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13 mars 2015

Amadou...Issofou\Alex



Dans mon dernier carnet, j’ai mentionné une sortie au supermarché Marina avec le « Taxi-clim ».  C'est AMADOU –  Il est dorénavant le « Chauffeur Privée » de Monsieur « Le Patron ».

La sécurité et la prudence est primordiale à Niamey et sans contredit,  incontournable.  Comme il n’est nullement question de se pointer sur un coin de rue pour héler un taxi comme on le fait partout ou on a vécu en Afrique ;  Le Patron a engagé un Taximan pour tout le séjour.  Il est « à son service » toute la journée, au prix de 30 000 francs par jour (65$), il reste là, devant le Ministère, et ne bouge pas tant que A. et R. lui demande de sortir.  À date, il va les reconduire le matin et les ramène à l’hôtel le soir.  Mais que fait-il toute la journée ?  Il lit son Coran, sous un arbre.  Il attend « Le Patron ».   Si j’ai besoin je peux l’appeler, mais comme j’ai peur de sortir d’ici, son numéro reste dans mes contacts de mon petit cellulaire.

Avant Amadou, il y a eu Diallo, un des taximans du Grand Hotel.   C’est avec lui que nous sommes allé au supermarché la première journée.  Avec lui aussi que dimanche matin nous sommes allés prendre le petit déjeuner au Gaweye.  Alors, lundi matin,  Diallo au « vieux Taco»  a reconduit et attendu A. et R. toute la journée, au Ministère.  Il espérant bien devenir LE chauffeur attitré de Monsieur A. mais, oh la malchance, enfin pour Diallo ;  le  vieux taco, il a rendu l’âme, drette-là au beau milieu de la rue, lundi midi!  Voilà les deux « dans’l’trafic », à une chaleur presque insupportable, et le plus inquiétant ici, il y a un attroupement qui commence à s’installer autour d’eux dont des gens en moto =  Danger !!!!  R. a peur, il panique presque.  Ils sont justes en face du resto La Cabane.  Avant qu’un drame arrive, ils y entrent et appellent  Amadou le Taxi-Clim, celui qui nous avait « promené » dimanche , de l’Hôtel Gaweye, au Supermarché et après Chez Amandine pour manger un sandwich.  Dorénavant, au grand malheur de Diallo mais au Bonheur du Patron et son Adjoint, c’est Amadou qui est maintenant le « Chauffeur Privée ».

Un Taxi climatisé est préférable à tous.  C’est pour ça aussi que je l’appelle « Taxi-Clim » parce qu’à son prix, il met la climatisation.  Et perso, je crois que c’est plus sécuritaire, le fait d’avoir les fenêtres fermées.   Ça empêchent les mendiants de « nous toucher » et de nous donner le virus d’Ébola ?  On ne sait jamais !  Et comme il y en a partout,  à tous les coins de rue, bienvenue la vitre entre eux et nous. Et pi j’aime bien un Vieux parce qu’ils sont très respectés en Afrique.   Chez-nous on les « parque » et on les  abandonne dans des « résidences pour personnes âgées »?   Pas ici.  Les chanceux ! 

 En plus, Amadou, il est sympa.  Hier, en allant au Supermarché ré-acheter de l’eau et des « produits de beauté » pour Madame Suzanne (Gel  douche et Lotion corps à l’Eau de Rose par exemple) il m’a dit, avant d’aller acheter mes bananes au kiosque à fruits, qu’il a choisi pour que je puisses avoir de « belles bananes » :   -  Ne paye pas plus cher que 500 ou 600 francs le Kilo. (1,15$).   Je ne connais pas du tout les prix encore.  Tellement pas, que par exemple, samedi dans au supermarché, (tenu par des chinois)  on a acheté 2 oranges pour 6750 francs, c’est-à-dire  15,60$    Oui oui oui  POUR 2 ORANGES.  Putain on s’est fait avoir…pi pas à peu près !    Inutile de dire que chaque morceau était mâché bien lentement et que chaque goute de jus était dégusté bien lentement aussi, on en avait pour 1,50$ du morceau d’orange !  C’est du luxe quoi !



Première SORTIE de Madame au quartier Terminus

C’est fait !  Je suis sortie ! 

Je ne pouvais pas rester scotcher sur ma chaise de la piscine.  J’en suis incapable.  Je n’aurais pas fait une bonne Nonne Cloîtrée quoi.  Mais il faut dire que c’est parce que j’ai trouvé « un ami » même si je ne suis pas chez Jean Coutu.

Depuis lundi, chaque matin, l’Artiste Isoffou dit Alex vient jaser avec moi à la piscine.  Il voudrait bien que j’aille voir ces « œuvres » :  des nappes en batik, des petites boîtes à bijoux en cuir, bref de l’artisanat nigérien.  Il voudrait bien que j’achète surtout.    Son kiosque est à gauche,  à la sortie de l’hôtel.  Mais je refuse à tous les matins.  Je lui raconte la peur qui habite mon esprit, après tout ce que j’ai entendu au Canada du Niger, donc  je ne sortirai pas durant tout le séjour de peur de me faire « attaquer » par Boko Haram. 

  –Mais, Madame Suzanne, il n’y a pas à avoir peur.  Il y a rien ici, c’est tranquille, et je serai avec toi.  La « bougeotte » me pique de partout, j’ai bien envi de lui faire confiance.  Alors, hier matin,  je lui dis :   – Il y a un kiosque à fruits pas loin ?  - Si si, y’en a un juste  à côté.  -  Et tu vas venir avec moi ?   - Bien sûr !    Je sais bien qu’en Afrique « juste à côté » c’est un peu plus loin, tout comme c’est « juste à 10 minutes » c’est à 45 minutes.  Mais en plus je n’ai plus de bananes.  Un petit-déjeuner sans bananes n’est pas un petit déjeuner.  Je dois aller m’en acheter.  N’écoutant que mon courage,  je monte me changer :   je mets une chemise à manches longues et des leggings longs aussi.  C’est juste si je ne me mets pas un foulard sur la tête.  Mais bon, à 38°, je vais crever.  Allons voir comment ça va se passer ?

Je me rends à la sortie de l’hôtel, la où les Gendarmes et l’Armée se trouvent.  Je me dis qu’ils vont me voir partir avec Isoffou/Alex et que si il y a danger ils vont m’arrêter ?  Hé bien non, ils m’ont laissé sortir du Cloître sans rien dire d'autre que : 
-   Bonjour Madame !  Bonne journée !   Et Isouffou est sur le coin il m’attends. 

1….2….3….GO !  Je fonce !

Nous traversons le rond-point, en se faufilant au travers des motocyclistes et des voitures.  Je regarde de tout bord tout côté.  Surtout les motos, avec ce que j’ai appris dernièrement,  je ne « truste » pas les motocyclistes.  Semble-t-il que ceux qui nous contournons ne sont pas dangereux.   Je me rends compte que le piéton n’a pas priorité, ce sont les autos-motos-camions-4x4 qui l'ont et que tu dois faire très très très attention pour ne pas te faire frapper et non seulement en traversant mais aussi en marchant sur la rue.  Tu te tasses ou je te frappe !  C’est ça le code de la route.  

Nous prenons une rue, et nous marchons, et nous marchons.  Elle n’est pas pavée la rue, elle est en sable.  Toutefois, elle est « pavée » de mendiants qui me quêtent.  Je pense que je n’ai jamais vu autant de mendiants de ma vie.  Comme je n’ai pas de « ferailles » (cennes en africain) je fais signe des deux mains qu’elles sont vides.  Mais Isouffou m’aide il s’en occupe aussi, il leur parle en Haoussa.  Et 10 minutes plus tard, me voilà devant le vendeur de fruits.  Et il  a de très belles bananes.  Et il me choisit les plus belles.  Et je n’ai pas à marchander, il me les fait aussi à 600 francs le kilo.  Même qu’il m’en met une de plus dans mon sac. Ouuuu la laaaaaa!

C’est tellement dommage que je ne puisse pas prendre de photos.  J’aurais l’impression de photographier la pauvreté et la misère.  Parce que c’est ce que je vois autour de moi. Mais les images que j’ai devant les yeux sont absolument époustouflantes.  Je suis en Afrique et dans toute sa splendeur.  

On dirait que rien n’a changé depuis les années 1985, quand je vivais à Nioro du Sahel, c’était les mêmes images.   J’ai le sentiment d’être vrrrrrraiment en Afrique comme je ne l’ai jamais senti.  Rien n’a bougé.  Rien n’a évolué.  Je comprends que c’est un des, sinon le pays le plus pauvre d’Afrique.  Et c’est touchant !

Voilà !   « Enwaye’à’maison » maintenant ! 

  Ma sortie du jour est faite.  Et je rentre bien vivante.  Mais je suis bien contente d’avoir BOUGÉ!!!!  Qui sait ?  En ferais-je une autre ?  J’ai une idée en tête.  Je vais en parler à mon nouvel AMI Isoffou. 



12 mars 2015

Le Cloître de Madame Suzanne

La vie  au Grand Hotel du Niger. 

Où je vais habiter ?   Quelle sorte de chambre on va me donner ?  Qu’est-ce que je vais faire de mes journées sachant que je suis incapable de sortir?  Comment vais-je pouvoir m’habiller ?  Un questionnement que je n’ai pas souvent fait avant un départ africain, mais après lecture sur internet et nouvelles à TV5 des derniers mois, comment ne pas me questionner.  Une certaine crainte s’est installée.

Après 5 jours je peux dire que la « vie dans mon cloître » c’est pas si mal finalement,  je suis très bien, même si mon existence est un menu dont les plats ne varient pas tellement.  Voici mon "menu du jour":

Je commence par le petit déjeuner après que Monsieur a quitté la chambre ;   il est 8 heures.  Je descend au Buffet de la salle à manger, je remplis mon cabaret de petits pain au lait, de chocolatine, de pain rôti, de confiture aux abricots, un bol de salade de fruits ou de fraises quand il y en a et en plus la banane que je me suis achetée dans un kiosque en allant au Supermarché Marina avec le « Taxi-clim ».  Et le plus important ma grande tasse de délicieux café au lait, que je remplie une deuxième fois. 

Je trouve la salle à manger un peu tristounette, et bruyante aussi.  Les Chinois qui logent ici, ils parlent trop fort pour moi le matin.  Alors  je vais sur la terrasse pour manger. J’ai le Fleuve Niger drette devant ma vue, sa brise rafraîchissante à cette heure là…avec les pirogues et le concert des oiseaux ;  c’est très reposant et très agréable.  C’est un moment de petit bonheur que je savoure bien lentement, bien calmement.  




Vous voyez les tables?  C'est LÀ que je prends mon petit déjeuner.  Cette vue, je l'adooooore!  Je la contemple tous les jours.  Elle est tellement inspirante et reposante.  Forcément, elle va être "tatouée" dans ma tête.  




À  la vue du contenu du cabaret, ma mère m’aurait dit que j’ai les yeux plus grands que la panse.  Elle se tromperait car je mange tout.   En plus de mon p'titdèj, dans mon cabaret il y a en plus le sandwich au fromage que je me prépare en vue de mon déjeuner du midi.  Je me "bourre" le matin et je "picore"  le midi.  Je crois que je fais ça depuis que je voyage en Afrique.  Pas dans tous les pays ou j’ai vécu, surtout ceux ou je peux manger un "charwama poulet ou viande" à souhait, mais dans bien des endroits ou c'est trop compliqué sortir et particulièrement ici, je mange dans la chambre.   Alors je déjeune dans la 308.  Je pourrais bien manger à l'hôtel, comme  au « lunch » du Bar ou à la salle à manger, mais le Buffet du midi est à 10,000 FCFA (25$).  Toute seule, ça ne m'intéresse pas tellement.  

Revenons au "menu" à la page "Piscine"

Après avoir bu mon deuxième café, il est 8 h 45, je remonte me préparer et je redescends vers les 9 h 30, l’heure ou la température est agréable voire idéale pour se faire bronzer et se  baigner mais aussi l'heure ou mon tout gentil Boy Issofou fait la chambre.  

 Fidèle à la tradition,  j’avais inspecté les lieux dès mon arrivée, vendredi soir et comme les parasols sons inexistants,  j’ai « spotté » sous quel palmier je m’installerais pour le reste du séjour.  Petit inconvénient, il n’y a pas de chaises longues non plus, « elles  sont cassées » que m’a dit Petit Hassane, mon Assistant.   Bof, pas bien important, il y a assez de chaises pour que je m’installe confortablement dans tout "le quadrilatère".  Je dis « assez de chaises » je les ai toutes à ma disposition, puisque je suis toute seule:   pas une touriste, pas une « abandonnée » par son mari comme moi, personne d’autre que le jardinier,  les serveurs, et les oiseaux qui cherchent les graines de pain de la veille au soir.  C’est le bonheur pour « la solitaire » que je suis.  Je me fais bronzer, je me baigne, je fais mes aqua-exercices, je lis, je farniente sous mon palmier, et par moment,  je me ferme les yeux et je me laisse aller dans mes rêves.  

Et rebelotte le lendemain, multiplié par 21 jours.


                             De la place, j'en ai à souhait.  Il n'y a que moi toute la journée!

Manifestement, c’est la Nonchalance totale sous les tropiques du Niger!  Et je compte bien « nonchalancer » ainsi jusqu’à la fin.   Faut dire que je n’ai pas le choix.  Sortir est périlleux et je ne veux pas passer mes économies pour une Rançon à Boko !

Hassana la Coiffeuse.

C'est vraiment dommage et ça me fait "bien de la peine" mais je serai OBLIGÉE d'aller me faire laver les cheveux par la coiffeuse.  Pourquoi?  Parce  qu'il n’y a pas de sèche cheveux dans la 308.  

 J’avais vu sur le site internet du Grand Hôtel qu’il y avait un Salon de coiffure et un d’Esthétique.  En faisant le tour de ma « salle de séjour » j’ai vu que ledit salon donne drette "sur la piscine".  (vous voyez la porte sur la photo- entre les 2 arbres collés au mur).  

Or,  mardi matin,  j’ai demandé à la coiffeuse, une nigérienne :  Combien pour laver sécher ?  - C’est 3000 francs.  - Ok, je reviens demain.     Elle ne le sait pas, mais j'aurais dit OK peu importe le prix.  Ma nonchalance n'a pas de limite de coûts!  Ha Ha!


Et c’est ce matin 11 h 30, que j’avais mon rendez-vous avec Hassana.   Ah yaille yaille !  Ouuuu la la….Ahhhhh Putain!  Oh Bonheur!  Elle m’a non seulement laver-sécher-coiffer, mais elle m'a surtout fait un massage comme je n’ai jamais reçu d’une coiffeuse de ma vie (j’ai failli m’endormir).  Je lui ai donné 4000francs + un vernis Flower + une petite trousse de maquillage (que j’avais acheté dont je n’aime pas les couleurs des ombres pour les yeux ni celle du rouge à joue ni les rouges à lèvres.)  Je dois vous dire toutefois,  qu’elle m’a mis pratiquement toute la bouteille de mousse coiffante que je lui ai donnée.  Chose certaine, ça tient bien.  Je pourrai me mettre la tête sous l’eau que je serai encore bien coiffée ! ;-)  LOL   Non non, ce n’est pas si pire.  J’exagère…j’en mets autant qu’elle a mis de ma mousse !   C'est très beau que m'a dit et A.  et R.  Alors c'est beau!

Voilà le menu de Madame Suzanne au Cloître du Niger.  Je ne saisi pas si je vais tenir en "mode farniente-nonchalance" comme ça bien longtemps.  Les "pieds" me brûlent de prendre une marche, du moins en face du Cloître.  On verra bien dans les jours qui suivent.  

11 mars 2015

Safasi...suite.....

Le "p'tit'coin'lecture"de Madame Suzanne....



Encore une image de Niamey.  Des kiosques qu'on retrouvent à tous les 20 pas...j'ai déjà  trouvé le mien pour mes achats de bananes, clémentines.


Vue de ma "salle de séjour" et de "MON" Palmier (à droite) et  toujours vu de la vitrine de la 308.

LE voici...le Palmier de Madame Suzanne.  Comme vous le voyez aussi, j'ai TOUTE la place à moi toute seule!


Safari Photos

Avant de raconter "ma nonchalance sous les tropiques du Niger" je mets quelques photos que j'ai pris lors de ma première sortie, samedi matin, avec le "vieux taxi". Nous devons acheter de l'eau non seulement pour boire, mais aussi pour se brosser les dents.  Santé oblige.  

Ci-dessous ce sont des "images" des rues de Niamey.  






Et voici la "vue imprenable sur le Fleuve" que j'ai de ma belle 308.  Ce matin, le "chauffeur" d'une Pirogue est venu m'offrir une "balade" vers les Hippopotames...à 2 heures d'ici.  Je lui ai dit que "ça viendra...nous sommes là pour 2 ans...plusieurs mission.  Mais cette première, il faut d'abord que la peur quitte ma tête"  Mais j'aimerais bien faire un tour...avec le "thé mauritanien" qu'il m'a dit.  On verra!


Bon, je n'arrive pas à mettre plus de photos, c'est très lent, et ça fait 2 fois que je me reprends.  D'autres viendront......

10 mars 2015

NIAMEY le 10 mars 2015



Mon « territoire » est marqué.  Faut dire qu’il n’est pas de grande dimension.  Le tour de la piscine et c’est fait.  Alors 4 jours m’ont suffit pour m’installer bien confortablement dans mon « Cloître » du Niger.  Je peux donc commencer à écrire.  Que dire ?  Ah, tiens si je racontais la première journée.  L’arrivée au Grand Hôtel du Niger.  L’installation majeure :    une chambre !  Et pi après je raconterai la route qui nous a amené à Niamey.   Enfin,  une partie seulement,  la plus intéressante.  Mais commençons par notre « habitation » :

Du Bungalow supérieur à la Chambre supérieure

Avant de partir, l’Adjoint de A. avait réservé pour chacun, un Bungalow supérieur.  Perso, j’avais lu sur Tripadvisor que ces bungalows étaient préférables aux chambres de l’hôtel.  Plus « nouveaux » disons.  Donc, après notre 24 heures de voyagement, l’inscription à la réception fait, on remet la clé du  Bungalow 56 au bagagiste.  Pour s'y rendre, on doit sortir de l’hôtel,  traverser le stationnement, et pi  on doit descendre des marches, et encore des marches jusqu’au « développement des bungalows »  qui ressemble je dirais à un grand Motel « en ciment » couleurs orangé.   

Dès que j’ai vu le 56, j’ai remarqué qu’il n’y a pas de fenêtres en devanture et qu’il est dans un petit coin au fond du « développement ».  Me voilà suspicieuse.  Suis-je dans un « trou » ?  Une prison ?  J’sais pas, il me semblait que ça avait l’air « d’une prison ».  Mais bon, attendons voir l’intérieur.

Nous sommes rentrés, et oui c’était une belle grande chambre, spacieuse à souhait, très propre, bien meublé.  La salle de bain aussi est impeccable.  Mais ?   Où est la fenêtre ?   J’ai vu un rideau, A. l’a ouvert, et la vue donnait sur :   un mur de ciment !  Vous voyez le portrait ?  Moi je le vois, et je n’aime pas du tout.   Je devrai vivre 21 jours dans une chambre sombre, sans « lumière » du jour ?   Sans verdure ? Sans palmiers ? Je ne verrai pas le Fleuve Niger en me levant le matin ?  Ni le coucher du soleil le soir ?  Ma lumière sera celles des lampes qui meublent le bungalow ?  Le lustre du plafond ? 
A. m’a regardé,  j’ai regardé A. et à l’instant, tout était décidé :   On va à la réception, On change !  J’ai habité le Bungalow supérieur 5 minutes et c’était 5 de trop.  Sachant que l’hôtel affiche complet sur tous les sites que j’ai vu avant de partir, je me demande bien où nous dormirons ce soir.  Le pire qui peut m’arriver, me dis-je, est que nous irons à l’Hôtel Gaweye (prononcer Gawé).  Là où A. a logé lors de son séjour en décembre dernier.   

Allah m’aime…Dieu itou…la  chance était avec nous.

Il y a 3 Chambres supérieures au Grand Hôtel :   les 108, 208,  308. Je ne le savais pas, c'est le bagagiste qui me l'a dit.  Le Directeur donne la clé de la 308 au pauvre bagagiste qui avait tout transporté nos bagages est qui est "tout en sueur" au bout du comptoir.  En montant les escaliers, je lui demande :   Elle est bien la 308 ?  - Madame, c’est « allahwallaille » ce qui veut dire je jure devant dieu que c’est la meilleure pour toi ».   Et en y entrant, j’ai tout de suite su que c’était  LÀ que j’habiterais chaque fois que je viendrai à Niamey.  Et je le dis à « Petit Hassane », le bagagiste qui me dit qu’il va s’occuper de moi durant tout mon séjour.  

Elle est très bien la 308.  En fait c’est même mieux que le fameux bungalow.  Spacieuse, avec un petit coin salon, très propre et très calme.  Et aussi et surtout avec cette vue imprenable sur le Fleuve Niger.  Madame elle est bien contente.  Son séjour sera des plus agréables.   

Petit Hassane

C’est mon « Assistant ».  C’est le bagagiste.  Ça fait 29 ans qu’il travail ici.  Il est bagagiste, mais il est « jack of all trade » comme on dit.  Et il m’a pris « à sa charge ».  Et je sais que je dois "payer la charge" mais bon, j'ai besoin de quelqu'un comme lui pour survivre ici.  Donc... J’ai besoin ?  Je demande à Petit Hassane et je reçois.   Première "charge":   je ne sais qui a eu la bonne idée, mais le placard est pris au 2/3 par le coffre fort.  Il y a de la place pour suspendre qu’une veste et 2 pantalons.  Nos valises sont remplies de vêtements « à suspendre ».  On ne va pas vivre 3 semaines avec tout ça dans nos valises ?  J’en parle à Petit Hassane et il me dit :   Demain matin tu en auras un porte vêtement.  Et j’ai eu le porte vêtements demain matin !   Et mon assistant a quitté la 308 avec 2000 francs dans sa poche.  

Je sens que je vais être très bien dans mon cloître !  À suivre !


J’ai dit que je raconterais la route ?  La plus belle partie de la route.  La voici :

Le surclassement Affaires !

30 heures avant le départ,  Air France nous offre la possibilité de s’enregistrer. Je le fais tout le temps parce que ça nous permet d’imprimer nos cartes d’embarquement ce qui nous évite de le faire à l’aéroport.  Ce que j’ai fait le mercredi 4 mars à 13 h 30 sur airfrance.ca.  Oh surprise, Oh bonheur, je vois qu’on nous offre la possibilité d’être surclassé de Premium à Affaires,  pour la modique somme de 522$ chacun.  Je n’hésite pas, je clique OUI, je choisis les sièges 4A et 4B et lorsque vient le temps de « procéder au paiement » j’arrive sur la page :   ERREUR veuillez recommencer plus tard.   Grrrrrrr.  Je recommence plus tard, et recommence encore, rien  à faire alors j’abandonne.  Je me dis qu’au « dépôt bagages » on demandera si il y a encore moyen d’être surclassé. 

Nous voici donc devant le comptoir Air France de l’aéroport, et nous demandons pour le fameux sur-classement :   « il vous en coûtera 986$ chacun » ou je ne me rappelle plus combien de « miles Flying Blue » qu’elle nous a dit.  Inutile de préciser que la réponse fut :   Non merci !  Même si on aurait pu les « dépenser » quelques une de nos nombreux miles.  Quand même, on n’est pas fou.  On ne va pas payer 2000$ pour faire Montréal-Paris en Business, ni gaspiller nos miles.  Je les accumule pour un voyage futur…à South Beach !   Déjà que la Premium m’a coûté 3500$, et que finalement c’est très bien en Premium.  On a beaucoup de privilèges « Priority » que les Affaires.  On fait la file dans la même « ligne » par exemple.  On a accès au Salon VIP aussi.  On a des meilleurs sièges que les « sardines économiques ».  Plus de place entre nous deux.  Alors, on reste Priority Premium. 

L’attente n’a pas été très longue à Paris.  Arrivée à 6 heures et le vol AF548 qui nous amènera à Niamey est à  11 h 50 si ma mémoire est bonne.   Le temps de m’acheter des magazines, de prendre un petit lunch et vient le temps du « Boarding » à la porte K41 du Terminal 2E.  Au « ticketing » l’agente passe nos billets, ça ne fonctionne pas.  Je vois alors sortir une autre carte d’embarquement et l’agente  me dit :  Vous êtes surclassée Affaires !  sièges 5 E et 5 F .  C'est pas la première fois que ça nous arrive, et chaque fois vous me voyez enchantés du hasard qui nous choisit!  

Décidément, Dieu il m’aime vraiment !  Ahhhhhh le bonheur de voyager Affaires !   Sièges Ultra-hyper confortables.  Coupe de champagne dès qu’on prend place.  Et pas en plastique la coupe, mais bel et bien en verre.  Le menu raffiné avec suggestion du jour, un plat de la Chef Anne Sophie Pic, classée 3 étoiles au Michelin.  Et pas « tout le menu » dans un petit cabaret.  Un service à la fois :  Entrée, Plat principal, Fromage, Dessert, Digestifs, Café.  Et le tout dans de la VRAIE vaisselle et de VRAIS couverts en acier inoxydable.   Pour faire une histoire courte, on a fait un voyage « royal »…rien de moins...et aux frais du Roi AF!  Que demande le peuple?  

Voici le Menu :

L’AMUSE-BOUCHE :   Verrine crème de petits pois. (que A. n’a pas touché)

L’ENTRÉE GOURMANDE :   Salade saison aux pignons.  Lingot marbré de foie gras au cranberries, crevettes sautées au piment d’Espelette, taboulé libanais.

LES PLATS CHAUDS -  À choisir dans nos suggestions du jour :
1)    Quasi de veau sauce crémeuse aux oignong frits
2)    Filet de pintade sauce grand veneur,purée de céleri
3)    Le  cabillaud snacké, crémeux de riz noir (Anne-Sophie Pic)  :  Une habile palette de couleurs et de textures…la chair délicate du cabillaud épouse avec réussite le croquant du riz noir et des petites billes de légumes.  Une véritable invitation au voyage, portée par le velouté dulait de coco et lees épices choisies. 
4)    Risotto aux cinq champignons.


LA SÉLECTION DUMAÎTRE FROMAGER

LES DESSERTS :   Notre trio :   Mini fondant au chocolat, verrine à l’abricot et au nougat, berlingot caramer au beurre salé.

                                                     Sorbets et glaces, salade de fruits frais.

Va sans dire j’ai choisi le Cabillaud de Anne-Sophie et sans regrets.  Une expérience culinaire des plus savoureuse !   Comme l’Agent de bord est un Sommelier, il nous a fait goûter à tous les vins : 
Pour l’entrée et le fromage :  Mercury 2013 – Bouchard & Fils -  Bourgogne rougje
                                                             Saint-Julien Larose de Gruaud 2008 -  Bordeaux Rouge

Pour le Cabillaud :  Pouilly-Fuissé 2012 – Maison Louis Jadot -  Bourgogne Blanc

Et comme il nous traitait « aux petits oignong ».  Au dessert, avec le mini fondant au chocolat il nous a servi un verre de Porto. 

HhhhhhhhhHHHHHhhhhhhh (soupirs).  Je voyagerais tout le temps en Affaires.  Ce n’est que du bonheur.  Surtout quand tu y voyages aux frais de AF


Bon, il est 13 h 37, j’attends le « retour du guerrier ».  Alors je descends au Bar, commander un Jus d’orange bien frais. En plus il me met du citron. 


À bientôt !