous allez nous manquer ».  Je n’en doute pas, ça fait 40 jours que je « fais parti des meubles ».  Ceux de la piscine, du restaurant, du Barbecue de la piscine, bref on me voit partout.   Chez les Militaires compris.  Je leur ai donné des « caches yeux »  Tsé ? Ceux qu’on nous donne pour dormir sur l’avion ?  Ceux du Bizenessss sont particulièrement de bonne qualité.  Comme je les voyais aller dormir par alternance sous la Paillote « chambre » dans le sous bois, et que le soleil est au zénith à l’heure ou ils ferment les yeux,   et que surtout je ne sais que faire des ces « trucs », j’en ai fait cadeau et ils étaient très contents.  Elle est très généreuse La Boutique.


Aux petits OGNONS

Quand je mentionne la piscine, j'ai un petit pincement au coeur.  On me traite vraiment aux petits oignons...même que je peux écrire OGNONS maintenant, selon la nouvelle orthographe française.  Je l'ai entendu sur RFI.  

Bon, je disais?  Ah oui, à la piscine, je suis plus que bien.  D'abord, Yao le "piscinier" me sert le Thé tous les matins.  Le troisième bien sûr.  Quand il n'y est pas, c'est Issiya qui le fait.  Il est le Garde de Sécurité, posté à la porte d'entrée.  Et ensuite,  Soulay, le Barman, m'apporte la "potion magique" au gingembre + mon sempiternel  Youki Sodawater + citron pressé et un petit bol de délicieuses arachides.  TOUS les matins que Allah fait.  Et J'Aime Ça!     Ensuite, c'est Cheybou, qui vient me faire la conversation.  Je n'ai pas le temps de le trouver long ledit temps.  

Voilà !  Je crois que c’est mon dernier carnet.  Je suis surprise d’avoir composé quelques carnets.  Au début du séjour, je me disais, que dire quand tu es assignée à résidence ?  Que dire que tu n'as pas dit?  Bien j'ai trouvé semble-t-il.  À vous de juger si c'était intéressant.  

Aujourd’hui je remets la boutique dans les valises. 

Samedi minuit....je REPRENDS LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ!