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7 juil. 2015

Et puis quoi encore?


Comme le départ approche, je suis allée au Marché des Artisans hier.  Toute seule.  Je le précise parce que c’est un marché fermé, un labyrinthe fermé, « genre comme »un Souk avec de petits corridors et des centaines de vendeurs. Sur la photo on ne voit que deux entrées...il y en a 4 autres qui suivent...... 

Donc pas tellement rassurant de s’y aventurer. Surtout pour une « blanche » toute seule.  Mais bon, A. est tout le temps au travail, même le samedi matin.  Je veux y aller.  Tentons encore une fois le destin ?  Jusqu’à aujourd’hui il a été clément, même à Niamey. 


Sur la photo on ne voit que deux entrées.il y en a 4 autres qui suivent......

J’ai bien fait.  M’attendait une belle robe longue « Boubou » noir brodé de bleu super chic.  Je n’ai pas pu résister.  Je m’voyais déjà en haut de l’affiche que chante Aznavour ?  Bien moi je’m’voyais déjà, au Grand Hôtel du Niger, le soir venu, paradant avec ma belle Boubou noire.  Je sais qu’elle sera des plus élégante et surtout elle sera de mise pour « ce pays ».  Je fais bien attention à ma tenue au Niger.  Comme je le faisais au Maroc, en Mauritanie, en Tunisie bref selon le pays selon ma tenue.  Pas question de « choquer » quoi !  Mais au Gabon, c’est comme chez-moi, « faire la belle »  ce n’est pas péché !


Issa le Touareg

Parlant de « ce pays ».  Je me suis fais un ami Nigérien, un Touareg.  Il s’appelle Issa F.…... Il est Artisan du cuir et de bijoux en argent.    Durant 3 semaines il a exposé ses « œuvres ».   De très belles boîtes en cuir de chameau, de très grande qualité et de toutes les grandeurs, de la plus petite pour mettre quelques bijoux allant jusqu’à un coffre de très grande taille.    Et de toute beauté !

Les premiers jours, comme je passe devant son kiosque tous les matins et tous les après-midi, « aller-retour » je le saluais. Il est beau Issa.  Il a un sourire très séduisant.  Or,  un soir, A. et moi on arrête juste pour voir ses belles zzzzzaffaires.  On lui parle de Niamey.  Du Niger.  Qu’on y est allé et qu’on ira encore.   Pendant qu’il discute avec A. une jolie boîte attire mon attention.  Je l’ouvre, et Oh surprise, il y a dedans de très belles petites cuillères à thé, « gossées » à la main, en argent pur, avec un manche en pierre noire.  Elle est bien tentante cette boîte surprise. 

- Issa, par simple curiosité c’est combien ?  - 50 000 (110$)   -  Oh la la, même à 10 000 c’est trop cher pour moi.  Et je dépose la boîte que je trouve mais vraiment magnifique…suuuurtout les petites cuillères.  Avec ma tasse de thé ?  Ça serait des plus chic ma chère !   Je me dis qu’il va peut-être me faire un prix, plus tard dans la semaine, je reviendrai « tâter la boîte » et non pas le terrain.   

On continue de jaser de son pays avec lui, et soudain Issa prends la boîte de mes rêves et me la donne me disant  -  Tiens !  C’est un cadeau du cœur !  Tu es la femme la plus gentille que j’ai rencontré de ma vie.  Bien ça alors !  Il est sous le charme ? J   Je la refuse. C’est son gagne pain, je ne peux pas accepter.   Je lui dis que ça n’a pas de sens de me donner un si beau cadeau.  Il insiste, il met sa main sur son cœur et me répète :  - Ça vient du cœur ! Prends-le !  Je suis touchée j’vous’dis’pas !   

Je vous présente Issa et aussi ma jolie boîte et superbes cuillères:








Tous les soirs, de retour du restau, on arrête et on jase avec lui. Il a pratiquement vendu toute sa marchandise.  Je pense qu'il gagne bien sa vie l'Artisan Touareg.  

Le dernier soir, il a exprimé sa tristesse de voir son pays gâché.  Il dit qu’il ne peut même plus se fier à son voisin.  Il nous dit que si c’était comme avant, puisqu’il vit dans le désert, et qu’il a des chameaux, c’est sûr qu’il nous inviterait ET que nous irions dans son désert EN CHAMEAU !   Ah la la !  Pourquoi tout ce gâchis à cause d’EUX ? Tsé ?  EUX, ces barbares qui terrorisent la planète ? 

En tout cas, je pense bien le revoir à Niamey, mon ami Issa.  




Samedi soir en taxi !

Pour aller quelque part en taxi, il faut savoir où l'on va parce qu'on doit donner la direction, le "point final" au chauffeur de taxi.  Si je vais, par exemple, au centre-ville, disons à la Boutique des Chinois, je dois dire au taximan :   BICIG 1000 francs ?  Parce que la boutique en question elle est juste devant la grande banque BICIG.  Si le taximan accepte, il klaxonne, il ne dit jamais oui.  Encore, si on veut aller manger au Petit Chalut, je dois dire - Centre Affaires Oloumi 1000 francs ?  Parce que le P.C. est juste devant le C.A. du quartier Oloumi.   Et ainsi de suite pour les directions à donner au taximan.   

Or, samedi soir,  nous avions rendez-vous à 17 heures avec des « vieux amis » de A.  Ceux qui ont suivi sa formation depuis 2001.  C. lui avait donné comme indication à donner au taximan   « Boulangerie de Louis ». Avec ça, il devrait selon lui nous y conduire
 
Pour la trois centième fois depuis le début du séjour, nous sortons du Méridien, nous nous rendons sur le boulevard de mer, nous réussissons à traverser ledit boulevard toujours vivant, et nous hélons un Taxi.  -  Boulangerie de Louis 1500 francs ?  Il klaxonne, on embarque.

On connais bien « Montée Louis » c’est là que sont la plupart des restaurants et Night Club ou Dancing et ils s’alignent les uns après les autres tout au long de la rue. Il y a aussi beaucoup de vendeurs de fruits et légumes et aussi des boutiques de tous les genres.  Une rue commerciale et très animée quoi.  

Montée de Louis, c’est le plus vieux quartier à Libreville et il est très vaste et surtout très populeux. Pas des plus sécuritaires.  On sait aussi qu’à côté du très « hors prix » restaurant italien Roma, il y a une Pâtisserie-boulangerie.  Si on le sait on se dit que le Taximan le sait certainement.  Est-ce là que C. nous attend?  Allons voir.

Nous voilà à Montée Louis.  Ah bon?  le taximan passe devant Roma et n’arrête pas.  Il continue sa route, et il continue encore et encore et nous voilà très loin de tout, « dedans » le quartier en question mais là où plus un blanc sur la rue. Là ou il y a plein de buvettes et des buveurs surtout.   Et le taxi s’arrête et ça a l’air que c’est la fin de la course.  On regarde autour, on ne voit rien d’autres que la foule qui s’animent et qui boivent de la Regab au qu’atier.

-Elle est où la boulangerie ?   - Je ne maîtrise pas la route -  Comment ça vous ne maîtrisez pas la route ?  - Je ne maîtrise pas – On descend ici et on va où ?  – Je ne maîtrise pas.  – Mais c’est toi le chauffeur de taxi, c’est à toi de nous dire où est la boulangerie. Nous t’avons d’abord demandé de nous conduire à la Boulangerie de Louis, et tu as di oui.  Il fallait nous descendre à la Boulangerie de Louis.  – Mais on a passé devant Roma là, la boulangerie à côté, et tu ne m’as pas dit -  Mais c’est à toi de nous dire que c’était là la boulangerie de Louis. 

Il ne dit plus un mot, il ne bouge pas, il attend.  Ça alors !  A. tente et tente encore d’appeler C. mais sans succès.  Pendant ce temps, le taximan discute au téléphone, et il attend qu’on débarque de son taxi. 

Grrrrrrrr, dans quel merdier sommes-nous encore!

On fait quoi ?  On va où ?  On est où d’abord ?  On ne va certes pas débarquer ici.   A. lui demande de nous ramener au ROMA, là où ily a la boulangerie et là où c’est un peu plus sécuritaire.  Après on verra bien.  Il accepte néanmoins 2000 francs en plus.  On redescend une rue, revient sur le boulevard de mer et on remonte la Montée de Louis et hop là nous voici devant la Boulangerie.  OUF!

André a payé le double de la course mais on s'en fout.  C. est là et nous attend. 

Des balades du genre, je m’en passerais.  En tout cas à l’étape ou j’en suis, c’est-à-dire 45 jours à Libreville à quelques jours du départ.  

Vivement mon Chaaaaaar ! 

Lundi 6 juillet 2015

Dès notre arrivée nous avons acheté une Radio Am/Fm/Ondes courtes pas tellement cher, c’est à dire un plutôt cheap, (8000francs) dans une « boutique de Chinois ».  J'aime bien écouter RFI, le matin en prenant le petit déjeuner et pi dans la journée aussi.  Enfin, comme à la maison, la télé, c'est à 17 heures qu'on l'ouvre.

Malchance hier après-midi, en déposant mon MacBook sur la tablette j’ai fait tomber la petite radio, et malheureusement elle est « kaput ».  Plus rien, même qu'on entend un "glin glin" dedans qui sonne.  Rien à faire.  Je l'ai donné au "porteur d'eau" qui sait?  peut-il la faire réparer?  

 Je me disais que ce n’était pas bien grave, il ne reste que 6 jours.  Je m’en passerai.  Et bien c’est grave. Ne plus rien entendre de la journée, même si il reste peu de journée.   C’est plate, super plate sans la radio. Hier au soir, avant d’aller manger du poulet au Émir, nous sommes retournés la la boutique du Chinois et avons acheter la radio de meilleure qualité que A. voulait acheter en premier, à 16 900 francs et je l’écoute présentement.  Le son est meilleur et les pitons sont plus solides aussi.  

 Beaucoup plus agréable dans la 660 avec RFI comme compagnie.

Mieux encore, vu la bonne qualité, elle me tiendra compagnie pour le prochain séjour au Grand Hôtel du Niger.  En octobre/novembre prochain ?  À suivre. 


3 juil. 2015

Une paire de sandales plus tard

On voit poindre le bout du tunnel.  Il nous reste 8 jours à « attendre ».  Ça me paraît tellement loin le jour où nous sommes arrivés ici.  Mais bon, toute bonne chose a une fin.   Bien franchement j’ai hâte d’être assis dans l’avion, samedi prochain à minuit.  Bien agréable la nonchalance sous les tropiques, la farniente à la piscine, me faire servir comme une Princesse, n’avoir rien d’autre à penser qu’où je vais manger, mais il reste que me poser cette question devient embarrassante.  Pas de la poser, mais d’avoir à me  déplacer, tous les soirs, pour aller me la poser.  A. aussi en a marre de nos sorties restaurants. 

C’est toujours pareil, à chaque long séjour, c’est ce qui nous tanne, avoir à sortir du Méridien, se rendre au bord de la rue, attendre qu’un taxi « nous ramasse » pour aller au restaurant « du soir ».  Et pi rebelotte après avoir manger et encore le même scénario soit attendre le taxi et rentrer.  Vivement ma cuisine et salle à manger.  Mais surtout vivement mon Poutpout pour élargir mon quadrilatère.   D'autant plus que mon moyen pour me déplacer en ville est en bien mauvais état.

Un mille à pied…ça uuuuuse…ça uuuuuse….
Un mille à pied…ça uuuuuse les souliers !

Je chante ça, parce que mes sandales Clark, elles sont « user à la corde » comme disait ma grand-mère.  Les semelles commencent à s’arracher sous les talons.  Faut dire que les sandales au beaucoup de millage "au compteur". Parlant sandales, j’entends celles qui me connaissent bien, et qui savent que Céline Dion et Moi, des sandales on en a en pagaille.   Alors ?  Tu en as achetées ?  Eeeeeee oui, une paire, mais je les ai donné en cadeau à Ginette, la Femme de chambre.  

  Elle sautait comme une petite fille à qui on donne la première poupée.  Le lendemain elle me dit :   Madame, dès le soir je les ai portées et avec la jolie petite robe noire que tu m’as donnée.   Bin oui, je lui ai donné une jolie petite robe noire, deux nuisettes, un chemisier « avec des brillants », etc. etc. etc. J'apporte tout le temps des cadeaux pour ceux qui "travaille à ma place".  

Et je n’ai pas oublié ma toute charmante et bien appréciée Nicole, la Femme de ménage, à qui je dis souvent « tu m’as sauvé la vie…et je me priverais de manger pour te garder ».   Quesse’vous’voulez, elle est la perle des perles des femmes de ménage.  Je l’aime !   Pendant que je farniente ici, elle fait briller ma maison.  Je pense que ça s’appelait « le ménage du printemps » ?  Je’l’sais’plus’je’l’fais’plus !  lol   Je vais donc rentrer dans une maison « spot clean ».  Mais je voulais surtout qu’elle ne soit pas au chômage parce que je voyage.  Je la paye comme si j’y étais.  Et je lui ai acheté une jolie robe de plage « africaine » en batik.  Elle trouvait bien belle celle que j’ai.  Alors elle en aura une.

Envie de Plaire



Contrairement à quasiment tous les voyages que j’ai fait, je ne rentre pas chez-moi avec des nouvelles sandales.  Cette fois-ci je rentre avec des Chemisiers pour porter avec mes leggings.  J’en ai acheté 5 à date.  Je pense que c’est la première fois que je m’achète des vêtements ici.  Bien sûr j’ai acheté des robes de plages, mais jamais une « tenue de ville».  Un matin, j’ai osé entrer à la boutique « Envie de plaire » le nom m’intriguait.  J'ai bien fait de succomber à l'envie, car trois beaux chemisiers me sont sauté dessus.  Que pouvais-je faire ?  Et oui, négocier le prix et ensuite les acheter. Je les porte déjà.  Trrrrop belle !  Comme y disent ici.   



Entrepreneuriat à Gros Bouquet

À Libreville, circuler au « qua’tier » c’est comme circuler sur les rues à Mourial. Il y a des trous partout.  Mais, contrairement à Mourial, à Libreville certains jeunes s’en font une entreprise fort payante.  Ils n’attendent pas que les employés de la voirie de la commune viennent réparer :   Ils les réparent eux-mêmes et ils font payer ceux qui doivent passer « dessus » leur réparation.   Pas mal comme idée non ? 

R. a dû  payer pour passer sur une rue du Quartier Gros Bouquet. 

Bon, voilà mon « discours » du jour.  Je suis en retard pour mon thé, il est 15 h 29.  @+



30 juin 2015

Fin du mois à Libreville

Contrairement à la plupart des séjours que nous avons effectués à Libreville, (incroyable mais c’est depuis 2002 que nous venons ici) nous n’avons pas de voiture.  C’est un choix que A. a fait pour une raison que je ne vais pas élaborer, j’en ai même glissé un mot dans mon premier récit.  Alors, le soir venu, au besoin, nous voyageons en Taxi.  Depuis une semaine, nous sommes scotchés au Palmier Doré.  On vient qu’on en a marre de s’éparpiller partout en ville pour aller manger.  Mais bon, je reviendrai à ce sujet.  Aujourd’hui en est un autre.

La fin du mois à Libreville et les « gens d’armes »

Dans mes pérégrinations antérieures, j’ai raconté les fameuses fins de mois et le contrôle des gendarmes.  (Voir archives).  Je me rappelle que nous avions tout le temps un billet de 1000 francs dans le coffre à gants, au cas ou l’on soit contrôlé par lesdits gendarmes.  On se faisait arrêter pratiquement tous les jours.  Parfois 3 fois de suite sur le Boul. de Mer.  De retour du Baracuda (mon restau préféré au bord de mer) je me rappelle d’une balade mémorable, digne d’un film de James Bond, au qua’tier et à fond la caisse.  Et je me rappelle aussi un gendarme qui a dit :  Hé c’est la femme qui parle !  Parce que c’était moi qui discutais avec eux. 

Or, cette année, je me disais que nous serions épargné de ces contrôles.  Quand je vais faire mes courses, je vois les malchanceux contribuer à « la caisse », car il y a deux ou trois gendarmes, que Makaya du journal l’Union appelle « les gens d’armes » qui sont postés au coin de la rue, pas tellement loin du Méridien.  Ils voient un 4X4 avec un blanc au volant ?  Bel appât,  Hhhhuuuuuuittttt (bruit du sifflet) il l’arrête.   Une Prado avec un gabonais en « costume noir et cravate » ?  Sifflet encore et Il le verbalise.  Treize ans ont passés, rien n’a changé. 

Ici on dit que les fins de mois à Libreville sont là pour renflouer la caisse du « Présida » (dixit Makaya);   80% pour le Présida et 20% pour le gendarme. 

Toutes les manières sont bonnes pour empocher les amendes :

Si la personne donne des papiers en règle, le gendarme lui dit 
- On ne mange pas le papier !

Le gendarme dit à la personne :   Le Chef veut te voir.  Ce dernier est un peu plus loin.  La personne va le voir :   
- Bonjour Chef    -  Ce n’est pas moi que tu dois saluer c’est le Képi là !

Si la personne met des pièces de monnaie, un gendarme lui dit : 
- Le Chef n’aime pas le bruit.

Pas de chance, on n’y a pas échappé.  Lundi dernier, vers 18 heures,  nous sommes passagers à bord d’un Taxi et quasiment rendu au Palmier Doré.  Au coin de la rue,  QUI est là ?   Trois « gens d’armes »  qui se  pointe devant le taxi et HHHHHHhhhhhhUuuuiiittttttt !  STOP !   Qu’il fait de la main.

Bordel de merde !  C’est ce que j’ai dit…mais tout bas. 

Papiers !   

Dit un gendarme au Taximan.  Et il jette un regard en arrière.  Deux blancs ?  Miam Miam !  Je suis certaine qu’il a déjà « l’eau à la bouche » il sait que ça va être payant.  Le Taximan sort son cartable avec tout ce qu’il faut dedans et en bonne et due forme et il discute avec lui.   Il  ne « mange pas de papier » mais évidemment il va « manger du Blanc ».  Il prend quand même son temps et il joue le jeu.  Il examine un par un les papiers du Taximan.    On attend donc bien sagement à l’arrière.  Ça y’est c’est notre tour :

- Pièces d’identification et cartes de séjour !

 J’ai tout le temps dans mon sac une photocopie de mon Passeport et aussi du Visa.  N’oublions pas que je circule toute seule dans Libreville.  Si il m’arrive quelque chose, on doit pouvoir m’identifier.  Je lui présente fièrement mes papiers.  Il les examine et me les remet.    Comme A. n’a pas ses papiers avec lui, il lui présente son Permis de conduire, n’est-ce pas une pièce d’identification ?  Oui, mais ça ne fait pas l’affaire du gendarme.  En voyant ce document le gendarme lui dit

Mais monsieur, nous sommes au Gabon là.  Ce n’est pas bon ça. 

A. lui explique ce qu’il fait ici, bla bla bla, et que ses papiers sont à l’hôtel.  Et il lui dit :   -  Je peux aller les chercher si vous voulez.    – Mais, vous ne me trouverez plus ici !

Pris qui croyait prendre ?   Il sait très bien que si l’acte ne se fait pas à l’instant, c’est peine perdue, il sera trop tard, il rentrera bredouille.  Il sait surtout que nous pouvons bel et bien retourner au Méridien pour chercher les papiers.  Il tente un autre tour et il  me dit :

- Et votre carte de séjour à vous ?  
-  Je vous l’ai donné. 
– Je ne l’ai pas vu.  

Je lui redonne la photocopie du Visa et je tente une explication plus pour m’amuser qu’autre chose:

Monsieur, si j’ai un Passeport et un Visa évidemment mon mari il a les mêmes, puisque nous voyageons ensemble !   Nous allons juste dîner au Palmier Doré, il n’a pas pensé le prendre avec lui.  Il vous l’a dit, ses papiers sont dans le Porte document qu’il se sert pour aller travailler au MINISTÈRE de……..  

Qui sait, ça fait peut-être plus sérieux dire le Miiii Niiiissss Tèèèè Reee et je pèse « dessus.  On fait avec ce qu’on a quoi.

Ça a marché ?  J’sais pas, mais il revient à la charge avec le Taximan et ne s’occupe plus de nous.  On entend pas ce qu’ils se disent, mais ça discute fort, et enfin on voit les Gens d’armes prendre place dans leur véhicule, le Taximan ouvrir sa valise la referme, se dirige vers le véhicule et glisse un billet dans la main tendue de celui qui nous a verbalisé.  A. lui demande :   Vous lui avez donné combien ?  2000 francs.   


La course était à 1000 francs.  A. lui en a donné 2000 on sait bien qu’il s’est fait contrôler parce que nous étions dans son taxi.